
ECRIVAIN LE SAVANT ET LE PHILOSOPHE
Depuis l'avènement d'un pouvoir spirituel laïque dans la France issue de la Révolution, la littérature a revendiqué sa place au premier rang des valeurs culturelles. Cette place, que le philosophe lui dispute depuis l'Antiquité, aurait-elle été menacée avec l'apparition d'une nouvelle discipline, la sociologie, à la fin du me siècle ? Ce volume rassemble des études qui ne portent pas, selon un usage canonique bien établi, sur les points dits cruciaux de l'interprétation la plus pointue à donner d'une même ?uvre ou d'un même auteur. Il réunit les travaux d'un colloque interdisciplinaire où étaient invités à communiquer sur tel aspect théorique ou sur tel écrivain de leur choix, des littéraires, des linguistes, des historiens, des sociologues et des philosophes partageant quelques présupposés : il n'y a pas plus d'essence de la littérature que de l'écrivain. Celui-ci, certes, " travaille sa parole " et lui accole une fonction esthétique; cependant, au cours de la longue histoire de la littérature, il a fait aussi la preuve que ce n'est pas un trait inessentiel de sa profession que de chercher à penser et à transformer les valeurs cognitives, les valeurs morales et les valeurs sociales. Représentation de la réalité, manière de constituer un monde, la littérature s'apparente à l'activité du savant et du philosophe, mais garde comme celles qui lui font concurrence une spécificité, un style qui lui est propre. Ces spécificités ne transforment pas nécessairement l'espace des disciplines en un champ de compétition féroce, mais constituent un univers culturel diversifié, où ceux qui partagent même forme de vie peuvent s'associer et discuter de l'objet et de l'enjeu de leurs recherches.
| Date de parution | 01/12/2003 |
|---|---|
| Poids | 450g |
| Largeur | 160mm |
| EAN | 9782859444983 |
|---|---|
| Titre | ECRIVAIN LE SAVANT ET LE PHILOSOPHE |
| ISBN | 285944498X |
| Auteur | PINTO |
| Editeur | PUB SORBONNE |
| Largeur | 160 |
| Poids | 450 |
| Date de parution | 20031201 |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

JULIUS ET ETHEL ROSENBERG
PINTORésumé : Dans les années 1950, le procès d'un jeune couple de juifs américains, communistes de surcroît, accusés d'avoir transmis aux Soviétiques le secret de la bombe atomique, a passionné l'opinion dans leur pays et dans le monde entier. Julius et Ethel Rosenberg proclameront leur innocence jusqu'à la chaise électrique. Le climat politique de l'époque ne leur permettait pas d'être entendu. Le procès devant l'opinion publique commence alors. Il se poursuit encore aujourd'hui. Les uns sont mus par le parti pris ou le remords d'avoir été staliniens ; les autres par un devoir d'humanité et la passion des droits de l'homme. Mais tous ceux qui ont vécu cette époque éprouvent gêne et affliction à l'évocation de la tragédie de ce couple et de ses deux fils. Un premier ouvrage du même auteur intitulé La tragédie de Julius et Ethel Rosenberg - Le déni de justice est paru en 1986. À partir des archives soviétiques et américaines couvrant la période 1986-1997, aujourd'hui accessibles, le juriste confirme qu'en tenant compte des faits actuellement avérés, le procès et les condamnations doivent être cassés pour déni de justice.ÉPUISÉVOIR PRODUIT30,00 € -

