Pop Ion ; Raileanu Petre ; Luca Ghérasim ; Naum Ge
PARIS MEDITERRA
18,25 €
Épuisé
EAN :9782842722197
Travaux théoriques et expérimentaux sur l'amour, considéré comme la principale force révolutionnaire, croyance en la toute-puissance de la poésie, préoccupation d'inventer de nouveaux désirs non-liés au passé infantile, négation de toute activité politique ou de collaboration avec les éléments non-surréalistes, tendance à s'organiser en centre secret, de type initiatique, refus de considérer la réalité de l'obstacle extérieur, la femme vue en tant que moyen de transmuer le monde, développement des états somnambuliques, par artifices poétiques, pour provoquer la rencontre, sur une même sphère du conscient et de l'inconscient, négation de l'inconscient œdipien, développement du délire d'interprétation en tant que voie ouverte au hasard favorable. Tendance à concilier l'amour unique avec l'amour multiple, éternité de tout amour. Études sur l'hystérie d'après des documents peu connus. Affirmation de la " vie dans la vie " comme lieu idéal de la rencontre, accent sur le noir, le nocturne, le mal. Satanisme poétisé. Études sur la médiumnité, expérimentales, aussi. Tendance à unifier les participants dans un groupe absolument homogène, collectif jusqu'à l'identification... " Lettre de Dolfi Trost à André Breton (Catalogue de la vente Calmels Cohen, 2003).
Nombre de pages
188
Date de parution
01/10/2004
Poids
240g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782842722197
Titre
Seine et Danube N° 3 : Le surréalisme roumain
Auteur
Pop Ion ; Raileanu Petre ; Luca Ghérasim ; Naum Ge
Editeur
PARIS MEDITERRA
Largeur
210
Poids
240
Date de parution
20041001
Nombre de pages
188,00 €
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Traduit pour la première fois en français par Pierre Beaume-Mitu, avec le texte original en regard. Ce poète reconnu en Roumanie a publié en 2010 ce recueil qui a reçu le prix de l'Union des Ecrivains et celui de l'Académie roumaine. L'alcoolisme considéré comme une expérience, à la fois triviale dans ses délires hyper-réalistes, et métaphysique dans son rapport à un univers de déréliction. En arrière-plan, le désespoir humain d'une société au-delà de tout épanouissement historique.
Le livre propose un modèle d'analyse capable d'articuler les hétérogénéités que le discours porte en lui, avec, entre autres, tous les " ingrédients " de l'énonciation : du descriptif, du subjectif, du méta- et du paradiscursif, du polyphonique, de l'interpersonnel, du présuppositionnel et du non-verbal, sans exclure d'autres " mondes " ou des " espaces mentaux "... Bref, en une seule " grille ", tout ce que les locuteurs gèrent à la fois dans leur communication. Ce modèle, qui se propose comme une réécriture presque musicale, intégrerait dans ses espaces non seulement le grammatical et le discursif - et ce, en " cédant " des places discursives à des " inanalysables " grammaticaux, mais s'offrirait à la fois comme principe cohésif à plusieurs problèmes que pose le discours tout seul. Séquences, actes, connecteurs, régulateurs, particules ou ponctuants s'y tous à des opérations discursives plus ou moins " montrées ", soit à une seule catégorie aux visages plus ou moins floues, plus ou moins " acte ", " connecteur " ou " particule "...
Le premier documentaire sonore des bébés ! Un premier documentaire avec 6 images, 6 puces sonores et des onglets pour que les tout-petits se familiarisent avec les animaux de la jungle. Sur chaque puce, l'enfant écoute le cri de l'animal suivi de son nom : le jaguar, le caïman noir, l'ara rouge, le gorille, le tigre mais aussi l'orang-outan. Une manière simple d'associer mot et image pour enrichir son vocabulaire ! Le livre propose également de petits jeux de " cherche-et-trouve ", pour s'amuser à repérer les détails et développer le sens de l'observation en découvrant la faune et la flore de la jungle. Une petite information documentaire complète ce premier baby doc ! Un premier documentaire sur la jungle.
Parce qu'il " déteste la banalité ", Moncef, un jeune Algérien, se laisse séduire par une religion rigoriste et exigeante. Des prières et des leçons à la mosquée, au camp d'adolescents et à l'université, Adel Gastel nous introduit à l'intérieur des milieux islamistes. Il démonte les rouages d'un endoctrinement manipulateur et expose les rivalités de ces marchands de foi qui en appellent à Dieu pour s'emparer du pouvoir. Adieu les marchands de foi est le roman d'initiation d'un représentant de la jeunesse algérienne des années 80 et 90. Moncef croit briser le carcan social en écoutant les cheikhs, il conservera assez de lucidité pour réagir et regagner sa liberté.
Cloué dans un fauteuil roulant, Ali évoque le destin de ses trois amis d'enfance, Hamid, Kader, Malik, trois hommes perdus dans l'Algérie des lendemains de l'Indépendance. Ils s'étaient promis de construire un monde plus beau, plus excitant que celui qu'avaient connu leurs pères. Mais ils se sont assoupis et ont laissé le champ libre aux apprentis sorciers. Au bout du compte, ils ont récolté une houle d'une rare violence qui a emporté leurs vies dans un tourbillon de folle destructrice.
Pour échapper au temps du massacre, Salim se réfugie dans un territoire inexpugnable, celui de la mémoire. En revisitant quelques personnages du passé, il s'aperçoit qu'il n'a lui-même jamais franchi les bornes de l'enfance. Délicieuse occasion alors pour voguer au gré de l'imagination et de la géographie : un rêve andalou qui ne se limite pas à la nostalgie, des aventures d'écolier où la "guerre des boutons" le cède très vite à la vraie guerre, le souvenir d'un beignet amer substitué à un vélo, le contre-pied de Ben-Nicolas, le seul petit roumi ami des Arabes... Jusqu'à cet ultime retour au pays où les massacres sont pudiquement évoqués, au passé. Évocation de l'exil, des racines, des gens du voyage. Loin de vouloir jouer les redresseurs de tort, Djilali Bencheikh comme son personnage Salim - son double -, souhaite simplement lancer un bouquet de fraîcheur à la face de ses contemporains. Juste pour dire que le bonheur est d'abord un acte de liberté.
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