
Se tenir debout. Un siècle de luttes contre les souffrances au travail
Se relever, après un burn-out professionnel, reprendre possession de sa santé physique et mentale, est un processus qui peut durer des années. Se relever et se tenir debout, c'est aussi, dans l'entreprise, oser prendre la parole et résister à la détérioration des conditions de travail. Aujourd'hui, 2,5 à 3 millions de salariées en France estiment avoir vécu un burn-out. Si ce dernier est considéré comme le mal du XXIe siècle, les souffrances psychiques liées au travail existent depuis très longtemps. Dès les années 1930, on parlait déjà de "fatigue nerveuse". Ce livre raconte l'histoire méconnue de celles et ceux, salariées, scientifiques, syndicalistes, qui se sont efforcées de se tenir debout, de lutter durant des décennies pour faire reconnaitre ces maux. Il propose un regard nouveau sur les défis actuels pour prévenir les souffrances au travail, malgré les apparences de progrès.
| EAN | 9782843033438 |
|---|---|
| Titre | Se tenir debout. Un siècle de luttes contre les souffrances au travail |
| Auteur | Ponge Rémy |
| Editeur | SNEDIT LA DISPU |
| Largeur | 140 |
| Poids | 353 |
| Date de parution | 20250207 |
| Nombre de pages | 260,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Chroniques du Travail N° 14/2024 : La perte de sens au travail. Quels impacts sur l’engagement des s
Ponge Rémy ; Giraud Baptiste ; Vanuls CarolineSur commande en 4-6 joursCOMMANDER15,00 € -

Chroniques du Travail N° 13/2023 : Bilan des réformes de la représentation du personnel et du «?dial
Moullet Stéphanie ; Ponge RémySur commande en 4-6 joursCOMMANDER15,00 € -

Méthodes
Ponge FrancisC'est de plain-pied que je voudrais qu'on entre dans ce que j'écris. Qu'on s'y trouve à l'aise. Qu'on y trouve tout simple. Et cependant que tout y soit neuf, inouï : uniment éclairé, un nouveau matin. " On voit que Francis Ponge parle de son art. Mais, inévitablement, ce grand poète ne parle pas seulement de son art, mais de tout l'art, et en particulier de tous les problèmes qui se présentent à tous les artistes contemporains.EpuiséVOIR PRODUIT12,00 € -

Comment une figue de paroles et pourquoi
Ponge Francis ; Gleize Jean-MarieQui n'a appris qu'il fallait bannir la répétition et lui préférer l'emploi des synonymes ? A l'encontre de cette tradition scolaire qu'il juge propre à l'ambiguïté et à l'obscurité, Francis Ponge définit un art poétique iconoclaste : la répétition, bien au contraire, permet d'affûter le cheminement du poème, qui traque son objet - ici, la figue - pour en exprimer tous les sucs poétiques. "Je ne sais ce qu'est la poésie, mais par contre assez bien ce que c'est qu'une figue", dit Ponge. Mâché, ruminé, le langage parcourt alors tous les avatars de la figue - "son concret contradictoire" -, suscitant des associations d'idées et des paradoxes toujours plus déroutants.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER11,90 €
Du même éditeur
-

Communisme et salaire chez Bernard Friot. Petit manuel critique et politique
Laumaillé Pierre ; Friot BernardDepuis 15 ans, les livres de Bernard Friot (vendus à des dizaines de milliers d'exemplaires) jouent un rôle moteur pour remettre le communisme à l'ordre du jour. Pourtant, nombreux sont les lecteurs à éprouver des difficultés pour entrer dans son système, tant les renversements qu'il suggère sont révolutionnaires : il manquait jusqu'alors un manuel pour introduire à sa pensée. Voyage illustré dans le communisme de Friot, ce livre éclaire, dans un propos pédagogique et documenté, ses principes théoriques, ses institutions et ses perspectives pour poursuivre les déjà-là communistes. Il passe en revue les principales objections qui lui sont faites et offre des pistes pour approfondir ces débats.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER20,00 € -

Manifeste pour une démocratie du travail
COLLECTIFAlors que le capitalisme devient toujours plus autoritaire et productiviste, pouvons-nous prendre collectivement le pouvoir sur notre travail ? Et comment ? Un collectif de chercheur.es syndicalistes et professionnel·les raconte des enquêtes, luttes et alternatives qui montrent que c'est possible et analyse les manières dont s'y prennent concrètement les travailleur-ses pour donner du sens à leurs activités, prendre soin des collectifs et conquérir de l'autonomie au travail. Leur Manifeste prend position dans les débats en cours sur le renouvellement du syndicalisme et avance des propositions politiques pour mettre le travail au service de la démocratie, de l'émancipation et de la défense du vivant.En stockCOMMANDER13,00 € -