PENSER L ART ET LA CULTURE AVEC LES SCIENCES SOCIALES
PINTORésumé : " A Pierre Bourdieu, la philosophie reconnaissante ". Préfacé par Jacques Bouveresse, professeur au Collège de France, ce livre réunit les travaux d'un séminaire dirigé par Eveline Pinto, professeur de philosophie à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Ils visent à mesurer l'apport des sciences sociales à la philosophie de l'art, et à expliquer pourquoi il est devenu impossible de penser les biens de culture autrement qu'avec les catégories construites par le sociologue brutalement disparu. Christophe Charle, professeur d'histoire à l'Université Paris I, rend hommage à celui dont il fut l'élève en ajoutant à l'ouvrage son premier exposé au séminaire du maître à l'ENS Ulm, sur Zola, de la figure du savant à celle du prophète. Il y a comme un effet de réverbération entre des textes (études théoriques et analyses de cas) qui partagent les mêmes orientations épistémologiques. Littérature et sciences, même visée ? Par une pratique qui unit la critique littéraire et la réflexivité critique, Pierre Bourdieu montre leur convergence jusqu'à un certain point (Eveline Pinto). Vues d'Allemagne, les études littéraires en France ont paru longtemps décalées, jusqu'au moment où, grâce à leurs liens avec les sciences sociales, elles ont comblé leur retard (Joseph Jurt). A propos de " l'économie temporelle de la représentation théâtrale ", est analysée la relation entre spectateurs et acteurs en termes d'attentes réciproques (Emmanuel Bourdieu). De l'écrivain de l'Etat monarchique à l'intellectuel moderne, l'évolution de cette figure apparaît étroitement liée à l'histoire de l'autonomisation du champ littéraire (Gisèle Sapiro). Les cas étudiés sont tous empruntés à la modernité littéraire et artistique : la naissance d'Ibsen, écrivain européen (Pascale Casanova) ; Proust, sociologue du particulier, dans la confrontation de l'habitus bourgeois et aristocratique (Jacques Dubois) ; Mallarmé/Manet et le face-à-face de l'artiste et de son public à l'âge des foules (Pascal Durand) ; les usages politiques paradoxaux de la référence à Sade dans le champ littéraire de l'après 1945 (Anne Simonin) ; l'autonomie de l'artiste affirmée par Hans Haacke (Inès Champey).Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER18,00 € -

Mes cartes d'eveil - les fruits - cartes d'eveil pour les 0-36 mois
PINTOPRÉCOMMANDEPRÉCOMMANDER11,90 €
Du même éditeur
-

La musique a t elle un genre ?
Traversier Mélanie;Ramaut AlbanLa musique a-t-elle un genre ? " : dans les milieux autorisés, la question soulève encore souvent indifférence polie, sinon hilarité, voire mépris. Et pourtant ! Comme la littérature et la peinture, la musique n'échappe pas aux catégorisations genrées et encore moins aux inégalités de genre qui relèguent dans l'ombre les femmes artistes. Ce volume examine sur la longue durée ce phénomène d'invisibilisation des musiciennes à l oeuvre tant dans l'historiographie que dans l'imaginaire social, tant dans les discours que dans les pratiques de création et les programmations. Repérant les différentes voies de disqualification des talents féminins, les seize études réunies ici scrutent les indices de l'enfouissement des musiciennes dans les traités philosophiques et esthétiques, dans les manuels d'éducation, dans les témoignages du public, dans les récits de vie, comme dans les écrits savants et la critique musicale, y compris la plus récente. Surgissent ainsi autant de jalons pour débusquer et mieux déconstruire les stéréotypes de genre dans les écrits sur la musique et les pratiques musicales d'hier et d'aujourd'hui.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER27,00 € -

Trouble dans la matière
Benoit AudreyRésumé : La différence sexuelle de l'homme et de la femme est-elle un fait physiologique ou un effet des normes sociales ? En 1990, dans Trouble dans le genre, Judith Butler soutient que la catégorie de " sexe " ne décrit pas la différence naturelle de l'homme et de la femme mais la produit, par la répétition des normes du genre que nos discours et nos pratiques sociales véhiculent sans cesse. Pour déconstruire ces catégories naturalisantes d'homme et de femme, Butler inscrit sa critique du sexisme dans une critique globale de l'hétéro-sexisme, c'est-à dire de l'injonction sociale à l'hétérosexualité obligatoire. Trouble dans la matière part du contexte polémique de la réception de Butler en France, dans les cercles où l'on reproche aux études de genre de semer le trouble dans la lutte des classes. L'ouvrage entreprend de mettre en lumière la dimension matérialiste de la thèse butlerienne de la construction discursive du sexe, mais aussi d'interroger, en retour, la fécondité de son analyse du pouvoir des mots pour la critique sociale d'inspiration marxiste. L'exploration de la postérité inédite de Marx qui se dessine entre Althusser et Foucault, au prisme de l'épistémologie de Canguilhem, fait de la construction du " sexe " le point de départ d'une réflexion générale sur la production de la réalité sociale par les discours qui la ressaisissent. L'ouvrage envisage ainsi de penser la matérialité discursive de l'existence sociale, c'est-à-dire la manière dont le discours, esquissant les contours des sujets et des objets qu'il nomme, les constitue socialement comme tels. Il vise, à partir du problème de la construction discursive du sexe, à proposer des éléments pour une épistémologie matérialiste qui considère le pouvoir du discours de produire et de transformer la réalité sociale, et non simplement de la décrire ou de la refléter.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER24,00 € -

