Fille d'Alexandre et de Joséphine de Beauharnais, belle-fille de Napoléon, Hortense devint également la belle-soeur de l'empereur en épousant Louis Bonaparte, futur roi de Hollande. Exilée après Waterloo, elle s'érigea en gardienne de l'épopée napoléonienne et décida d'écrire ses Mémoires. Témoin privilégié du couple impérial et de sa famille, sûre de détenir la vérité, elle raconte sa vie depuis sa petite enfance, se souvenant avec angoisse des années de la Terreur marquées par l'exécution de son père, la captivité et la délivrance de sa mère. Le récit de ses premières rencontres avec Bonaparte ne manque pas de piquant, et ses impressions de jeune fille à marier en disent long sur la société corrompue du Directoire et les ambitions du jeune général. Elle sait tenir le lecteur en haleine pour exprimer les contingences qui conduisirent le couple impérial au divorce et à trouver un "modus vivendi" jusqu'à la fin du règne. Tout en retraçant l'histoire de l'Empire sur le mode intimiste, elle n'hésite pas à parler de ses états d'âme et à évoquer son roman d'amour avec le séduisant Flahaut (fils naturel de Talleyrand) dont elle eut un fils caché (le futur duc de Morny). C'est aussi le témoignage poignant d'une véritable romantique, d'une mère aimante qui ne verra pas l'extraordinaire avènement de son dernier fils: Napoléon III.
Nombre de pages
491
Date de parution
11/06/2009
Poids
242g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782715229204
Titre
Mémoires de la reine Hortense
Auteur
Pincemaille Christophe
Editeur
MERCURE DE FRAN
Largeur
108
Poids
242
Date de parution
20090611
Nombre de pages
491,00 €
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La publication des lettres en français d'Auguste Amélie de Bavière, duchesse de Leuchtenberg (1788-1851), fait redécouvrir une princesse, trop oubliée de nos jours, qui a pourtant participé à l'épopée napoléonienne. Fille du roi Maximilien 1er de Bavière, mariée à dix-huit ans, en 1806, à Eugène de Beauharnais (1781-1824), le fils aîné de l'impératrice Joséphine et fils adoptif de Napoléon, elle devient vice-reine d'Italie (1806-1814). Grâce aux alliances prestigieuses qu'elle saura négocier plus tard pour chacun de ses six enfants, elle se hisse au rang de grand-mère des dynasties européennes, avant-même la reine Victoria. A la chute de l'Empire, en 1814, fidèle dans l'adversité, elle entoure son mari d'affection. Après la mort de celui-ci en 1824, résolument repliée dans son veuvage, elle s'occupe de la liquidation de sa succession. Dans son rôle de tutrice de ses enfants mineurs, elle fait preuve d'un sens très avisé des affaires et d'une remarquable rectitude morale. Les 318 lettres conservées à Malmaison (la majorité a été acquise en vente publique en 2011), appartiennent à un fonds exceptionnel de pièces d'archive constitué par le musée depuis son origine et enrichi régulièrement. Elles couvrent la période 1824-1837 et sont adressées au baron Antoine Darnay, administrateur des biens d'Eugène, situés en France. Quelques lettres échangées avec le baron Eugène Darnay, le fils de ce dernier, prolongent cette correspondance jusqu'en 1841. Elles éclairent la façon dont la princesse Auguste Amélie gère la fortune de ses enfants et notamment le domaine de Malmaison, dont l'entretien s'avère ruineux et qu'elle doit, la mort dans l'âme, se résigner à vendre. Leur lecture permet de comprendre le fonctionnement au quotidien, lourd et coûteux, d'une illustre maison princière dans la première moitié du XIXème siècle.
Loin de l'image convenue de l'épouse couronnée devant tous mais agenouillée devant l'Empereur, l'exposition met en lumière la véritable Joséphine, à la fois passionnée, forte et sensible. Habile tacticienne, femme de goût et de culture, elle sut transcender ses origines modestes, les écueils du pouvoir et la disgrâce de son divorce pour incarner, aux yeux de l'Histoire, l'élégance d'une époque et d'un art de vivre.
Sur la petite île d'Aix, aux portes de l'Atlantique. un musée napoléonien et un musée africain se font face. Outre ce voisinage inattendu, les deux musées ont en commun une histoire tout à fait singulière. qui prend racine dans l'épopée napoléonienne. Lieux de mémoire de la grande Histoire et de la vie flamboyante de leurs propriétaires, ils sont l'oeuvre du baron Napoléon Gourgaud. arrière-petit-fils du général Gaspard Gourgaud. qui accompagnait l'empereur Napoléon durant son séjour de trois jours sur l'île en 1815. et de sa femme. Eva Gebhard. Grand amateur de chasse. Gourgaud rapporte de nombreux trophées de ses expéditions en Afrique. Il les fait naturaliser puis installer dans des dioramas reproduisant leur habitat naturel. Ce guide richement illustré retrace de manière vivante l'histoire unique de ces deux musées qui ouvrent respectivement en 1928 et 1933.
La nuit de Noël, dans un chalet isolé, deux femmes se disputent violemment. Quelques heures après, Alice est retrouvée morte au fond d'un ravin. Deux ans plus tard s'ouvre le procès du féminicide : sur le banc des accusés, Sarah, sa compagne, et Serge, un guide de haute montagne. Sarah raconte leur histoire - les ruptures, l'emprise, les coups. Elle décrit la dynamique des violences conjugales, mais n'avoue jamais le crime. Une écrivaine assiste aux débats. Elle observe les voix qui se succèdent et se contredisent. Victimes, accusés : chacun parle depuis sa place, avec ses mots, et sa part brute. Au fil du procès, entre silences et angles morts, les certitudes vacillent : tout devient suspect. Jusqu'au verdict. Avec son neuvième livre, Agnès Vannouvong propose un roman sombre et envoûtant.
Tourgueniev Ivan ; Mongault Henri ; Lartigue Pierr
Sourd-muet de naissance, le serf Gérasime est une force de la nature. Il rêvait d'épouser Tatiana, mais celle-ci est promise à un autre. Il se console en recueillant Moumou. La société russe du XIXe siècle est ainsi faite que Gérasime n'a le droit d'aimer qu'une chienne. Encore que... Ecrite pendant la détention de Tourguéniev à ta maison d'arrêt de Saint-Pétersbourg en mai 1852, cette nouvelle interdite par ta censure fut finalement publiée en mars 1854 dans ta revue Contemporain. Texte choisi et présenté par Pierre Lartigue.
Résumé : Félix Fénéon, critique d'art, inaugura un genre exceptionnel : les nouvelles en trois lignes. Il tint, pendant des années, avec un humour noir et une cruauté infinie, une rubrique de trois lignes dans un grand journal parisien. Les faits divers se succèdent à un rythme infernal. Comme si l'ironie du sort était une figure de style... Comme si les malheurs des uns allaient offrir aux autres des bonheurs d'écriture, et de lecture.