Revue de synthèse N° 126/2005 : De l'Edit de Nantes à la Révocation. Croyant, sujet et citoyen
Piqué Nicolas
ULM
28,40 €
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EAN :9782728803194
Le centenaire de la loi de séparation de l'Église et de l'État réveille d'anciens débats ou en suscite de nouveaux. L'actualité internationale, jour après jour, répète cruellement que l'exercice de la liberté de penser en matière politique et religieuse demeure un combat. II importe donc d'arracher la réflexion aux lieux communs éphémères, de lui procurer une perspective longue, en l'occurrence, de quatre siècles. L'histoire intellectuelle de la formation, en France et par voie de conséquence en Europe, de la conscience politique et religieuse y trace une ligne de fuite singulière. La série de manifestations scientifiques et de publications qui a marqué le quatrième centenaire de l'édit de Nantes nous en avait convaincus. Ce numéro provient de l'une d'entre elles et d'importants approfondissements. Dans cette perspective longue, les articles visent à saisir les enjeux philosophiques et conceptuels des écrits parus pour la défense de l'Édit. Mais, vue depuis les Pays-Bas, la France d'alors n'offre rien de nouveau. Catherine Secretan analyse cette " indifférence hollandaise ", nourrie d'une expérience et d'une réflexion politiques particulières. En France, de plus, on ne conçoit pas la concorde civile au temps de l'Édit comme lors de sa révocation. Dans l'intervalle, le primat du droit naturel sur l'ordre juridique s'est imposé, comme le montre François Laplanche. Ghislain Waterlot discerne une mutation de l'idée de tolérance pendant la même période. Hubert Bost restitue la transformation des défenses de l'Édit, en France, au long du XVIIe siècle, alors que Nicolas Piqué enquête sur les réponses et les réactions suscitées au temps de la Révocation.
Nombre de pages
264
Date de parution
11/05/2005
Poids
496g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782728803194
Titre
Revue de synthèse N° 126/2005 : De l'Edit de Nantes à la Révocation. Croyant, sujet et citoyen
Auteur
Piqué Nicolas
Editeur
ULM
Largeur
160
Poids
496
Date de parution
20050511
Nombre de pages
264,00 €
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L'histoire n'est-elle "qu'une histoire à dormir debout", pourreprendre le bon mot de Jules Renard, ou a-t-elle un sens,c'est-à-dire une direction et une signification? Ecrire l'histoire,c'est en tout cas interpréter le passé en reliant des faits entreeux, et mettre de l'ordre dans la profusion des événementspour mieux saisir le présent. Mais si le récit historique n'estpas l'enregistrement brut du passé, comment se distingue-t-ilde la fiction? Et si les hommes se sont peu à peu affranchis del'idée d'un principe présidant à l'histoire, le Destin, Dieu, laRaison, une philosophie de l'histoire, fût-elle inconsciente, nepréside-t-elle pas toujours au travail de l'historien? Science del'interprétation plus que science positive, au carrefour del'érudition et de la création, l'histoire "grand miroir où l'on sevoit tout entier", selon Rousseau, réfléchit avant tout notrerapport à la réalité. Cette anthologie rassemble les plus grandstextes sur l'histoire, de Hérodote à Foucault, en passant parThucydide, saint Augustin, Vico, Fontenelle, Montesquieu,Hegel, Kant, Michelet, Marx, Aron ou encore Braudel.
À partir d'une présentation des principaux courants de philosophie de l'histoire, l'auteur se propose de dégager les caractéristiques du régime de temporalité proprement historique. À l'inverse du régime traditionnel, qui analyse la temporalité historique à partir d'une origine normative ou de principes anhistoriques, la reconnaissance de l'historicité du monde humain conduit à privilégier comme objet de pensée la nouveauté, la rupture. Dès lors, analyser l'histoire ne consiste plus à l'indexer sur le stable, le pérenne, mais au contraire à chercher les termes d'une pensée de la catastrophe, seule à même de pouvoir saisir le surgissement incessamment renouvelé d'institutions de sens que constitue l'histoire.
