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Les écluses d'épiphane
Platonov Andreï
GALLIMARD
22,00 €
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EAN :9782070713097
D'Andréi Platonov a déjà été publié un recueil de nouvelles qui couvrait presque toute sa période créatrice (1921-1950) : La ville de Villegrad. Dans la trame des jours, en pleine pâte des êtres, à l'extrême de la simplicité et souvent aussi du dénuement, Platonov nous révélait "le plus précieux de l'homme", une fable de l'humain et des objets, où la vie et la poussière s'entremêlent pour déboucher sur la confiance, la bonté et la clarté d'un lyrisme dont la littérature n'offre pas d'autre exemple. Voici un second recueil. On y retrouvera les mêmes sujets d'émerveillement. Des histoires presque toutes candides : un moineau se laisse emporter par la tempête (L'amour du pays), un soldat revient de guerre (Le retour), une jeune femme amoureuse fait rappeler son mari de mission sous un faux prétexte (Fro). Une exception : la mésaventure d'un ingénieur anglais décollé par Pierre l ?? en personne pour avoir échoué dans ses travaux (Les écluses d'Epiphane). Douleurs et joies à bas bruit, brins d'herbe, miettes de vie, miettes de mort, mort-objet, objet-chair, corps obstinés à vivre. A travers les tribulations de ses héros, chaque nouvelle est une offrande à la nature et une affirmation de l'être, à la fois sobre et baroque". Lily Denis.
Nombre de pages
320
Date de parution
14/04/1988
Poids
345g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070713097
Titre
Les écluses d'épiphane
Auteur
Platonov Andreï
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
345
Date de parution
19880414
Nombre de pages
320,00 €
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Résumé : "Andréi Platonov est l'une des plus fortes personnalités russes des "années 20". Ses écrits sont nés d'une ironie robuste dont la satire résonne, aujourd'hui encore, de toute sa force. Ils s'approfondissent d'année en année pour atteindre, en 1933 (avec Un vent d'immondices que nous présentons ici), une vision proprement beckettienne avant la lettre, mais d'un Beckett dont les fins de partie conserveraient une parcelle de lumière, une humble ouverture sur l'avenir. Plus tard, dans Le Violon et dans Oulia c'est le bizarre qui prédominera. Par des moyens en apparence frustes parce qu'il saisit le bref instant de la naissance de la pensée et de sa transformation immédiate en acte, il transmet un sentiment cosmique de la vie interne, organique, du corps humain, qui est une extraordinaire levée de tabous, et débouche Au plus précieux de l'homme (c'est le titre de l'une des nouvelles), à ce qu'il a d'unique. Et puis, Platonov n'écrit pas avec de l'encre : sa poigne énergique et bienveillante pétrit une argile où se mêlent inextricablement les sillons des peines et les ravinelles du rire." Lily Denis.
Résumé : La Mer de Jouvence date de 1935. Jusqu'en 1976 ce fut un inédit total, même en russe. Andréi Platonov a en effet subi, après les attaques de la critique officielle, une offensive haineuse déchaînée sur l'initiative de Staline contre sa Chronique d'un pauvre hère (1931), ce qui lui interdit dès lors de publier. Mort en 1951 après vingt ans de silence forcé, il est aujourd'hui universellement reconnu comme l'un des plus grands romanciers de l'U.R.S.S. Dans ce roman fantastique, à la fois symbolique, poétique et grinçant, se télescopent clichés de propagande, termes techniques et métaphores enfantines. Il s'agit là d'une ?uvre écrite " pour soi ", à une époque où Platonov remettait en question aussi bien le destin du peuple russe que lui-même. Le récit est celui d'un voyage manqué au centre de la Terre pour découvrir la mer de jouvence, qui assurera la survie de l'humanité. Voyage, bien sûr, qui évoque une exploration des couches profondes de la conscience, et l'irrémédiable, le tragique désaccord entre projet et réalité. A ce titre, La Mer de Jouvence n'est pas seulement un livre prophétique pour le pays et pour le temps d'Andréi Platonov : c'est un livre universel.
Résumé : Dvanov et son compagnon, Kopionkine, monté sur un cheval nommé Force du Prolétariat, parcourent la Russie en quête de " la génération spontanée du socialisme ". Leur errance les conduit à Tchevengour. " Ici, c'est le communisme et vice versa ", leur annonce Tchepourny, responsable de la bourgade et apôtre d'une utopie nouvelle. Sans avoir jamais lu Marx, Tchepourny a conçu le plan d'une communauté idéale. Pour le réaliser, il a massacré les bourgeois et interdit le travail. A Tchevengour, seul le soleil travaille... L'utopie se révèle être un ironique échec, et " le soleil se lève sur l'indigence du pays ".
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.