Thème classique de l'iconographie des tempes du Cambodge ancien, la 'Gloire de Rama' ou Ramakerti se présente ici comme le principal texte de littérature hérité de la période post-angkorienne (XV-XVIIIe siècles). Derrière la structure valmikienne propre aux origines de l'épopée, le Ramayana classique indien, se lit pourtant comme une appropriation khmère de ce Miroir du prince, d'ailleurs présent sous de multiples variantes d'un bout à l'autre de l'Asie orientale. Datée d'entre al fin du XVIe et le début du XVIIe siècle, les scènes de ce livret de théâtre, autrefois jouées par les danseuses du ballet royal au sein du palais, se situent dans une Inde mi-géographique mi-mythique. Cependant, elles donnent un accès direct à la société de cour du royaume khmer posy-angkorien, à ses valeurs bouddhiques comme à ses pratiques de pouvoir, dessinées en filigrane de l'épopée par les poètes du XVIIe siècle. Historiquement, cette production coïncide avec le grand mouvement de refondation littéraire (codes bouddhiques, etc) consécutif à l'entreprise de reconstruction politique mise en oeuvre par les rois khmers, suite au sac dramatique de leur capitale, Longvek, par les Siamois en 1594. Fleuron de la littérature cambodgienne, le Ramakerti I atteste de l'importance de ce mouvement refondateur.L'auteur de cette édition du texte, Saveros Pou, linguiste et philologue du khmer, a enseigné le cambodgien moderne (ENLOV) et les états antérieurs de la langue - vieux khmer et khmer moyen (Université de Paris III), durant de nombreuses années. Engagée principalement dans la recherche scientifique, elle a publié une centaine d'articles et livres sur la langue, la littérature et la civilisation khmère. Elle s'est associée ici à un collègue historien, Grégory Mikaelian, spécialiste du Cambodge post-angkorien (Université de Paris IV-Sorbonne, IRCOM).
Nombre de pages
438
Date de parution
24/09/2007
Poids
780g
Largeur
155mm
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EAN
9782296039773
Titre
Ramakerti 1. "La Gloire de Rama"
Auteur
Pou Saveros ; Mikaelian Grégory ; Camet Sylvie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
780
Date de parution
20070924
Nombre de pages
438,00 €
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Le vieux Khmer, membre de la grande famille môn-khmère de l'Asie du Sud-Est, était la langue de l'ancien Cambodge dont le territoire englobait aussi le Sud Vietnamien, certaines parties de la Thaïlande, du Laos et de la Malaisie. Connu grâce à de nombreux textes gravés sur la pierre et retrouvés sur la sphère géographique sus-détaillée, il est exclusivement "épigraphique". Il a été étudié par de grands savants. C'est vers ce moment qu'on commence à s'interroger sur le besoin d'un dictionnaire du vieux khmer, dont le premier texte avait été édité à la fin du siècle dernier.
Née en 1929 à Phnom Penh, capitale cambodgienne, Saveros Pou a suivi une triple formation d'historienne, d'indianiste et de linguiste à la Sorbonne (Faculté des Lettres, puis l'EPHE). Ancien directeur de recherche au CNRS qu'elle intègre en 1971, elle a enseigné le khmer moderne, puis le vieux khmer et le khmer moyen ; elle a dirigé plusieurs thèses de doctorat ; elle a à son actif plus de 150 publications, qui s'appuient sur une longue expérience d'enseignement de la lecture des textes khmers, prodigué en plusieurs langues.
Will crée une langue lyrique, un déséquilibre dont la vibration continue oscille du français à l'anglais. Will chute perpétuellement en avant et arrache sur son passage des lambeaux d'autres livres : Anaïs Nin, Chevreul, Keats, Newton ... Sa volonté est de produire de multiples résonances par la juxtaposition choisie d'oeuvres, de langages et de couleurs.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...