Ce livre réunit plus de cent textes traduisant la prise de conscience, chez les Grecs et les Romains, des multiples rapports que les hommes entretiennent avec les animaux.Comment les hommes se situent-ils par rapport à l'animal ? Les bêtes pensent-elles ? accèdent-elles au langage ? peuvent-elles relever d'un ordre juridique ? Toutes questions qui surgiront, entières, de textes étonnamment neufs.On verra aussi comment les hommes apprennent à maîtriser l'infinie diversité des formes vivantes et inventent l'exercice de la classification scientifique. À côté de cela, agronomes et poètes décrivent et transmettent les gestes et l'intelligence par lesquelles l'humanité est parvenue à conquérir les animaux, à les capturer, à les élever, à les domestiquer, à les exploiter? et à les manger. Comment alors ne pas demander, avec Plutarque, s'il est loisible de manger chair ? Si quelques philosophes défendent la cause des bêtes, c'est aussi aux historiens, en des pages souvent méconnues, mais parfois terribles, de rendre compte du massacre que furent les jeux du cirque.Jean-Louis Poirier, a enseigné la philosophie en khâgne pendant plus de vingt ans. Helléniste passionné et amoureux de culture antique, il est l'auteur de plusieurs recherches sur la zoologie et les animaux.Table des matières : Entretien avec Élisabeth de FontenayCartesI. Des animaux et des hommesÉtat de nature et sociétéDe l'homme à l'animal, les differences en questionL'animal en l'homme, une présence inquiétanteII. ZoologieVégétal et animalLa diversité biologiqueClasser les animaux, questions de méthodeIII. Les animaux au service de l'hommeLes animaux sont-ils nos esclaves ...La chasseLa pêcheL'animal exploitéLe travail à la fermeL'animal familierIls ne mouraient pas tous...L'art vétérinaireMédecines animalesIV. L'animal dans la CitéL'animal tutélaire et protecteurVictimes sacrificiellesAugures et haruspicesExhibitions d'animauxL'animal à la guerreV. La cause des bêtesLa question du droit des bêtesEst-il loisible de manger chair ...Dans la marmiteArènes sanglantesL'animal, être sensibleProximité et bienveillanceVI. La mythologie et l'imaginaireAnimaux mythologiquesRêves de bêtes et interprétationsQue nous apprennent les fables ...Poésie et métamorphoseVII. L'animal affranchi du besoinLes auteurs du « Signet »Pour aller plus loinIndex des animauxIndex des auteurs et des ?uvresNotes Biographiques : Jean-Louis Poirier a enseigné plus de vingt ans en khâgne, au lycée Henri IV. Spécialiste de philosophie antique (il a collaboré à l'édition et à la traduction des Présocratiques et des Épicuriens pour la Bibliothèque de la Pléiade), il est auteur de divers articles et contributions en histoire de la philosophie et en sciences humaines. Fervent italophile, il a consacré un ouvrage à l'enseignement de la philosophie en Italie. Normalienne et agrégée de Lettres Classiques, Laure de Chantal travaille aux Belles Lettres et dirige la collection Signets. On lui doit dans cette même collection, A la Table des Anciens ; Panthéon en Poche ; Séduire comme un dieu (avec Karine Descoings) et Celebriti (avec Romain Brethes).
Nombre de pages
417
Date de parution
09/02/2016
Poids
360g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782251030258
Titre
Cave canem. Hommes et bêtes dans l'Antiquité
Auteur
Poirier Jean-Louis ; Fontenay Elisabeth de
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
110
Poids
360
Date de parution
20160209
Nombre de pages
417,00 €
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Paradis de l'esprit humain", selon le mot de Hegel, la pensée antique ne cesse de nous apprendre à philosopher. Ce livre devrait donner une idée de ce qu'aucun livre, aucune bibliothèque ne peuvent enfermer ! Et d'abord la beauté même, et la grandeur d'un classicisme libre : ce miracle qui affleure dans tant de pages de Platon ou de Cicéron, dans l'énergie de Lucrèce, dans la lucidité de Sénèque. Mais une bibliothèque idéale des philosophes antiques ne pouvait pas non plus laisser de côté cette autre façon quelque peu décalée dont la philosophie antique elle-même se met en question, en se réfléchissant ou en s'ouvrant au monde oriental : on lira, on découvrira, Plutarque, Porphyre, Origène, Philon, Hermès Trismégiste et tant d'autres joyaux de l'esprit humain d'une actualité constante et d'une profondeur qui ne cesse de donner à penser.
Une année à la découverte des philosophes et des grandes écoles philosophiques de l'Antiquité : atomisme, stoïcisme, épicurisme, néoplatonisme, gnose... Un agenda non seulement destiné à lister la liste des choses à faire, mais aussi - pourquoi pas ? - celle des choses à examiner ou à repenser. Au fil des pages, retrouver autant d'occasions de penser, de désirer, de se surprendre soi-même... guidés par Jean-Louis Poirier.
Trésor pour l'éternité, la mythologie des Grecs et des Romains nous appartient. Ces récits venus de la nuit des temps vivent dans nos songes, animent notre for intérieur. Les lectures ne cessent de s'ajouter aux lectures, les critiques aux explications, les déconstructions aux déconstructions. Nous ne cessons de recevoir et de nous approprier cette mythologie et toujours de nous demander quelle est sa signification profonde, elle qui nous touche, nous trouble et nous émeut intimement. Grecs et Romains se posaient la même question. Poètes, écrivains, artistes, historiens, philosophes, théologiens de l'Antiquité nous ont laissé des ouvrages - toujours puissants et lumineux - qui ne cessent de grossir une marée montante de savoirs, de réflexions, d'idées, d'interprétations aussi géniales que singulières, aussi étonnantes que convaincantes, fulgurantes et pourtant tant de fois méconnues. Ce livre leur donne la parole et fait partager le bonheur d'une découverte au fond infinie. Sans rien concéder au vertige de la distance ethnologique, il montre que les récits mythiques de l'Antiquité s'accommodent d'une proximité aujourd'hui oubliée, peut-être perdue, mais possible, et merveilleuse.
A côté des plus grands philosophes, bien connus, mais dont on lira des pages inattendues, sauvées de l'oubli ou du contre-sens, ce sont d'innombrables pépites, enfouies, écartées, condamnées, la foule des obscurs ou des oubliés, qui surgissent dans ces pages. Reviennent ainsi à la lumière des oeuvres étonnantes, mais laissées de côté par la police de la pensée ou les aléas de la transmission : si l'on sait que Montaigne a dénoncé les crimes commis au Nouveau Monde, se souvient-on des analyses glaçantes de Gabriel Naudé au sujet de la Saint-Barthélemy ? Connaît-on exactement ce que la Révolution française doit à tant de philosophes ? Se souvient-on d'Adrien Duport, a-t-on lu de près l'Abbé Grégoire ? Sait-on bien que les philosophes français - et parmi eux, combien de femmes, géniales ? - sont pour quelque chose dans l'abolition de l'esclavage, de la peine de mort, les droits des femmes, l'émancipation des juifs ? Et la liste n'est pas close. Ce sont ces possibles lacunes de notre mémoire que ces extraits voudraient réparer.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine