L'existence vive. Douze études sur la philosophie de Paul Ricoeur
Porée Jérôme
PU STRASBOURG
22,00 €
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EAN :9782868205377
Penser l'existence : c'est à quoi tend la philosophie de Paul Ricoeur. Or l'existence, en sa pointe tragique, suppose la vie et sa puissance d'affirmation. D'où ce titre : "l'existence vive" - un titre problématique, il faut l'avouer, car ce rapport, entre la vie et l'existence, demande à être éclairci, surtout si l'on veut mesurer la part, en lui, de la médiation du langage et de la production du sens. Les douze études ici réunies exposent diversement ce problème. Elles ne s'attardent pas seulement sur les sources de la pensée de Ricoeur mais prolongent encore quelques-unes de ses interrogations les plus constantes : sur la naissance et la mort, sur le mal et son aveu, sur la constitution de la personne, sur l'engagement dans la cité, sur les ressources du symbole et du récit, sur la possibilité de la réflexion philosophique, enfin sur l'espérance entendue comme une forme universelle du temps humain. L'espérance seule garde, en effet, l'existence vive.
Nombre de pages
244
Date de parution
30/05/2017
Poids
479g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782868205377
Titre
L'existence vive. Douze études sur la philosophie de Paul Ricoeur
Auteur
Porée Jérôme
Editeur
PU STRASBOURG
Largeur
165
Poids
479
Date de parution
20170530
Nombre de pages
244,00 €
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Résumé : Qu'est-ce que le mal ? Question sans objet, déclare Nietzsche en tentant d'établir la pensée " par-delà bien et mal ". Et pourtant : de Platon à Hegel, d'Aristote à Augustin et à saint Thomas, de Proclus à Kierkegaard en passant par Bayle, Leibniz, Kant ou Schelling - sans oublier, plus près de nous, Nabert, Jonas, Ricoeur ou Arendt -, rares sont les penseurs qui ne l'ont pas prise au sérieux. Ce livre montre comment elle a été élaborée par une tradition théologique et philosophique vieille de près de trois mille ans, puis reprise et transformée par l'expérience individuelle et par les grands cataclysmes de notre siècle. Il se compose de deux parties correspondant aux deux formes principales du mal humain : la faute et la souffrance. L'une cherche les causes et les raisons de la volonté mauvaise ; l'autre décrit l'impasse vitale où prennent source la révolte et le sentiment de l'injustifiable. Chacune part de l'examen d'une situation spéculative qui fait ensuite l'objet d'une critique fondée à la fois sur une lecture attentive des grands textes et sur la confrontation avec les faits. Cette critique entraîne la contestation du privilège traditionnel du mal moral et le recentrement de la réflexion sur le mal physique, c'est-à-dire sur la souffrance. Elle montre en outre que le mal est moins ce sur quoi l'on glose, que ce contre quoi l'on lutte. La philosophie en quête d'une réponse à la question que celui-ci nous pose devra donc s'ouvrir à ce qui n'est pas elle : la création, l'action, la parole, la foi.
Résumé : Pourrait-on endurer le pire, si l'on n'attendait le meilleur ? C'est l'interrogation qui relie ces quatre études et qui ont pour objet, respectivement, la douleur physique, la douleur morale, la douleur de vieillir et le rapport entre la douleur et l'art. Une telle attente ne sait pas ce qu'elle attend. Le plus souvent, elle s'ignore elle-même. Elle est non un sentiment particulier mais une forme universelle du temps humain. Cette forme, cependant, resterait vide, si l'on ne pouvait identifier plus précisément les contraires du pire. Ils ont ici pour noms parole, mémoire, musique et amour, envisagés comme des dimensions du soin dû à l'homme souffrant, et qui répondent diversement à son appel.
On ne peut qu'être frappé, quand on commence à réfléchir sur l'aveu, par ses multiples acceptions : de la confession privée à l'autocritique imposée par les Etats totalitaires, en passant par la fonction qu'il remplit dans la plupart des cours de justice. Ces multiples acceptions sont en rapport avec les multiples domaines où il joue un rôle et qui invitent à y voir un " fait social total " : la religion, la morale, le droit, la politique. La première ambition d'une phénoménologie de l'aveu est de réduire cette multiplicité à l'unité. La seconde est de répondre au soupçon dont l'aveu est devenu l'objet chez des penseurs qui, à l'instar de Foucault, voient seulement en lui une intériorisation pathologique de la violence sociale. Car ce soupçon, sans doute, est légitime, mais quelle est sa revendication la plus constante ? L'innocence. Or cette innocence présente parfois, aujourd'hui, des traits plus effrayants que toutes les maladies de la culpabilité, que tous les méfaits de l'auto-accusation, que tous les appels à la reddition du désir. Défense de l'aveu : tel aurait donc pu être aussi le titre du présent ouvrage.
La mélancolie a pu être définie comme une "maladie du temps". Ne faut-il pas cependant, pour admettre cette définition, savoir déjà ce qu'est le temps ? Et la psychiatrie ne doit-elle pas, pour cela, entrer en dialogue avec la philosophie ? La compréhension de la mélancolie sort enrichie de ce dialogue. Mais ce n'est pas moins le cas de la compréhension du temps. La philosophie a donc beaucoup à apprendre, elle aussi, de sa rencontre avec la psychiatrie. C'est ce que voudrait montrer ce livre, qui assume à cette fin ce qu'il faut bien appeler l'énigme de la mélancolie. Si, en effet, celle-ci est la forme achevée du désespoir, alors pourquoi tous les mélancoliques ne se tuent-ils pas ? Comment la plupart d'entre eux se maintiennent-ils malgré tout dans la situation qui est la leur ? Qu'espèrent-ils encore ?