Cet ouvrage se propose d'analyser l'émergence d'une nouvelle conception de l'histoire dans la seconde moitié du XVIIe siècle. C'est, paradoxalement, dans les controverses religieuses opposant catholiques et protestants que se produit cette nouveauté. En effet, l'argument historique joue un rôle fondamental dans ce corpus, chaque confession cherchant à assurer la pérennité de sa fidélité tout en accusant l'adversaire de variations, donc de trahison. Le développement des pratiques et des méthodes, mais aussi l'analyse nouvelle du signe (l'Eglise et l'Eucharistie constituent deux des principaux objets de controverse) concourent à la mise en place d'un rapport proprement moderne à l'origine. Le monde humain n'est plus alors une simple perpétuation de l'origine, et la nouveauté devient l'une des expressions possibles de l'humanité. L'apport du Grand Siècle à la philosophie de l'histoire devient ainsi fondamental.
Une représentation schématique de l'histoire de la philosophie attribue aux siècles une préoccupation caractéristique, au XVIIe siècle la raison, au XIXe l'histoire. La réalité des oeuvres est évidemment plus complexe. Ce livre cherche à nourrir l'analyse de cette complexité en identifiant, sur le long terme, la construction d'une pensée de l'histoire dès le Grand Siècle. L'historicité ne peut plus alors être pensée comme une découverte tardive de la modernité. Plus spécifiquement, il cherche à circonscrire une pensée singulière du temps historique fondée sur la discontinuité. A travers l'analyse de trois schèmes (l'époque, la catastrophe et la révolution), il fait apparaître une conception discrète, discontinue du temps historique, qui précède l'avènement des représentations ultérieures, systématiques et unifiantes de l'histoire. La découverte de l'historicité du monde semble donc avoir débuté par l'attention aux ruptures, par la nécessaire prise en compte des discontinuités que manifeste l'apparence chaotique des événements historiques.
A la fin de la République romaine, deux figures contrastées ont dominé la scène philosophique le Romain Cicéron et Philodème de Gadara, un Oriental hellénisé. Le rôle de Cicéron est bien connu, au moins comme historien de la philosophie ; celui de Philodème, le maître épicurien de la baie de Naples, commence seulement à l'être, depuis que sont réédités scientifiquement les textes transmis par les papyrus d'Herculanum. Il restait à étudier de près les liens unissant ces deux contemporains dont les ?uvres présentent des problématiques qui méritent d'être comparées, sur la politique, l'éthique, la théologie et surtout sur l'esthétique (rhétorique, poétique et musique) tel est l'objet de ce volume qui rassemble une bonne vingtaine de contributions de spécialistes français et étrangers. Leurs travaux font apparaître la fécondité philosophique des polémiques conduites par Cicéron et par Philodème et dessinent des perspectives nouvelles et prometteuses pour l'étude de la polémique philosophique en milieu romain.
Résumé : " Si je devais donner le nom de trois ouvrages américains qui promettent d'avoir une longue, même une très longue vie, je dirais sans hésiter La Lettre écarlate, Huckleberry Finn et Le Pays des sapins pointus. " Ce commentaire de Willa Cather dans sa préface de 1925 au livre de Jewett (1er éd. 1896) étonnera sans doute le lecteur français qui n'a pu encore parcourir dans sa langue les sentiers rocailleux du pays de Jewett. Il est temps aujourd'hui d'ajouter à la cartographie littéraire de la Nouvelle-Angleterre - entre le Boston de Henry James, le Walden de Thoreau et le Salem de Hawthorne - un autre coin de terre. Ce " pays " devient le lieu d'exploration d'une esthétique propre, lieu de négociation avec un imaginaire qui, retaillé à l'aune du quotidien, du féminin, donne au lecteur de ces petites pièces cousues à la manière d'un roman l'occasion de découvrir une autre vision de l'Amérique.