En 1964, Léon Poliakov présente un recueil de documents intitulé Auschwitz. L'ouvrage est le premier du genre en France. L'auteur avait découvert et rassemblé des sources dans le cadre du Centre de documentation juive contemporaine ; elles avaient servi à la délégation française, dont il fut membre, au procès de Nuremberg. Car l'histoire du génocide en France a longtemps été écrite dans les marges de la communauté juive organisée, ignorée de l'Université, par des autodidactes qui apprirent sur le tas la rigueur de l'écriture de l'histoire. Poliakov était de ces très rares. Dans cette histoire totale, il conjugue, pionnier, les deux aspects qui étaient encore mal distingués : Auschwitz, haut lieu du génocide ; Auschwitz, camp de concentration où l'on vit, fût-ce d'une vie qui n'est pas une vie. Son attention à tout document nouveau et son extrême discernement le conduisent à intégrer un extrait du témoignage de Primo Levi, passé inaperçu, et à citer, comme illustration de la barbarie, le plaidoyer du médecin SS d'Auschwitz, Hans Münch, qui ne sera condamné par la justice française qu'en 2000. Lecteurs, nous privilégions désormais le neuf qui n'est bien souvent que la redécouverte de l'ancien. Or en histoire il est des "classiques" que l'on gagne à relire périodiquement. Celui-ci en fait partie.
Nombre de pages
224
Date de parution
17/10/1973
Poids
180g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070288991
Titre
Auschwitz
Auteur
Poliakov Léon
Editeur
GALLIMARD
Largeur
108
Poids
180
Date de parution
19731017
Nombre de pages
224,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La présente Histoire de l'antisémitisme en deux tomes n'est pas seulement une édition abrégée des quatre volumes parus entre 1956 et 1977. Allégée de certains passages et de notes érudites, elle est surtout l'édition revue, corrigée, complétée et mise à jour de la magistrale étude de Léon Poliakov, qui est désormais l'ouvrage de référence sur l'antisémitisme. Le premier volume couvre la période de l'Antiquité à l'époque moderne. Le deuxième volume couvre la période de l'Europe des Lumières à la folie du génocide.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.