Poupard Laurent ; Coignoux Michel ; Le Foll Typhai
LIEUX DITS
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EAN :9782914528993
Extrait de l'introductionMorez est fille du 15e siècle et de l'industrie. Adolphe Rousset ne dit rien d'autre lorsqu'il évoque en 1856, dans son dictionnaire des communes du Jura, «l'industrieuse ville de Morez, ville sans passé, mais fière à juste titre de son présent». Et Audiganne d'insister une dizaine d'années plus tard: «A coup sûr, ce n'est pas ici un lieu de plaisance: peu ou point de blé, peu ou point de légumes, peu ou point de fleurs, peu ou point de fruits. On ne s'installe à demeure à Morez que pour travailler. En donnant à la vie un stimulant et un but, le travail industriel qui alimente ce district le rend en même temps habitable. Le génie du travail règne à Morez en maître absolu; il y a tout créé.»UN SITE PARTICULIER,PROPICE AUX ÉTABLISSEMENTS HYDRAULIQUESIl est vrai qu'en ce lieu, la topographie et le climat s'avèrent plutôt hostiles à l'habitat. Les qualificatifs pleuvent pour ce «vallon sauvage», «désert de sapins géants», dans une «position presque souterraine». Et Lequinio de s'exclamer en 1800: «Comment n'a-t-on pas craint d'aller habiter ce précipice? Comment les hommes n'ont-ils pas redouté qu'un éboulement des montagnes qui le couvrent ne vînt à les engloutir?»De fait, le site morézien ne laisse pas indifférent. Le voyageur qui, venant de la plaine jurassienne, s'est progressivement élevé en gravissant les marches que constituent les premier et deuxième plateaux calcaires, affronte ensuite la haute chaîne formée de plis parallèles, orientés nord-est - sud-ouest. Les anticlinaux, qui associent sommets arrondis - le plus haut, la Dôle, culmine à 1 677 mètres - et versants raides, peuvent être traversés par des vallées encaissées telle celle de la Bienne, laquelle suit 1"«accident» de Morez: un sillon faille nord-sud dont les versants ne sont pas du même âge géologique. Prenant sa source à moins d'une dizaine de kilomètres de la ville, cette rivière s'écoule du sud vers le nord puis, après sa jonction avec le torrent de l'Évalude, se heurte au massif du bois des Crottes, s'échappe vers l'ouest par un étroit canyon et butte contre le Mont noir, qui la renvoie en direction du sud-ouest. Avec un débit puissant quoique irrégulier, elle profite d'un dénivelé d'une quarantaine de mètres pour un parcours de 2,5 à 3 kilomètres dans la traversée de Morez: de bonnes conditions pour établir des barrages et canaux de dérivation (les «arrivons») conduisant l'eau sur des roues hydrauliques verticales.Le climat est semi-continental et la zone bien arrosée (de 1 500 à 2 000 millimètres de précipitations par an). L'hiver y est rude (jusqu'à - 30° C dans le Grandvaux voisin); les chutes de neige peuvent s'étaler sur une cinquantaine de jours et tenir au sol deux à trois fois plus longtemps. Située dans la vallée, la ville est moins concernée, bien que la gêne apportée aux transports soit réelle et ait nécessité des réponses adaptées, depuis l'étrave tirée par des chevaux (la «charrue») aux engins automobiles: l'altitude de la commune varie tout de même de 650 à 1 300 mètres et la route franchit les cols de la Savine (991 mètres) au nord, de la Givrine (1 228 mètres) et de la Faucille (1 323 mètres) au sud."
Résumé : Besançon capitale française de la montre. À l?origine de cette vocation : une démarche volontariste de la Première République en 1793. La ville se donne ensuite les moyens de ses ambitions en ouvrant le 1er février 1862 une école municipale d?horlogerie, partiellement nationalisée en 1891 puis totalement en 1921. Cette école, l?Horlo des Bisontins, inaugure en 1933 ses locaux actuels, dus à l?architecte Paul Guadet. Vastes bâtiments de style Art déco, ils témoignent d?une architecture rationnelle faisant appel au béton armé. L?enseignement horloger y est assuré jusqu?en 1988, date à laquelle l?horlogerie disparaît supplantée par la micromécanique puis les microtechniques. Devenue lycée polyvalent Jules Haag, l?école évolue. Aujourd?hui largement ouverte sur le monde de l?industrie, elle se veut aussi internationale et sportive. L?Inventaire recense, étudie et fait connaître le patrimoine historique et artistique de la France. Les Parcours du patrimoine, conçus comme des outils de tourisme culturel, sont des guides sur les chemins de la découverte.
