Ce nouveau travail de Catherine Poncin est lié aux archives du Centre Médical Universitaire de Nimègue (Pays-Bas) l UMC St Radboud. Elle s est intéressée aux images banales et aux images relevant d une technologie de pointe par des fragments, détails, angles de vue particuliers. Comme le décrit Paul Ardenne, "Poncin, à partir d une image trouvée, redécoupe, recadre, requalifie celle-ci dans un sens qui est celui de la réduction à un aspect, à un détail, ou, attentive à en passer par l agrandissement d un point choisi de l image". Une fois les fragments sélectionnés, elle les recompose en bandes verticales successives, veillant soigneusement à ce que la combinaison des images donne une force expressive à l ensemble. La hauteur des photographies est la même pour toutes, mais leur longueur est déterminée par l enchaînement des fragments. Ainsi, telle perspective préalable sur le corps n est pas nécessairement annihilée par la suivante, mais garde toute sa valeur, se trouvant prolongée visuellement par sa voisine, voire se prolongeant, se maintenant au coeur même de l oeuvre.
Nombre de pages
40
Date de parution
22/01/2009
Poids
600g
Largeur
305mm
Plus d'informations
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EAN
9782350461564
Titre
Corpus
Auteur
Poncin Catherine ; Van Speybroeck Daan
Editeur
FILIGRANES
Largeur
305
Poids
600
Date de parution
20090122
Nombre de pages
40,00 €
Disponibilité
Epuisé
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De Constantine en Algérie, Catherine Poncin précipite dans l'univers abyssal des gorges du Rhumel, des silhouettes de femmes. A partir de photographies d'archives d'une collection particulière - suivant sa démarche "de l'image, par l'image" - elle irradie les corps, les "dévoile" et les traverse. In situ, elle explore le site géologique, photographie, arpente, suit le cours de l'oued, met en regard. D'autres corps apparaissent alors qui s'associent au minéral sans cependant s'y confondre. Les saisons se succèdent - les eaux se déversent d'écoulements subtils en torrents abondants. Elle propose aux Constantinois de transcrire anecdotes et mythes... les fragmente et les met en pages. Catherine Poncin nous donne à voir par la photographie ce qu'au travers des failles dissimulent les voiles. Vertiges est une "carte blanche", commande du Centre Culturel Français de Constantine.
J'ai toujours eu un faible pour Robert Doisneau et ses photographies qui dégrisent la réalité, comme un lendemain de fête. J'y ai croisé des gens plus ou moins abordables, fréquemment aimables, tantôt embarrassés par leur corps, les soucis, les parapluies, tantôt en harmonie avec cette société d'après-guerre où l'espoir renaissait. En photographiant ces gens ordinaires dans leur décor, souvent en bas de chez eux, Doisneau les a rendus hors du commun. Ce qui n'en fait pas un saint, heureusement, il rie se prenait pas la tête, ce qui l'a sauvé du pire, probablement. Reste le meilleur.