
Pourtant n°4. Passions
Les aiguilles des boussoles des 10 photographes, 9 nouvellistes, 5 poètes qui contribuent à ce numéro s'affolent au voisinage du pôle de passions aussi communes que l'amour, l'ASMR (Autonomous Sensory Meridian Response) , les voitures de collection ou l'embrochage de citations de poètes aux ailes d'albâtre. Voire pour l'éditeur David Meulemans (Aux forges de Vulcain) pour la passion de la passion dans un texte métonymique à lire impérativement en page 7. Au centre précis du pôle magnétique, ces aiguilles s'immobilisent, comme le vent dans l'oeil du cyclope. La passion étrécit heureusement la vue et tout est calme, simple et évident. L'amitié offerte est acceptée, fils et père roulent ensemble dans la DS Pallas paternelle restaurée, l'île noyée de brume devient le lieu d'alliance Chloé Baudry et Léna Maria ou du chasseur Yannick Cordemy, les épreuves photographiques révèlent la photographe azérie Fidan Nazim qizi. Ou bien tout se dérègle sous l'effet de ce magnétisme orageux, l'artiste détruit son oeuvre, l'amoureux rompt, la moto vole dans le décor. L'aiguille de la boussole est le doigt qui montre la Lune où se promènent les victimes des passions.
| Nombre de pages | 144 |
|---|---|
| Date de parution | 25/05/2022 |
| Poids | 344g |
| Largeur | 170mm |
| EAN | 9782957335787 |
|---|---|
| Titre | POURTANT N 4 - PASSIONS - ILLUSTRATIONS, COULEUR |
| Auteur | Pourtant Collectif ; Pourtant Association |
| Editeur | BERTIN |
| Largeur | 170 |
| Poids | 344 |
| Date de parution | 20220525 |
| Nombre de pages | 144,00 € |
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Collectif PourtantParfois je mens, et parfois pas" , constate le héros de Silverstone, nouvelle de Danielle Pétrès, c'est-à-dire vous ou moi. Dans ce "Je mens" , thème de ce numéro, le "je" importe autant que le mensonge. Comme dans l'incipit de L'imposteurice de Lionel Berthoux : "Je prétends être un homme sur Internet". A moins de mentir par bonté envers l'autre, comme chez Florent Arc : "il est important que vous compreniez une chose : les gens veulent qu'on leur mentent". Mais le numérique est là, les intelligences artificielles produisent des mensonges-vérités sur commande. Le photographe Francis Malapris s'en empare pour créer June, modèle caméléon. Numérique propagateur de fake dont le photographe Aurélien Delambre et l'auteur Stephane Barthez se moquent avec un humour roboratif dans une drolatique série photographique. Oui, la photographie censée représenter le réel est à l'aise avec le mensonge, dans ses séries floues, le photographe Frédéric Martin assemble des clichés disparates pour inventer des histoires. Ce livre s'ouvre sur une bonne nouvelle d'Adèle Debouverie pour les contempteurs du service public, une professeure s'essaie à un piteux mensonge pour arracher un arrêt-maladie à la Sécu. C'est très mal.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER20,00 € -

Pourtant n°7. Fenêtres
Collectif PourtantParmi les 36 vitres des nouvelles, poèmes et séries photos de ce Pourtant consacré au littéraire et photographique thème "Fenêtres" , ce sobre tercet de 12 mots claque comme une porte dans un courant d'air. Sous ses dehors triviaux et rectangulaires, la fenêtre découpe, échantillonne, prélève dans le ciel, la nuit, la rue, le paysage, telles les photographies de L. Arrouasse, I. Otto, D. Truong, F. Martin. Elles sont cinglantes, les fenêtres, écrit la poétesse et artiste multimédia Jas Maeline, soit elles oublient de me mettre en lumière, soit elles m'appellent, [... ] elles veulent, les fenêtres, que je les prenne dans mes bras, que je leur saute à travers pour la tentative de la tendresse. La tendresse, parlons-en : les personnages des nouvellistes B. Bourlier, F. Herbert-Pontais, des photographes M. Dew, F. Malapris, D. Cattinari, L. Laboudigue, des poètes V. Baudry, A. Lerasle, sont des êtres seuls, confrontés ou qui se confrontent à des sentiments qui les dépassent, dehors s'ils sont dedans, dedans s'ils sont dehors, sentiments à tenir distants, pour éviter de sauter par la fenêtre (P. Chevallier Curt) ou pour les chérir à travers la vitre du temps (P. E. Cayral). Par bonheur, comme chez Brel, la fenêtre prête aussi à rire, à applaudir, théâtre de boulevard pour qui oublie ses clés, pour assister à l'arrivée des extra-terrestres, écouter le rossignol, quand il ne faut pas la changer pour cause de diagnostic énergétique ou la troquer contre le pare-brise d'une voiture-appartement SDF. Alors, il y a la poésie, celle que nous offre pour la première fois, en exclusivité, après une douzaine de romans et des dizaines de nouvelles, le grand Marcus Malte. Sa fenêtre ?Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER20,00 € -

Pourtant n°8. Là
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