Résumé : L´arrivée du chemin de fer dans le Jura : Au milieu du XIXe siècle, même si le Haut Jura n'est pas ce bout du monde reculé et isolé que l'on imagine trop facilement, les transports sont insuffisants pour permettre un véritable essor industriel. L'arrivée du chemin de fer est donc synonyme d'espoir. La ligne Andelot/La Cluse, de l´Ain au Jura, viaducs et tunnels de la ligne des hirondelles : Entre 1867 et 1912, les principales villes du Jura sont reliées au réseau national. Mais à quel prix ! Sur la ligne Andelot/La Cluse, l'importance des dénivelés nécessite un recours fréquent aux ouvrages d'art : viaducs et tunnels s'enchaînent, faisant de cette section la plus chère de France, avec un coût de près d'un million de francs or au kilomètre. Et ces ouvrages sont si impressionnants qu'ils ont valu à la voie ferrée le surnom de " ligne des hirondelles ". La construction de la ligne des hirondelles : Ce livre présente l'histoire de la ligne des hirondelles, en la replaçant aussi bien dans le contexte national que régional, évoquant les nombreuses études qui s'appliquèrent à trouver le meilleur passage, les hésitations du gouvernement, les étapes de la réalisation de cette ligne de chemin de fer puis sa vie, son entretien jusqu'à sa renaissance ces dernières années. Aujourd'hui une ligne très fréquentée : visite guidée : La deuxième partie du livre vous propose une visite en images de la ligne des hirondelles : ouvrages d'art (ponts, viaducs, tunnels, etc.), bâtiments (gares et maisons de garde-barrière), paysages traversés et sites touristiques du Jura liés à la voie (forges de Syam par exemple).
Poupard Laurent ; Dourlot Sonia ; Sancey Yves ; Mo
Résumé : Bordé par le Doubs, qui forme une frontière naturelle avec la Suisse voisine, et marqué par les reliefs du Jura, mêlant plateaux et vallées, le Pays horloger demeure profondément attaché à l'industrie qui lui a donné son nom. Implantée au XVIIIe siècle, celle-ci s'est largement développée dans la deuxième moitié du siècle suivant, fournissant aux sociétés suisses aussi bien que françaises l'ensemble des pièces composant la montre. Elle connaît une forte période d'expansion au XXe siècle, jusqu'aux années 1960-1970 où elle peine à s'adapter à l'arrivée du quartz et aux conséquences de la mondialisation. De la multitude d'entreprises apparues au fil du temps, peu nombreuses sont celles qui parviennent à se maintenir jusqu'à nos jours. En réalisant l'inventaire du patrimoine industriel du Pays horloger, la région Bourgogne-Franche-Comté a souhaité rappeler l'importance de la tradition horlogère dans le Haut-Doubs et ses caractéristiques, aussi bien techniques qu'architecturales ; tradition qui perdure aujourd'hui et qui contribue à façonner l'identité de ce territoire.
Des premières " curiosités " aux oeuvres d'artistes contemporains, de la géologie au cinéma d'animation, le musée d'Annecy propose un regard sur son histoire à travers celle des collections qui l'enrichissent depuis 1860. Par les objets qu'il choisit de collecter. de conserver. d'étudier et de montrer. le musée est le lieu où se reflète et s'expose la représentation de soi qu'un territoire imagine. construit et reconstruit continuellement. Malgré la diversité des collections. ce n'est pas un " inventaire à la Prévert " que déroulent ces pages. A travers le choix des objets collectés et présentés. par les articles du catalogue qui tentent de retracer son histoire. c'est une identité en mouvement qui s'expose et un questionnement sur la place que le musée d'Annecy tient dans la société contemporaine.
Monnet Thierry ; Pabois Marc ; Dessert Eric ; Reff
Résumé : Le Beaufortain, situé à vingt kilomètres au nord-est d'Albertville, constitue un "pays" par son unité géographique, son histoire, sa culture, son potentiel économique et sa dimension humaine. C'est une région de forêts et d'élevage qui a su préserver son environnement et la qualité d'une architecture, disséminée dans le paysage, parfaitement bien adaptée au relief et au climat. Oratoires et croix de chemin, églises et chapelles rurales, encore riches de leur mobilier, ponctuent l'espace comme autant de signes religieux d'un enracinement des hommes dans ce terroir. Le Beaufortain a toujours su évoluer. Depuis le Moyen Age, il a développé une économie agro-pastorale fondée sur une étroite relation entre culture et élevage. Dès 1772, avec quelques années d'avance sur la Révolution française, il s'est affranchi de ses droits féodaux. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, il réagit aux nouvelles données économiques, en créant la coopérative laitière du Beaufortain. Bénéficiant d'un climat favorable qui lui assure fraîcheur et humidité en été, neige abondante en hiver, le pays a utilisé ces deux atouts pour favoriser le tourisme estival et hivernal. II a su enfin tirer parti de son exceptionnel réseau hydraulique en construisant de grands barrages qui sont autant de remarquables ouvrages d'art.
