Ce journal, vieux d'un quart de siècle, fut refusé par un grand éditeur chez lequel j'avais déjà publié plusieurs livres. Les raisons invoquées pour justifier ce refus ne furent pas littéraires, mais, si je puis dire, morales : mon journal était trop pessimiste, trop autocentré, ce sont les termes de l'éditeur, alors que la littérature, selon lui, était faite pour donner du bonheur aux gens. Je traversais alors, et le journal en témoigne, une de ces périodes difficiles où j'avais l'impression que l'écriture m'abandonnait et où ma santé me posant des problèmes, je me demandais si l'écriture enfuie reviendrait un jour. Découragé, j'enfermai donc ce journal dans un tiroir, sans chercher à le proposer à un autre éditeur. Récemment, je l'ai retrouvé, à l'occasion d'un rangement, et, après relecture, j'eus envie de le voir paraître. [...]" Voici ce qu'écrit René Pons en préambule à son Journal retrouvé. Certes, cette relation peut apporter, parfois, un regard désenchanté, voire désabusé, sur la vie mais combien réaliste et tellement profond, tellement juste. Une attention acérée et lucide sur le monde, la vision d'un sage. Et alors, quelle écriture, une amplitude, une force, la beauté, tout simplement...
Nombre de pages
220
Date de parution
26/11/2024
Poids
326g
Largeur
148mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782322538911
Titre
Journal retrouvé. .
Auteur
Pons René
Editeur
BOOKS ON DEMAND
Largeur
148
Poids
326
Date de parution
20241126
Nombre de pages
220,00 €
Disponibilité
Impression à la demande
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
En exergue du livre, la phrase suivante éclaire le projet de l'auteur : "Dans un des premiers films de Buster Keaton, on voyait Malec monter sur l'estrade et entrer dans l'écran, se mêlant aux personnages de la fiction qui devenaient pour lui palpables et vrais". L'écran c'est ici le champ de vision d'un écrivain-caméra qui va passer par toute une série de personnages et de situations donnant naissance à une oeuvre fictive à double détente. D'une part, Reboul le directeur, sa femme Marthe amoureuse de Verdier, l'étudiant, celui-ci trompant sa maîtresse avec Anna la domestique ; d'autre part, Brincourt second du directeur et Geneviève sa femme, Gravier le planton manchot, souffre-douleur de Léclave qui part se battre en Algérie et revient mutilé d'un bras, ce qui lui permet d'assouvir sa haine en prenant la place de son ennemi personnel. Où cesse le spectacle ? Où commence la réalité vivante ? Telle est la question double que se pose le lecteur jusqu'au dénouement de l'intrigue qu'il semble avoir menée lui-même.