Les mobilités partagées
Huré MaximeRésumé : En mêlant réflexion théorique et perspectives opérationnelles, ce livre souhaite questionner les transformations urbaines occasionnées sur le temps long par l'émergence des mobilités partagées mises en oeuvre par de grandes firmes privées mondialisées. Dans quelle mesure la participation de ces nouveaux acteurs aux politiques de mobilité des villes transforme-t-elle le rôle des institutions publiques dans la gestion urbaine ? Ces systèmes de mobilité peuvent-ils répondre aux enjeux écologiques du XXIe siècle ? Quels sont les gagnants et les perdants de ces recompositions dans l'économie des transports, les institutions et les structures sociales urbaines ? Ces questions sont abordées à partir de l'analyse du développement récent des systèmes de vélos en libre-service et d'autopartage, en proposant une réflexion plus générale sur la place du capitalisme dans l'innovation en matière de mobilité et dans la fabrique de la ville. L'ouvrage permet de saisir les contours des nouvelles économies collaboratives en interrogeant la gouvernance "public-privé" des mobilités partagées. Cette seconde édition souhaite actualiser le développement de l'auteur à travers l'introduction d'une étude de cas de l'évolution historique des mobilités partagées à Paris, la prise en compte de l'arrivée des dispositifs de mobilité en free floating dans les grandes villes et l'intégration de nombreux éléments d'actualité (changement d'opérateur, nouveaux acteurs, etc.). Le livre souhaite offrir des outils de réflexion aux différents acteurs de la ville avant les élections municipales de 2020, période au cours de laquelle les mobilités partagées seront au coeur des débats politiques et citoyens.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER20,00 € -

Liberté, un mot spécieux
Capdevilla NestorHobbes nous dit que le mot "liberté" est spécieux. Il existe de fait un contraste frappant entre la plénitude que peut donner l'énonciation du mot, comme dans le célèbre poème d'Eluard, et le sentiment de vide provoqué par la désolante diversité des usages concrets, parfois ouvertement contradictoires. Tôt ou tard, la réflexion bute sur la polarité de la liberté comme affirmation de l'ordre censé nous protéger de la licence, de l'anarchie ou du nihilisme, c'est-à-dire de la "fausse" liberté, ou comme négation de l'ordre dont les contraintes sont suspectées d'être oppressives et incompatibles avec la "vraie" liberté. Les contradictions entre les conceptions de l'ordre associées à la liberté donnent une justification à la conception de la liberté comme négation. Mais celle-ci est également difficile à tenir car elle risque de nier son objet en basculant dans la licence illimitée. Le conflit entre la liberté comme affirmation et la liberté comme négation n'est pas un défaut du concept. Il faut plutôt dire : la liberté est l'un des concepts qui servent à penser la production historique d'objets par l'activité collective et conflictuelle des hommes. L'oscillation entre ces deux pôles, qui peut être embarrassante au point d'inciter à n'en plus parler, montre que de tels concepts ont une structure ludique, au sens de ce qui fait l'intérêt de jeux intellectuels aussi futiles que les échecs. Ce livre peut se lire comme une introduction au jeu conceptuel de la liberté.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,00 €

