Cet ouvrage paraît à l'occasion de la publication en accès libre du catalogue raisonné électronique de l'oeuvre d'Aloïse Corbaz, dite Aloïse (1886-1964), rédigé par Jacqueline Porret-Forel et Céline Muzelle, de la Fondation Aloïse. Il reproduit et commente une sélection de dessins et de peintures parmi les plus remarquables de cette artiste de génie, considérée par Jean Dubuffet comme un exemple resplendissant d'une création d'Art brut proprement féminine. Internée pour schizophrénie en 1918, Aloïse a trente-deux ans lorsqu'elle coupe les amarres avec son passé. Autrefois couturière, gouvernante d'enfants à la cour de Potsdam et antimilitariste, elle se retire du monde, emportant dans sa fuite intérieure les bribes d'une vaste culture biblique, livresque et musicale. Son délire s'organise peu à peu par l'écriture, la peinture et le dessin. Pendant plus de quarante ans, elle déploiera une création gigantesque, la projetant comme un manteau richement coloré sur des supports de plus en plus vastes, de la page du cahier à dessin jusqu'à des rouleaux de papier de plusieurs mètres. Ce livre permet d'appréhender son univers dense et complexe, érotique, somptueusement peuplé de fleurs, d'animaux, d'empereurs, de reines et de cantatrices.
Nombre de pages
135
Date de parution
07/06/2012
Poids
988g
Largeur
246mm
Plus d'informations
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EAN
9788874395903
Titre
Aloïse. Le ricochet solaire
Auteur
Porret-Forel Jacqueline ; Muzelle Céline
Editeur
CINQ CONTINENTS
Largeur
246
Poids
988
Date de parution
20120607
Nombre de pages
135,00 €
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De tous les peintres de l'Art brut, Aloïse Corbaz fut la préférée de Jean Dubuffet. En plus de son ?uvre peinte, elle a laissé des écrits - courts billets, lettres,poèmes en prose - dont seuls quelques fragments ont été publiés. Ils font ici l'objet d'une étude qui introduit le lecteur dans un monde inexploré. " Terre royale jetée dans l'espace ", " mappemonde de Sans-Souci ", " voleuse de mappemonde ", autant d'icônes dans lesquelles s'incarne Aloïse, privée deson corps par la schizophrénie. " Voleuse de mappemonde " n'implique pas l'idée de larcin ni de plagiat, mais l'appropriation d'un univers que l'artiste a créé sous l'influence du " ricochet solaire ", le facteur primordial de son inspiration. Le mot voleuse est induit par le nom de Voltaire. Celui-ci, deux siècles plus tôt, vécut comme Aloïse à la cour de Potsdam.
Résumé : Tirés à part n. m. ouvrage relié à part en un petit livret. Destiné habituellement à faire connaître un article récemment publié, la collection détourne l'usage et la fonction du tiré à part pour inviter à la (re)découverte d'un texte. En lieu et place du traditionnel mot d'accompagnement de l'auteur, Michel Porret partage ici, dans une courte présentation, son expérience de lecture de : "La responsabilité morale de l'historien" de Bronislaw Baczko.
Mettre en lumière l'importance exceptionnelle de l'oeuvre d'Hergé dans l'histoire artistique et culturelle du XXe siècle, et mesurer, à l'aune d'approches inédites, le caractère mythique et universel des Aventures de Tintin et leurs prolongements dans l'imaginaire contemporain : tel est l'objectif de cet ouvrage, issu du colloque international "Tintin au XXIe siècle", ayant réuni scientifiques et tintinophiles en mai 2017 à Louvain-la-Neuve en Belgique. Les vingt-sept contributions qui composent ce volume envisagent la traversée du siècle du voyageur-reporter sous l'angle des territoires, des temporalités, de l'art et des métamorphoses. Elles démontrent que l'oeuvre fondatrice d'Hergé a irrigué toutes les disciplines et épousé pléthore de formats, de médias. L'herméneutique qui accompagne Les Aventures de Tintin recoupe de nombreux champs. Tintin aujourd'hui en illustre l'évolution et interroge la pérennité d'une oeuvre au prisme de son imaginaire.
Etudie les rapports entretenus par le concept de sublimation avec ceux de refoulement, d'inhibition, de formation réactionnelle ou d'idéalisation, et dégage de l'oeuvre de Freud deux théories du processus de sublimation en référence aux deux théories classiques des pulsions.
Il est évidemment provocateur et quelque peu prétentieux d'intituler un ouvrage Un milliard d'Indiens. Personne ne peut vraiment envisager de restituer toute la diversité d'un pays d'une telle dimension. Il y manque beaucoup de choses : des provinces entières, différentes identités religieuses, ethniques ou sociales. Cependant, les raisons d'un tel choix ne sont pas anodines. La première est que si l'on veut comprendre ce pays, ce " milliard d'Indiens " est l'une des clés-fondamentales. Il détermine son aspect physique, son architecture, sa logistique, ses transports publics et, par conséquent, façonne l'impression que l'on en retire en l'observant. Au c?ur des convictions politiques et religieuses, il occupe le devant de la scène à cause de l'expansion rapide des centres urbains. La seconde raison est liée au style photographique de Paolo Pellizzari : sa vision panoramique, sa volonté de montrer un milliard de détails, un milliard de sentiments. Ce livre rassemble principalement des scènes de la vie quotidienne, aux quatre coins de l'Inde. On ne nous donne à voir ici ni le pire, ni le meilleur, mais plutôt quelque chose qui se situerait entre ces deux extrêmes. Il ne s'agit pas, non plus, d'un récit de voyage ou d'un journal intime. En revanche, l'ouvrage restitue une centaine de détails de l'Inde d'aujourd'hui saisis dans différentes régions, sur une période de quatre ans, à partir de 1999. Le format panoramique des photographies crée la sensation d'être projeté sur la scène d'un théâtre lyrique démesuré. Chacune des personnes, chacun des détails suscite chez le spectateur des sentiments tour à tour vagues et ardents, comparables à ceux que ressent le photographe devant ses sujets. Inévitablement, on pense à ces quelques mots de Michel Tournier : " La réalité dépasse infiniment les ressources de mon imagination et ne cesse de me combler d'étonnement et d'admiration ". L'Inde de Pellizzari n'est pas une représentation idyllique ou édulcorée du sub-continent indien. C'est plutôt l'Inde de tous les jours, celle de ses rues, de ses magasins, ou des places de l'un des plus grands pays du monde, et le second de par sa population.