La photo du mariage des parents est accrochée à un mur. Celles de la naissance des enfants, de leurs anniversaires, des vacances, sont soigneusement classées dans les albums. Les moments ordinaires, eux, ne sont pas figés sur papier. Ils défilent et imprègnent la mémoire d?une manière inconsciente. Ils sont odeurs, sons, gestes... Chaque membre d?une même famille en aura son propre souvenir, qu?il aura soin d?arranger pour recréer sa propre histoire. En photographiant les détails de la vie quotidienne, j?ai voulu donner une image à cet ordinaire, symptôme d?un temps, d?une société. J?ai observé avec distance le mouvement des corps dans l?espace cloisonné de la maison: tour à tour enchevêtrés puis à la recherche d?intimité et d?isolement. Une question n?a cessé de mepoursuivre: quelles empreintes ces moments vécus, parfois subis, au sein de la famille laissent-ils sur l?identité de chacun? Après avoir photographié différents âges, la cour de l'école (Récréation),l?adolescence en colonie (Un été, publié chez Filigranes), la jeunesse (La Libre circulation des désirs) et la vieillesse en maison de retraite (Les Corps invisibles), elle présente famille, un projet qui, cette fois-ci, l?amène à croiser les générations réunies sous un même toit avec, en toile de fond, cette question: comment se construire individuellement au sein de la famille?"
Nombre de pages
30
Date de parution
17/01/2012
Poids
297g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9782350462363
Titre
Famille
Auteur
Poussier Marion
Editeur
FILIGRANES
Largeur
220
Poids
297
Date de parution
20120117
Nombre de pages
30,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Corps de ballet, performance pour une femme de ménage, une mère, et une danseuse, sa fille. Quel héritage intime, social et politique cette mère précaire peut - elle transmettre à son enfant ? Le corps de Corinne dialogue avec celui d'Elodie : Elodie Guézou prête son corps au ballet quotidien effectué par Corinne. A travers cette pièce - qui commence par un portrait audio et vidéo de Corinne Dadat -, Mohamed El Khatib cherche à faire émerger le caractère poétique du corps ouvrier, du corps de Corinne au travail, délocalisé sur scène. Comme le corps d'Elodie s'est déformé par l'assimilation d'une technicité poussée à l'extrême : le travail à la chaîne pour l'une, les gammes pour l'autre. La recherche chorégraphique de la pièce repose dès lors sur la gestuelle mécanique quotidienne des travaux "ménagers".
Les amours de jeunesse sont les amours que l´on regarde de loin, rangés dans les souvenirs de l´adolescence. Première étape de la vie amoureuse, ils initient le rapport de chacun à l´autre, au couple, à la sexualité. ""Le silence entoure les relations amoureuses des jeunes vivant dans les cités HLM. Amarrés à leurs tours, ces jeunes-là ne connaîtraient que la violence et l´anomie, le lien social et toute mixité auraient disparu de leur vie. Les caméras qui les fixent préfèrent les événements catastrophe en survêtement et en voile à la mise en scène de leur vie quotidienne. La majorité des adultes qui les entourent dans l´espace public (animateurs, éducateurs, enseignants) sont formels : pas de relations amoureuses, pas de couples, de plus en plus de distance entre filles et garçons... Pourtant lorsqu´on fréquente régulièrement leurs lieux de vie, lorsque, n´ayant aucune attache dans ces lieux, on les fait parler d´eux, de leur intimité, de leurs amitiés, très vite des expressions telles "
Longuet Elise ; Le Goff Yann ; Poussier Marion ; H
Fidèle à l'esprit humaniste de ses débuts, la Revue des Deux Mondes s'intéresse à tous les domaines de l'activité humaine. Littérature, politique, histoire, économie, beaux-arts, diplomatie: la Revue raconte le monde et l'homme du XXIe siècle.Pour la troisième année consécutive, la Revue des Deux Mondes est heureuse de s'associer au prix de Photographie de l'Académie des beaux-arts Marc Ladreit de Lacharrière en ouvrant ses pages aux photographies du lauréat 2010, Marion Poussier.Retrouvez l'actualité littéraire et plus de 180 ans de vie intellectuelle et culturelle numérisée sur le site web de la Revue des Deux Mondes avec l'édito hebdomadaire de Michel Crépu, la sélection des meilleurs livres du moment, les hors-série, les documents sonores, les informations sur le numéro en cours et sur les activités organisées par la Revue.
J'ai toujours eu un faible pour Robert Doisneau et ses photographies qui dégrisent la réalité, comme un lendemain de fête. J'y ai croisé des gens plus ou moins abordables, fréquemment aimables, tantôt embarrassés par leur corps, les soucis, les parapluies, tantôt en harmonie avec cette société d'après-guerre où l'espoir renaissait. En photographiant ces gens ordinaires dans leur décor, souvent en bas de chez eux, Doisneau les a rendus hors du commun. Ce qui n'en fait pas un saint, heureusement, il rie se prenait pas la tête, ce qui l'a sauvé du pire, probablement. Reste le meilleur.