Pomarède Vincent ; Guégan Stéphane ; Prat Louis-An
GALLIMARD
15,00 €
Epuisé
EAN :9782070118434
Sublime portraitiste, peintre d'histoire à la recherche de ruptures, provocateur poète du corps de la femme, esprit sensuel et voyeur sachant aussi rendre le hiératisme, le mysticisme et la pureté du fait religieux, immense dessinateur et subtil coloriste, Ingres ne peut aujourd'hui que nous étonner et nous séduire par la puissance et l'indépendance de sa pensée et de son esthétisme. À partir des recherches factuelles et contextuelles les plus récentes, le présent ouvrage, catalogue de la première rétrospective consacrée à Ingres en France depuis 1967, a l'ambition de faire redécouvrir un artiste passionné et excessif, profondément original et quasi marginal, un homme de contrastes capable d'être à la fois un révolté et un défenseur de la tradition, un classique et un destructeur d'idées reçues. Par la nouvelle approche de l'oeuvre du peintre que propose cet ouvrage, nous espérons que le lecteur pourra mieux comprendre la démarche esthétique d'un homme qui, en régénérant la tradition et en renouvelant les modèles classiques, consacra sa vie à une patiente réflexion sur la représentation picturale du corps humain, d'un artiste pour lequel les débats entre la ligne et la couleur importaient peu, puisqu'il avait quant à lui privilégié une vision synthétisant le réalisme et l'idéalisation de la description sensuelle, charnelle, du corps humain.
Nombre de pages
406
Date de parution
23/02/2006
Poids
2 175g
Largeur
235mm
Plus d'informations
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EAN
9782070118434
Titre
Ingres. 1780-1867
Auteur
Pomarède Vincent ; Guégan Stéphane ; Prat Louis-An
Editeur
GALLIMARD
Largeur
235
Poids
2175
Date de parution
20060223
Nombre de pages
406,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Cette nouvelle exposition d'envergure internationale, en partenariat avec le musée du Louvre, nous emmène à Rome, qui s'offre à nous au travers des regards de peintres européens. L'exposition nous emmène sur les traces des adeptes du « Grand Tour », ancêtres des touristes actuels, qui voyageaient afin de parfaire leur éducation, mais aussi artistes, amateurs et collectionneurs d'art. Après le succès de l'exposition inaugurale En plein air, voici une deuxième exposition inédite et d'envergure internationale, réalisée à nouveau en partenariat avec le musée du Louvre. Elle emmène les visiteurs au c?ur de Rome pour leur permettre de découvrir la fascination des artistes européens pour cette ville mythique. 170 ?uvres nous invitent au voyage, venues du Louvre et de plus de 40 institutions étrangères, dont le Getty Museum de Los Angeles, le musée des Beaux-Arts de San Francisco, le musée Thorvaldsen de Copenhague,¿ Du XVIIe au XXe siècle, le « voyage à Rome » s'est imposé comme une source d'inspiration inépuisable, où domine la relation aux ?uvres d'art de l'Antiquité. L'ancienne capitale de l'Empire romain a exercé un puissant pouvoir de séduction, à travers ses monuments comme le Colisée, ses sites proches (Pompéi, Herculanum) et son art fantasmé d'une beauté idéale, hérité des Grecs. L'exposition aborde toute la singularité d'une ville de contrastes et de plaisirs, à la lumière du Sud: ses différents quartiers, ses palais, ses ateliers d'artistes, la vie fébrile de la population, et même la gastronomie, ont donné de nouvelles couleurs à l'art en Europe. Un catalogue ainsi qu'un numéro de la revue Liege.museum rendront compte, par le texte et l'image, de cette exposition d'envergure, propre à intéresser tous les publics.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.