Vichy a, entre autres crimes, institué une chasse aux communistes ? En fait, si le régime de Pétain l'a systématisée, celle-ci a été mise en place par la IIIe République finissante, dès 1938, par un gouvernement issu du parlement qui avait porté au pouvoir le Front populaire ! L'ouvrage démontre une continuité troublante dans la lutte de l'Etat contre les communistes entre deux régimes qu'en apparence tout oppose. L'interdiction du PCF le 26 septembre 1939 est la conséquence du pacte germano-soviétique signé le 23 août, mais elle entraîne une répression inédite avec la déchéance et l'internement des élus qui n'ont pas renié le Parti, la saisie des biens de ses organisations, la suspiscion des fonctionnaires réputés compagnons de route et même la surveillance des conscrits adhérents. Réussissant le tour de force de proposer un texte digne d'un roman vrai, vivant et précis, tout en s'appuyant sur une documentation phénoménale, Louis Poulhès brosse le tableau surprenant des appareils répressifs, des innovations juridiques, des parcours personnels impliqués dans la lutte de l'Etat, tant républicain que vichyste, contre les communistes.
Nombre de pages
821
Date de parution
15/06/2021
Poids
1 150g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782350307244
Titre
L'Etat contre les communistes. 1938-1944
Auteur
Poulhès Louis
Editeur
ATLANDE
Largeur
150
Poids
1150
Date de parution
20210615
Nombre de pages
821,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Le roman vrai du camp des fusillésLe camp de Choisel à Châteaubriant est un des camps d'internement dont le souvenir est resté le plus vivace dans la mémoire nationale. Il doit sa notoriété à l'exécution par les Allemands en octobre 1941 de vingt-sept otages extraits du camp, dont Guy Môquet, Jean-Pierre Timbaud, Charles Michels. La notoriété des internés politiques a occulté quelque peu les autres catégories, en particulier les nomades, pour qui un premier camp a été ouvert en novembre 1940 à Moisdon-la-Rivière, mais aussi les ?indésirables?, tous ceux qui ne sont ni nomades, ni politiques : repris de justice, étrangers, trafiquants de marché noir, juifs. Après le transfert à Choisel début mars 1941, les internés politiques, essentiellement communistes et syndicalistes qui entrent à partir d'avril-mai 1941 deviennent rapidement majoritaires, les nomades étant renvoyés à Moisdon-la-Rivière en septembre 1941. Les deux camps restent unis administrativement jusqu'à leur fermeture et le transfert des internés dans d'autres sites en mai 1942, 1600 personnes, hommes, femmes et enfants ayant été internés au total au cours de ces dix-huit mois, avant la réouverture du camp pour quelques mois à la Libération. Si nombre de travaux ont été consacrés aux otages, peu d'études ont traité des camps de Choisel et de Moisdon. C'est l'ambition de cet ouvrage de retracer leur histoire, en toute rigueur, en explorant archives et témoignages en dehors de tout esprit de polémique ou d'idéalisation.
Sous la police de Louis-Napoléon Bonaparte L'ouvrage conclue que la crainte de Poutine est celle d'un contre-exemple, la preuve vivante qu'une société de culture russe peut être libérale, lointain écho de la défiance de Pékin contre la démocratique Taïwan.
Qui soupçonne que "la piscine", le siège de la DGSE mis à l'écran par Le bureau des légendes, fut un camp d'internement pendant la Guerre, au même titre que Drancy mais en plein Paris ? Pourtant Patick Modiano l'évoque dans Dora Bruder. Les Tourelles fut le seul camp intra muros. Cet ouvrage se propose de retracer le cadre où ont vécu des milliers d'hommes et de femmes : "indésirables" étrangers ou Français, Juifs, communistes et politiques, repris de justice de droit commun ou internés pour motifs économiques, réfractaires au Service du Travail Obligatoire. Il se propose aussi de faire connaitre les noms, et parfois les biographies, de quelques-uns d'entre eux. Pour que derrière les hauts murs qui l'entourent encore aujourd'hui, ce lieu ne soit pas "une zone de vide et d'oubli" comme le craignait l'écrivain en 1996. Une véritable enquête historique nous mène à travers les viciscitudes de la guerre et les drames humains, des moments les plus cocasses aux plus poignants.
L’unique journal redige au sein meme d’un camp francais ; un temoignage lucide et plein d’humour Trois humbles cahiers d'ecolier, couverts d'une ecriture limpide, quasiment sans ratures. Ainsi se presente le journal de Pierre Rigaud, conserve aujourd'hui au Musee de la Resistance Nationale. Un tresor : les ecrits d'un otage fusille le 7 mars 1942 pres de Compiegne, un homme parmi les 800 executes comme tels par les Allemands en France. Si nombre des fusilles ont ecrit une derniere lettre face a la mort, aucun n'a redige un tel document. Jour apres jour, ces 262 pages manuscrites relatent 209 jours d'internement au camp de Choisel a Chateaubriant. Il s'agit pour Rigaud de garder trace, pour lui-meme et pour l'avenir. On y lira, temoignage o combien precieux, menus et grands evenements de la vie quotidienne, quelques rares informations venues de l'exterieur, des reactions a chaud, sans deformation par les souvenirs plus ou moins lointains comme c'est le cas des memoires rediges parfois des dizaines d'annees plus tard. Le plus souvent des faits. Les commentaires generaux sont rares, toujours orientes par l'utilite collective. Aucun apitoiement sur lui-meme. Beaucoup d'ironie et une perspicacite rare. Introduit et annote, le texte est complete par diverses lettres et temoignages ainsi que par une galerie de portraits de personnages cites.
Les cabinets de curiosités constituèrent, à partir du XVIe siècle, une réalité européenne. Pensés initialement comme des lieux où rassembler tout ce que la nature pouvait produire d'extraordinaire (qu'il s'agisse de productions humaines ou naturelles), ils juxtaposaient animaux rares naturalisés, fossiles divers, entassaient coquillages, pirogues indiennes, tableaux et médailles... Dès le XVIIe siècle ce type de collection commença cependant à reculer au profit de ce que seront, au siècle suivant, les cabinets d'histoire naturelle puis les premiers musées; un processus de différenciation était engagé, qui allait de pair avec la séparation des savoirs, le désir de classer et de mieux connaître - un autre regard sur le monde. Mais de quelque modèle de cabinet qu'on parle, toujours s'impose la dimension idéologique du phénomène, et plus d'une fois ses enjeux strictement politiques. Ce sont ces diverses approches que la présente publication entend préciser en mettant l'accent sur quelques réalités particulières, qui mèneront le lecteur de Poitiers à Coimbra en passant par Saint-Pétersbourg, l'Italie et l'Angleterre.
Volvey Anne ; Amilhat-Szary Anne-Laure ; Perrier-B
S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES, Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs. Tous les titres sont organisés autour des grandes thématiques qui animent le sujet et articulés en fiches. Chaque volume propose un texte charpenté et néanmoins pluriel, comprenant notamment une perspective réflexive et historique sur la construction scientifique des territoires et une analyse sur les objets, matériels ou idéels, qui les composent. Les ouvrages sont complétés par un glossaire des termes clefs et par une bibliographie thématique.
100 cartes historiques, politiques, économiques, sociologiques et futuristes accompagnées chacune d'un texte, le tout complété par une galerie de portraits des pays de la région.