Revue d'histoire nordique N° 27, 2nd semestre 2018 : Nouvelles recherches d'histoire économique et s
Pourchasse Pierrick ; Müller Leos
PU MIDI
24,99 €
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EAN :9782810707430
Ce numéro propose de travaux récents et novateurs de jeunes chercheurs sur l'histoire économique et sociale de la Scandinavie. Il contient deux articles spécifiquement consacrés à des problèmes que l'on peut qualifier d'écologiques et qui, entrent dans un débat très actuel. "Le dossier de ce numéro a pour objectif est de donner aux lecteurs une image significative de la recherche scandinave actuelle en histoire économique et sociale. Pour ceci, un groupe d'une dizaine de jeunes chercheurs, ayant tous terminé leur doctorat après 2010, a été invité à présenter une contribution exposant leurs travaux. Les thèmes abordés sont le commerce suédois dans les Caraïbes au début du XIXe siècle, la domination des réformés sur la Compagnie asiatique danoise, le commerce de la Baltique entre 1750 et 1850 à partir des données du STRO, l'action d'un intermédiaire français dans le commerce franco-suédois fin XVIIIe-début XIXe, l'échec d'un investissement norvégien au Canada, un conflit social à Falun début XVIIe et une synthèse sur l'histoire du climat en Suède à l'époque moderne. S'y ajoutent deux articles de mélanges, l'un sur les polémiques liées au brûlage du goémon au XVIIIe siècle en Norvège, l'autre sur le général Louis-Marie Camps, parti en Suède avec Bernadotte. La suite d'une traduction de la Navigatio libera de Johann Gröning par D. Gaurier complète le tout."
Nombre de pages
374
Date de parution
02/09/2021
Poids
584g
Largeur
158mm
Plus d'informations
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EAN
9782810707430
Titre
Revue d'histoire nordique N° 27, 2nd semestre 2018 : Nouvelles recherches d'histoire économique et s
Auteur
Pourchasse Pierrick ; Müller Leos
Editeur
PU MIDI
Largeur
158
Poids
584
Date de parution
20210902
Nombre de pages
374,00 €
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Les échanges maritimes entre les pays du " Nord " et l'Europe occidentale ont joué un rôle de premier plan dans l'ensemble du commerce européen depuis l'an mil jusqu'à l'époque contemporaine. Très tôt, le Nord s'est spécialisé dans l'exportation de produits fournis par le travail de la terre et l'exploitation de la forêt à destination des principales puissances européennes. La France s'y approvisionne abondamment : ses chantiers navals ont besoin de bois, de chanvre et de goudron de la Baltique, sa viticulture de bois de tonnellerie de Poméranie, sa pêche de rogue de Norvège, son industrie toilière de graines de lin de Courlande, sa sidérurgie de barres de fer suédois... Lors des crises frumentaires, la ressource polonaise est indispensable pour satisfaire les besoins de sa population. La France constitue une exception en Europe de l'Ouest en exportant plus qu'elle ne reçoit du Nord. Le caractère positif de sa balance commerciale provient des exportations traditionnelles du royaume, sels et vins, et surtout des nouvelles marchandises coloniales. Elle possède ainsi un grand avantage pour organiser un trafic profitable alors que ses concurrents sont généralement obligés d'aller sur lest en Baltique. Or, alors que ces échanges sont en expansion, le pavillon français est absent des mers nordiques et la plupart des transactions passent par l'incontournable intermédiaire hollandais ou par les réseaux négociants étrangers. Les explications sur l'absence des Français dans le Nord sont restées ce qu'elles étaient au XVIIIe siècle. Ce travail essaie d'apporter quelques réponses nouvelles.
Dans l'historiographie traditionnelle des années 1680-1780, la communication est nécessairement européenne, transfrontalière, car la République des Lettres comme l'Europe des Lumières vont de soi. Quant au "Parfait négociant", il serait par essence cosmopolite. En réaction, l'étude des circulations interroge la matérialité des échanges et des "processus de communication". Elle prête une attention toute particulière aux infrastructures (routes, réseaux postaux, vecteurs d'information et de communication), à l'environnement des échanges (relations internationales), à l'espace et aux territoires (cartographie, maillages et réseaux), indissociables de l'étude des acteurs, des objets mobilisés et des institutions concernées. Aux circulations démographiques, commerciales, manufacturières, aux mobilités des négociants, des migrants, des diasporas, s'associent des circulations internationales artistiques, culturelles, diplomatiques, philosophiques, politiques, religieuses, savantes, techniques, qui mobilisent l'espace européen à des degrés et rayons variables. C'est dans cette perspective que le collectif de trente-sept spécialistes français et étrangers réuni par Pierre-Yves Beaurepaire et Pierrick Pourchasse a travaillé, avec le souci de faire le point sur les dernières recherches en cours et d'articuler des domaines d'investigation qui souvent s'ignorent.
Jarnoux Philippe ; Pourchasse Pierrick ; Aubert Ga
Charles Colbert de Croissy est commissaire du roy, député pour la tenue des Etats de Bretagne quand il rédige son Procès verbal de visite des costes et éveschés de Bretagne en 1665 ; Louis Béchameil de Nointel est intendant lorsqu'il écrit le Mémoire sur la province de Bretagne en 1698. Avec eux, ce sont aux générations d'hommes de pouvoir, d'agents de la monarchie qui décrivent une province périphérique mais pas marginale. On y découvre, à l'échelle de la Bretagne, la complexité des modes de gouvernement et de contrôle des territoires dans la France d'Ancien Régime, la subtilité des rapports de force politiques et sociaux, l'importance croissante des considérations économiques et maritimes pour un pouvoir royal encore lointain et pas toujours bien informé. Croissy et Béchameil nous montrent à la fois les intérêts et les préoccupations de la monarchie, les transformations du long règne du roi-Soleil et la persistance des spécificités bretonnes. A travers leurs écrits, si on ne voit guère le quotidien, les peines et les. espoirs du petit peuple breton, on distingue pourtant clairement ce qui fait la Bretagne de Louis XIV.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.