Le travail du care. Edition 2020
Molinier Pascale ; Arango Gaviria Luz GabrielaLe care ou le souci des autres est une zone de conflits, de tiraillements et de dominations. Celle, notamment, du travail salarié des professionnels du soin et de l'assistance, constitué essentiellement d'un salariat féminin subalterne, surexploité et stigmatisé par son "manque de qualification", et parfois sa couleur de peau ; celle, aussi, du travail domestique toujours inégalement distribué. Or on ne pourra jamais évacuer complètement le "sale boulot", il est urgent de penser une transformation politique du travail et de la société en plaçant le care au centre de la réflexion sur le travail. Cet ouvrage défend une position singulière, sensible et forte, au sein des débats contemporains autour du care et propose de changer de regard sur le travail, sur le soin et sur la société. C'est cette position que, d'entrée de jeu, la préface de cette nouvelle édition renforce en répondant et en désarmant avec brio les polémiques sur le care, polémiques parfois induites par la précédente édition, publiée en 2013. Ce qui conduit l'auteure à mettre la focale sur ce qu'est vraiment la "perspective du care" et à montrer l'inédit de cette posture théorique.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER16,00 € -

Troubles en psychiatrie. Enquête dans une unité pour adolescents
Coutant IsabelleExtrait de l'introductionJuin 2007. Une unité psychiatrique pour adolescents située dans un secteur défavorisé de la banlieue parisienne. J'y viens régulièrement en tant que sociologue depuis neuf mois, en moyenne trois jours par semaine. Ce jour-là, les professionnels sont réunis en présence du cadre et du chef de service, afin de faire le bilan de l'année. Yasmina, psychiatre chargée des évaluations concernant les adolescents hospitalisés en pédiatrie, exprime sa fatigue et son désarroi: «Je rêve d'avoir une vraie bouffée délirante», soupire-t-elle. J'ai tout d'abord cru à une boutade, avant qu'elle ne précise le sens de son intervention, décrivant le déroulement de ses journées, en grande partie consacrées à résoudre des questions sociales. Nombre d'adolescents souffrent tout autant (voire davantage) de leurs conditions de vie que d'une pathologie avérée. «On a une position compliquée de refuge», commente l'un de ses collègues, avant qu'Alain, infirmier originaire du Congo, n'ajoute: «La psychiatrie regorge des difficultés des cités. Comme le social ne marche pas, ça entraîne des troubles du comportement.» A contrario, accueillir un patient délirant («avoir une bouffée délirante»), c'est être au coeur du métier de psychiatre, se rapprocher de son aspect spécifiquement médical: un symptôme précis, un diagnostic évident, un protocole simple, autour notamment de la prescription d'un médicament.Régulièrement, les professionnels, quel que soit leur grade, s'interrogent ainsi sur les limites de leur fonction. Ils questionnent la catégorisation des troubles qu'ils ont à traiter. Cela tient aux caractéristiques sociales de la population du secteur tout autant qu'à la mission assignée à l'unité lors de sa création autour de l'accueil des jeunes «difficiles», aux «pathologies limites», «rejetés de toutes les institutions». Dans ces cas-là, ce sont les «troubles du comportement» ou les «troubles des conduites» qui sont invoqués comme motifs d'hospitalisation. «Notre service a souvent à prendre en charge ce qui a pu être considéré comme une "pathologie nouvelle", à la limite entre la psychose et la névrose», écrivait le psychiatre responsable pour présenter la structure dans la revue du centre hospitalier en janvier 1999: «Il s'agit de troubles graves de la structuration de la personnalité, avec une désorganisation du comportement qui ne s'accompagne pas de désorganisation de la pensée. Ces troubles sont particulièrement fréquents parmi les jeunes de nos banlieues (alors que d'autres, plus classiques, comme l'anorexie mentale, y sont rares) et s'expriment souvent sur le mode de la violence, de la délinquance et de la toxicomanie.» Les jeunes qui fréquentent l'unité y ont été orientés soit après une hospitalisation en pédiatrie, soit à la demande d'un psychiatre extérieur, soit à la demande d'un service éducatif ou d'un magistrat. D'après un rapport d'activité, parmi les jeunes pris en charge de 1991 à 1994, 21 % disposaient d'un suivi éducatif sous mandat du juge des enfants.Souvent, il s'agit d'intervenir pour évaluer l'état psychique d'un adolescent, d'agir de manière préventive pour éviter que la situation ne se dégrade. Les psychiatres hésitent cependant à poser un diagnostic dans la plupart des cas, la structure psychique étant supposée labile à l'adolescence, susceptible d'évolution. Le flou qui entoure les troubles ainsi que leur caractère socialement situé amènent ici les psychiatres à prendre des distances vis-à-vis d'une demande sociale qui les réduirait à de simples agents de contrôle de l'ordre public. Un an après les émeutes qui ont touché des communes avoisinantes, ils se méfient des politiques publiques qui s'inquiètent de la souffrance adolescente à partir du moment où les jeunes deviennent violents. «On n'est pas là pour les empêcher de brûler des voitures», dit l'un; «on n'est pas là pour empêcher qu'ils se fassent agresser, c'est à la police de faire ça», dit une autre. Face aux éducateurs qui les sollicitent pour des jeunes qu'ils ne parviennent pas à gérer, les psychiatres peuvent répondre: «Qu'est-ce qui vous dit qu'on va faire ça mieux que vous?» Dans nombre de situations, en effet, tout se passe comme si la psychiatrie était amenée à jouer un rôle de soupape face aux autres institutions d'encadrement de la jeunesse en difficulté, qu'il s'agisse de la Protection judiciaire de la jeunesse, de l'Aide sociale à l'enfance, de l'Éducation nationale, des instituts médico-éducatifs.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER22,00 €
De la même catégorie
-

