Poisson Mathias ; Michard Alain ; Perrin Julie ; O
ETEROTOPIA
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EAN :9791093250267
Dans chaque ville, il existe un espace flou. Cet espace caché s'ouvre à celui qui souhaite modifier ses habitudes perceptives, c'est le lieu du sensible. Cet espace est partout et pourtant il est presque systématiquement mis de côté par la raison. Ce livre avance une hypothèse : voir flou permettrait d'ouvrir d'autres modes relationnels à l'environnement et de considérer l'espace urbain dons une plurisensorialité créative. Alain Michard et Mathias Poisson mènent depuis 2002 des expériences artistiques dans des villes aussi différentes qu'Istanbul, Naples, Tokyo, Marseille ou Paris. Ils reviennent sur leurs créations communes et atypiques, entre danse contemporaine, cartographie et écriture. Ils font état, dans cet ouvrage, de leurs méthodes d'auscultation et d'appropriation de la ville. Pour décrire et présenter leur démarche, ils s'appuient sur une de leurs oeuvres majeures : les Promenades blanches.
Nombre de pages
120
Date de parution
27/11/2018
Poids
204g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9791093250267
Titre
Du flou dans la ville
Auteur
Poisson Mathias ; Michard Alain ; Perrin Julie ; O
Editeur
ETEROTOPIA
Largeur
150
Poids
204
Date de parution
20181127
Nombre de pages
120,00 €
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Avec ce carnet qui est quelque part entre le livre d'artiste et le cahier de vacances, l'Agence touriste nous invite à nous perdre de façon créative sur les 365 km du GR 2013, sentier métropolitain de randonnée pédestre à travers les Bouches-du-Rhône, qui traverse 38 communes - dont Marseille, Martigues, Istres, Salon-de-Provence, Aix-en-Provence, Gardanne, Aubagne...
Partant du postulat que la performance, en tant qu'art d'action, est une forme décomplexée et individuelle du rituel qui, autrefois, avait cours de manière collective dans toutes les sociétés, l'auteur tente d'évaluer la portée de cette création qui est apparue dans les années 70 et qui, aujourd'hui, recouvre de nombreux aspects. Convoquant en même temps les paroles d'artistes et des écrits théoriques sur le domaine, son propos se décline en trois chapitres. Le premier met en lumière une possible définition de la performance, en regard du rituel (dans ses définitions anthropologiques, artistiques et esthétiques). Cet aspect conduit l'auteur à estimer que la performance est peut-être une nouvelle activité rituelle non fixée, fondamentalement plastique. Le second s'applique ensuite à l'analyse du contexte des années 70, avec, comme apogée, une étude sur les actions de Carolee Schneemann, en regard de l'érotisme et de l'objectivation, de l'essentialisme féministe et de l'écoféminisme. Le troisième, davantage contemporain, décline enfin les activités artistiques d'une des plus grandes artistes actuelles, Regina José Galindo, et ses possibles influences, afin d'évaluer les fondements d'une création engagée, et dont les thèmes principaux sont la violence, l'abjection, l'obscénité, et portant à l'acmé les questions du viol et du féminicide... La performance n'est donc pas, comme on a souvent tendance à le faire croire, un jeu artistique conforme et gratuit, mais plutôt une résistance aux traumatismes sociétaux et un "au-delà de l'esthétisable".
Biorégion urbaine : c'est l'ensemble des relations sociales, économiques et culturelles qui caractérisent les espaces à l'âge de la révolution urbaine. Villes, collines en terrasses, campagnes travaillées, forêts animées, ont chacune des métabolismes qui se sont transformés à travers les civilisations successives, mais qui toujours entretiennent des structures vivantes. Le territoire, compris comme un système vivant naît et grandit. Il peut tomber malade, il peut mourir quand la relation de synergie est interrompue - nous parlerons alors de "crise des civilisations" - mais il peut aussi renaître.
Corps et territoire partagent une condition singulière et commune; celle d'un devenir suspendu entre la persistance du passé et les sollicitations d'un présent-futur radicalement envahi par les nouvelles technologies. L'enchevêtrement de relations, d'affects, d'échanges sociaux et économiques qui concernent autant les corps que le territoire se déploie sur un plan articulé que l'on doit définir en tant qu'environnement. Il faut toutefois s'arrêter un instant sur le concept d'environnement en raison des nombreuses définitions qu'il a reçues pour confronter celles-ci avec l'interrogation que nous proposons ici. Traditionnellement, le concept d'environnement a été marqué par l'emploi qu'en ont fait d'abord la géographie et par la suite les diverses sciences sociales. L'environnement est cependant une dimension, un horizon, un plan bien plus ample qui, loin d'être homogène, prévoit une infinité d'espaces et de modalités qui forgent inlassablement l'existence. L'environnement concerne la vie, avec les corps qui le constituent, avec les transformations qui le traversent.