Ce sont des passions grotesques qui influent sur l'existence de la famille de Thomas R. Vibe, bouquinistes depuis cinq générations. Après le décès inattendu de sa tante, il se retrouve dernier descendent de Robert Dalton Hutchinson, marchand de bois et amateur de plein air, disparu en 1826 entre l'Écosse et la Norvège. Celui-ci a laissé comme témoignage de sa plus grande passion un ouvrage pédagogique de d'importance historique, De l'utilisation de la pêche à la mouche en Norvège, devenu aujourd'hui un trésor de la bouquinerie Hutchinson & Succrs Tout en bavardant, le successeur plonge aux racines de son arbre généalogique et peut-être aussi dans le c ur de Solveig Fjellberg, une femme minuscule dont la passion est de faire et de porter des répliques de robes historiques.La prose de Geir Pollen oscille entre un art grotesque tortueux et une fine ironie et fait tourner la tête au lecteur. On voudrait porter chapeaux et étoffes précieuses, s'adonner aux belles choses de la vie, abandonner le gagne-pain au profit d'une vie de bouquiniste ruineuse mais de goût, s'il n'y avait pas la possibilité de faire tout cela en lisant: le bouquiniste raconte son histoire avec une telle extravagance sympathique, une telle élégance et délectation qu'on croirait appartenir au monde romanesque et être transporté en Norvège, dans une vie aussi parfaite que bizarre.
Nombre de pages
173
Date de parution
19/05/2011
Poids
185g
Largeur
119mm
Plus d'informations
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EAN
9782842423018
Titre
Hutchinson & Succrs.
Auteur
Pollen Geir ; Sinding Terje
Editeur
CIRCE
Largeur
119
Poids
185
Date de parution
20110519
Nombre de pages
173,00 €
Disponibilité
Epuisé
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0Croyez-vous aux fées? Les Bretons, eux, avaient la sagesse de ne pas en douter et éprouvaient à leur égard une admiration mêlée de crainte. N'ont-ils pas connu Viviane? Et vu cet homme grossier transformé en cochon? Elles nous réservent toutes les surprises: ravissantes créatures ou vieux laiderons, elles se métamorphosent à volonté, distribuent bienfaits ou malheurs et jouent avec notre destin. Les fées armoricaines sont décidément d'irrésistibles enchanteresses. Bretagne est terre de féerie, dit-on? Ces "Petites Histoires" en sont l'illustration.
Après le décès de son époux, Letty Fleming emmène ses trois enfants sur une île d Écosse. Là, chacun tente de combler le vide laissé par cet homme plein de secrets. De reconstruire sa vie et de glisser un peu de magie dans ce morne quotidien. Dissimulé aux yeux de tous, un ours veille sur eux... Un roman aux allures de conte, délicat et poétique, doté d une richesse littéraire rare. Sur fond de guerre froide, une réflexion pleine de finesse sur l enfance, le deuil et l amour familial.
Ecrivain, journaliste de mode, Bella Pollen a déjà publié quatre romans outre-Manche. L'Eté de l'ours (Belfond, 2012), son premier ouvrage publié en France, a remporté un vif succès critique lors de sa sortie en Angleterre. Elle vit entre Londres et les Etats-Unis, avec son mari et leurs quatre enfants.
Les statues meurent aussi, court métrage réalisé par Alain Resnais et Chris Marker en 1953, défendait la thèse d'une liquidation de l'art africain par le colonialisme. Que reste-t-il aujourd'hui des questions qu'il posait ? Quelles relations entretenons-nous, cinquante ans après les premières Indépendances, avec les " objets ", masques et statues, africains ? Leur présence nous adresse-t-elle encore une parole quelconque ? Contribue-t-elle à nourrir la promesse d'une " nouvelle communauté " qu'évoquait dans son dernier mouvement le film de Resnais et Marker ? Pour relever l'invitation que les statues nous adressent à nous engager dans d'autres modes de perception et de compréhension que ceux qui correspondent à nos objets et concepts habituels, sont appelés à la rescousse, tour à tour, le cinéma européen des années cinquante et soixante, la poétique de Francis Ponge, la philosophie de l'histoire de Walter Benjamin.
Rédigé et publié en 1936, "Le raconteur" est l'un des textes les plus caractéristiques de l'écriture de Walter Benjamin. Dans son style elliptique, il y mobilise des ressources théoriques, littéraires et spirituelles multiples pour tenter de conjurer la catastrophe qui s'annonce. A la dévastation et à la violence, il oppose les regards convergents de deux figures positives : dans la première, celle du raconteur, colporteur de récits mais aussi d'expériences et de sagesses, la seconde, celle du juste, reconnaît sa propre passion pour "l'aspect épique de la vérité". Parce que les histoires qu'il rapporte transmettent les éléments vitaux de ce qui fait communauté parmi les hommes, le raconteur devient dans ce texte celui dont l'évocation pourrait bien permettre de nouer enfin les fils que Walter Benjamin tentait de raccorder depuis le début des années 1920 : le fil politique de l'engagement révolutionnaire, le fil métaphysique d'une conception de l'histoire et du langage pour laquelle le champ de ruines des siècles n'exclut pas qu'on y discerne encore des éclats de vérité et des étincelles de justice.
Si Chen Yuhong est apparue relativement récemment sur la scène poétique taïwanaise ? peu avant l'an 2000 -, elle riy est pas passée inaperçue, créant un univers très personnel marquant les esprits par une profusion d'images frappantes et raffinées. Inspirée par de nombreux modèles, de Sapphô à Louise Glück, de Li Qingzhao à Marina Tsvétaiéva, elle pose un regard de peintre et de mélomane sur le monde qui l'entoure, avec lequel elle entretient un rapport immédiat et sensoriel. S'appuyant sur de riches connaissances en matière de flore, de faune, de climat, d'astronomie, elle célèbre inlassablement la mer, la nature et le cosmos dans une poésie délibérément apolitique, profondément lyrique, à l'atmosphère douce-amère. Voyageuse à l'esprit cosmopolite, Chen Yuhong nous entraîne aux confins de la Chine, fascinée par la spiritualité des bouddhistes tibétains ou par les sonorités apaisantes du pentacorde ouïghour, ou bien au Japon pleurer les victimes du tsunami de Fukushima en 2011, ou encore dans un pays insolite, sans ombre, évoquant un au-delà peuplé de fantômes ou d'immortels. Cet univers foisonnant où la nostalgie est "plus longue que la route que la saison des pluies que la pensée du serpent que le regard du chat plus longue que les cheveux emmêlés du figuier pleureur" abonde en métaphores. Chen Yuhong s'imagine bondir vers une autre galaxie au temps où le soleil rétrécira en un nain blanc, ou bien rêve parfois, tout simplement, de fuir hors des sensations, hors du temps, hors des mots, dans un état qui ressemble fort à l'Eveil bouddhique.
Cervantes du ghetto, Maître Mendele a légué à la postérité un Don Quichotte qui est parfois son propre Sancho et un Sancho trop doué d'humour et de poésie, trop empreint de pitié pour dissiper la vision d'une armée de chevaliers par une grossière mise au point concernant des moulins à vent.