Sociologie du changement. Dans les entreprises et les organisations
Bernoux PhilippeLes acteurs, à l'intérieur d'une organisation, ne sont pas seulement soumis à ses contraintes : sans leur implication et s'ils ne s'approprient pas les outils proposés, les changements ne peuvent tout simplement pas avoir lieu. S'appuyant sur une évaluation critique des théories sociologiques du changement ainsi que sur trente ans d'observation interne au sein d'organisations, l'auteur établit une sociologie de l'action fondée sur l'interaction entre contraintes et autonomie. Il dresse ensuite l'état de nos savoirs sur le rôle et le poids des déterminants du changement (contraintes socio-économiques et techniques, institutions, acteurs...). Enfin, il décrit les transformations en cours et tire les conclusions pratiques quant à la conduite du changement.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER10,10 € -

Le salaire de la peine. Le business de la souffrance au travail
Perragin SylvaineEn France, la souffrance au travail se porte bien : 30 000 burn out, 3,2 millions de personnes en danger d'épuisement, 400 suicides par an... Un marché économique s'est donc créé autour des risques psychosociaux : formations, expertises, séminaires... Ce juteux business prolifère et gangrène le monde du travail. Malgré les sommes astronomiques investies par les entreprises, une prise de conscience nationale, une médiatisation de grande ampleur, la souffrance professionnelle s'est-elle atténuée pour autant ? En aucun cas. Il est vrai que, sous couvert de " bien-être au travail ", l'objectif reste le profit de l'entreprise. Un salarié " heureux " serait en effet plus rentable. Rien d'étonnant alors si cette mascarade ne fait pas rimer labeur avec bonheur !Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER18,00 € -

Un désir d'égalité. Vivre et travailler dans des communautés utopiques
Lallement MichelDepuis la fin des années 1960, des femmes et des hommes ont décidé de projeter leurs "rêves en avant" en faisant le choix de vivre en communauté. Pour faire pièce à la société capitaliste et donner vie à leurs idéaux, ils ont bâti des utopies concrètes. Afin de comprendre la logique et la portée de ces initiatives multiples, il faut se demander non seulement qui sont les "communards", mais aussi ce qu'ils font. Il convient, autrement dit, d'examiner la manière de mettre en oeuvre au quotidien les utopies dont ils se réclament. Telle est l'ambition de ce livre. Celui-ci interroge les permanences et les recompositions des mondes communautaires d'hier et d'aujourd'hui. Fruit de plusieurs années d'enquête, il s'intéresse en particulier aux "communautés intentionnelles" qui, aux Etats-Unis, ont adopté des principes de vie et de travail égalitaires. Il porte ainsi attention au cas de Twin Oaks (Virginie), l'une des plus anciennes et des plus importantes d'entre elles. Si les accommodements avec la société et les différends internes complexifient le bilan d'un demi-siècle d'expérimentations sociales originales, tout indique que, loin de la trace archaïque d'un monde révolu à laquelle certains ont voulu les réduire, les communautés utopiques sont devenues aujourd'hui des ferments propres à féconder notre avenir.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER26,00 € -

Manifeste pour une démocratie du travail
COLLECTIFAlors que le capitalisme devient toujours plus autoritaire et productiviste, pouvons-nous prendre collectivement le pouvoir sur notre travail ? Et comment ? Un collectif de chercheur.es syndicalistes et professionnel·les raconte des enquêtes, luttes et alternatives qui montrent que c'est possible et analyse les manières dont s'y prennent concrètement les travailleur-ses pour donner du sens à leurs activités, prendre soin des collectifs et conquérir de l'autonomie au travail. Leur Manifeste prend position dans les débats en cours sur le renouvellement du syndicalisme et avance des propositions politiques pour mettre le travail au service de la démocratie, de l'émancipation et de la défense du vivant.En stockCOMMANDER13,00 €
