Un livre fondateur de l'écoféminisme et des humanités écologiques En février 1985, Val Plumwood survécut à une attaque de crocodile dans le parc national de Kakadu, en Australie. Après avoir longuement réfléchi à cette expérience, elle écrivit un texte. Loin d'être un simple récit d'aventure, celui-ci s'interroge sur le sens de nos vies et aborde des problèmes philosophiques cruciaux pour notre époque. Inspiré par les récits mythologiques des Aborigènes australiens et des Egyptiens de l'Antiquité, Val percevait le crocodile comme un trickster, une créature permettant de juger le comportement des êtres humains dévoyés. Suivant une métaphore biblique, on pourrait dire que le crocodile juge sévèrement la prétention des êtres humains à dominer un monde malléable.
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Nombre de pages
202
Date de parution
10/09/2021
Poids
274g
Largeur
140mm
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EAN
9782381140049
Titre
Dans l'oeil du crocodile. L'humanité comme proie
Auteur
Plumwood Val ; Madelin Pierre
Editeur
WILDPROJECT
Largeur
140
Poids
274
Date de parution
20210910
Nombre de pages
202,00 €
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Plumwood Val ; Bury Laurent ; Linder Diane ; Bourg
Résumé : En février 1985, Val Plumwood échappe à une mort certaine. Alors qu'elle est saisie par un crocodile dans le parc National du Kakadu, en une fraction de seconde, l'ordre établi entre humain et nature est renversé. Comment pouvait-elle, en tant qu'être humain, ne revêtir que le statut d'un repas ? Cette rencontre confronta ce savoir " désincarné " à une strate plus profonde de sa conscience : une strate culturelle, dont la spécificité est de considérer l'humain au-dessus et hors du reste de la nature. Débusquer les mécanismes régissant ce piège, soit l'incompréhension de notre situation écologique, occupera l'ensemble de la carrière de l'Australienne. Elle lègue un diagnostic précieux, d'une grande rigueur intellectuelle et à la hauteur d'une pathologie dont la complexité et l'enchevêtrement des causes ne sauraient se satisfaire de réponses trop réductrices. L'ouvrage restitue les éléments essentiels de ce travail de longue haleine tout autant que des propositions fécondes pour habiter la communauté écologique dans un dialogue renouvelé et réunissant une pluralité d'êtres animés.
Résumé : Aussi longtemps que les êtres humains se considéreront comme étrangers à la Terre, vivant miraculeusement hors-sol, dans une séparation tranchée avec l'ensemble de la nature, la crise écologique ne connaîtra pas d'issue. Mais cette révolution de pensée, aussi nécessaire soit-elle, n'est pas suffisante. Comme le montre Val Plumwood, ce serait une erreur de n'accorder d'attention qu'à cette rupture pour expliquer cette crise, connue s'il s'agissait d'un simple problème de perspective qu'il suffirait de rectifier pour en être aussitôt débarrassé. Il importe de faire un pas de plus en comprenant que la dualité de l'humain et de la nature fait corps avec tout un ensemble d'oppositions qui se confirment et se soutiennent les unes les autres, où le masculin s'oppose au féminin, la raison à la passion, le corps à l'esprit, etc. En mettant au jour le réseau d'interconnexions qui relie toutes ces paires conceptuelles, Val Plumwood, dans cet ouvrage pionnier de la pensée écoféministe, questionne la tradition rationaliste, fondamentalement dualiste, en travaillant à déconstruire les multiples formes que peuvent revêtir les logiques de domination qui imprègnent la pensée occidentale.
Résumé : Comme la Critique de la raison pure à une autre époque, ce livre entend ouvrir une nouvelle ère pour la rationalité. En analysant l'édifice mortifère de la rationalité moderne et de la science à l'occidentale, Val Plumwood définit ce que serait une raison écologique ? et la montre à l'oeuvre, dans un texte puissant et acéré. La philosophe met au jour les distorsions de la raison et de la culture qui ont donné lieu à de dangereuses formes de déni écologique. Elles ont eu un effet délétère dans des domaines aussi divers que l'économie, la politique, la science, l'éthique et la spiritualité, intensifié par la mondialisation. Une grande partie du désastre écologique est ainsi à mettre au compte de cette " rationalité " malade, masculiniste, impériale et toxique. L'auteur révèle dans quelle mesure nous nous faisons également une fausse idée de notre identité et de notre situation géographique ? à commencer par un sentiment illusoire d'indépendance à l'égard de la nature. La crise écologique de la raison dessine une image radicalement nouvelle de la façon dont notre culture doit changer pour développer une société écologiquement rationnelle.
Face à la raréfaction des ressources et de l'énergie, il est désormais vital pour les mondes de la construction de changer de regard, de culture, de pratiques. Pour cela, il faut retrouver et inventer d'autres mots, d'autres gestes. Intégrant le réemploi au sein d'une approche plus vaste, ce manuel offre une introduction concrète à 20 grands principes d'économie de matière : déplacer, faire avec, recomposer, réparer, détourner, maintenir, sublimer... A travers une série d'études de cas, il offre un inventaire de "recettes", de solutions pratiques, qui permet d'infléchir la fabrique de nos projets. Chaque article est accompagné d'un dessin qui en illustre le principe. Les exemples sélectionnés, qui expriment des situations types, ont été réalisés dans des contextes économiques réels. Ces solutions sont à portée de main, et peuvent être mises en oeuvre. 20 gestes pour que le réemploi (re)devienne la règle.
Petit livre documentaire très précis et détaillé sur le Pachamama ; terme Andin employé pour parler de la ‘’terre-mère’’. L’auteur décrit et analyse rigoureusement l’origine et le sens de ce concept tout en définissant minutieusement toutes les implications politiques, écologiques et divines qui en découlent.