Il faut toujours garder en tête une formule magique
Poitrasson Virginie
ATTENTE
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EAN :9782362420191
Quand l'écriture essaie à la fois d'être événement, retranscription, décryptage et réflexion. De son imaginaire indiscipliné, aux structures narratives polymorphes, Virginie Poitrasson emprunte des bribes d'enfance, des amorces de contes, des figures féminines traversantes, des clichés désamorcés, des strates de fables contemporaines, tissant de nouvelles formes de discours qui interrogent notre subjectivité. Ce sont ces couches de texte où la formule magique - formule toujours informulée - est ce qui fait lien entre chaque page. Cette formule se déploie entre les signes, dans l'interstice des phrases, naît et se forme dans l'entre-deux du texte. Elle est ce lien puissant tout à la fois de violence et de douceur qui nous anime et nous rattache les uns aux autres.
Nombre de pages
132
Date de parution
14/02/2012
Poids
187g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782362420191
Titre
Il faut toujours garder en tête une formule magique
Auteur
Poitrasson Virginie
Editeur
ATTENTE
Largeur
145
Poids
187
Date de parution
20120214
Nombre de pages
132,00 €
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Ce récit en fragments intériorisés explore la façon dont le corps se déploie dans l'espace, s'absente, se dissout ou se disperse dans les éléments qui l'entourent, et fait l'expérience de lui-même à travers la langue. Une aventure intime conduisant à la rencontre troublante de " l'autre de soi ". Le pas-comme-si des choses aborde ces territoires où les ambiguïtés de la perception touchent à l'indicible, voire au fantastique.
Virginie Poitrasson énonce (ou dénonce) dans son poème une certaine manipulation de l'image du corps de la femme ou est-ce tout simplement un procès verbal, un esclandre ? Loin du pathos ou de la leçon de morale, il s'agit là de tailler dans le vif du sujet : De quoi j'me mêle ! Et l'auteur de dire aussi hors texte en expliquant ce qu'elle propose : " Je ne revendique pas une écriture féminine mais je joue des clichés, du dispositif culturel et artificiel qui fabrique une idée de la femme et nous y enferme. Mon écriture procède par détournements pour mieux déjouer les pièges de la féminité. "
Résumé : Dans un monde qui produit de la terreur, de l'effroi, nous sommes parfois sidérés : le langage échappe, nous laisse sans mots. Et pourtant, ce qui nous fait, ce sont les mots, c'est l'effort de mettre en mots. Tantôt, tantôt, tantôt est un relevé inédit de nos terreurs, une topologie de nos effrois intérieurs. Dans ce livre subtil et profond, Virginie Poitrasson écrit sur la peur, depuis la peur, en multipliant les perspectives et les registres. Son écriture toute en sensations convoque de singulières formes de conjuration et relève une nouvelle fois le pari de la littérature : trouver les mots pour dire le monde et la force qu'il faut pour l'habiter.
Trois lectures possibles : l'épopée du cow-boy, le poème du poète ou l'épopépoème polyphonique des deux joués simultanément. S'amusant de clichés comme de références, ont été mis en regard de façon burlesque et ironique, le mythe du Far-West et un questionnement du travail d'écriture. Une interprétation à deux voix (Anne Kawala et Esther Salmona) est ici restituée sur CD.
Fatima J. : La belle-famille ça ne peut pas être comme ma maison, un endroit que je connais, où j'ai grandi, où j'ai des souvenirs. Il faut beaucoup de temps pour s'habituer. Quand on vieillit, avec le temps ça devient pareil, mais quand on est jeune c'est difficile.
Avec quels mots parle-t-on ? Avec les siens ou avec ceux des autres ? Avec les siens ou avec ceux des morts ? D'où viennent les phrases qui nous traversent ? Sur ce sujet, Caroline Dubois livre un monologue d'une naïveté feinte : une réussite précise, économe, subtile...(Eric Suchère).
Singeries pour Jacques Dupin est une forme critique qui rêve son objet à partir des éléments d'une poétique dissimulée. Jacques Dupin écrit des poèmes pour trahir la poésie. Les stéréotypes de la poésie sont indissociables de la pornologie qui les double par des simulacres. Entre le poème et la poésie, entre l'écriture et l'écrire, le rire est une méthode de lecture qui secoue l'esprit de pesanteur en multipliant les singeries pour accompagner " le singe crédule " dans ses écarts. Poète, en dépit de la poésie, Jacques Dupin est un " clown coupé de l'ego ".