Résumé : Tout au long du XXe siècle, les architectes ont repensé notre rapport à l'espace. De Eiffel, premier grand utilisateur du métal, à Forster, maître du verre, en passant par Le Corbusier, qui a changé notre regard sur l'habitat, ces artistes ont bouleversé nos modes de représentation, de vie, en s'adaptant à l'époque ou en la devançant. Richement illustré, cet ouvrage analyse la façon dont plus de cinquante architectes ont modifié notre relation à l'habitat. Pour chacun d'entre eux, retrouvez leur parcours, leurs principes, leurs particularités et leurs combats. Partez à la découverte d'une de leurs oeuvres les plus célèbres et des procédés qu'ils ont employés pour la réaliser. Quelles nouvelles technologies Zaha Hadid a-t-elle utilisées pour obtenir un design innovant libéré des codes existants ? Comment Ieoh Ming Pei a-t-il imaginé et conçu la pyramide du Louvre, véritable prouesse conceptuelle et technique ? Ou encore, comment Antoni Gaudí a-t-il introduit la géométrie courbe et les fractales pour créer son ceuvre majeure, la Sagrada Família Reflet d'une époque, d'une culture, d'une société, l'architecture n'a qu'une seule raison d'être : mêler habilement l'art et la science pour proposer toujours plus de solutions inventives afin que les hommes vivent en harmonie entre eux et avec leur environnement.
Résumé : Du temple de Louxor à la basilique Saint-Pierre, en passant par l'Empire State Building, la Cité Radieuse de Le Corbusier, "l'architecture numérique" de Frank Gehry, le Taj Mahal, la Cité interdite ou les constructions Art Nouveau d'Antón Gaudí, cet ouvrage complet présente l'évolution passionnante de l'architecture mondiale. Tous les mouvements clés de l'histoire de l'architecture. Les grandes révolutions techniques. 150 monuments analysés. Plus de 1600 illustrations commentées. Biographies des architectes. Tous les outils indispensables : repères chronologiques, détails, glossaire, index. Nouvelle édition entièrement mise à jour.
Fleuron de la collection, Architecture, méthode et vocabulaire de Jean-Marie Pérouse de Montclos fait autorité en la matière, depuis sa première édition en 1972. Unique au monde, il fait aujourd?hui l?objet d?une nouvelle édition avec un texte revu et enrichi par l?auteur. Une iconographie généreusement augmentée et ouverte à la couleur permet d?établir une relation étroite entre le texte et l?image, tandis que l?appareil de notes précise les références historiques et bibliographiques. Plus de 1 200 illustrations figurent les quelque 1 200 termes d?architecture définis dans les 3 grands chapitres de l?ouvrage: le premier étant dédié au vocabulaire général (de la représentation à la construction), le suivant décomposant les différentes parties d?un édifice (de ses fondations au décor en passant par les baies, les couvertures, les escaliers, etc.) et le dernier s?attachant aux spécificités des édifices suivant leur typologie (religieux, public, militaire, etc.).
Résumé : Construire répond toujours à une nécessité - s'abriter, se protéger. Le bâtisseur dépend, en tout temps et tout lieu, des lois de la nature. Porteur d'une représentation du monde qui lui est propre, il est aussi tributaire des données technologiques et scientifiques de son époque, des commanditaires et des finances allouées à son projet. Les composantes de l'architecture - façades, fenêtres, escaliers, chapiteaux... - sont présentées dans ces pages. Elles concernent des bâtiments civils ou militaires, résidentiels ou religieux, édifiés sur une période couvrant quelque 2000 ans. Leur analyse aidera le lecteur à mieux appréhender les significations symboliques de l'architecture. Les notices sont accompagnées d'exemples commentés, le plus souvent empruntés à l'Occident. En fin d'ouvrage, on trouvera des édifices tenus pour des archétypes de l'histoire de l'architecture depuis la Grèce antique jusqu'à des exemples du Proche-Orient ou du Japon.