Dans le cadre subtilement analysé du milieu d'affaires transporté dans un village de montagne le temps d'une chasse au sanglier, un week-end de 11-Novembre, René-Victor Pilhes signe avec La position de Philidor un crime si parfait que l'on pense, en suivant les pions se mettre en place sur l'échiquier du crime, à cet art magistral de la préméditation du jeu d'échecs.Pas de hasard. Le crime est diabolique, «vicieux et mirobolant». Le mécanisme est implacable, programmé par un cerveau dont les capacités sont dévoyées par la haine.Anton-Bélisse, Capulac, Assomption, Le Touc... Managers, cadres, diplômés, redoutablement ambitieux, nous entraînent dans leurs complots, leurs spéculations... Et leurs secrets. Autour d'eux rôde un mystérieux héros de la guerre civile espagnole qui bouleverse les règles du jeu.À chaque page, on ressent que l'auteur de La rhubarbe (prix Médicis 1965), de L'imprécateur (prix Femina 1974), de La Pompéi, de La médiatrice, a monté et écrit ce «crime parfait» avec jubilation.
Nombre de pages
320
Date de parution
05/10/1995
Poids
157g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070393770
Titre
La position de Philidor
Auteur
Pilhes R-V
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
157
Date de parution
19951005
Nombre de pages
320,00 €
Disponibilité
Epuisé
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A la fin de l'été 1953, Jean-Michel Leutier quitte l'Algérie pour continuer ses études dans un lycée toulousain. Lors d'un week-end à Albi, il fait une rencontre qui va changer sa vie : Abane Ramdane, le plus célèbre prisonnier politique de France, l'un des fondateurs du FLN. Quatre ans plus tard, devenu officier français patrouillant dans la région de Zelemta, il le retrouve sur sa route, fuyant vers le Maroc. Ce face-à-face passionnant entre un mythe de la Révolution algérienne et un jeune pied-noir aussi brillant que naïf contient en soi toute la complexité des rapports entre Algériens et Français, les enjeux de la guerre nationale comme les paradoxes de l'histoire coloniale. René-Victor Pilhes, prix Médicis pour La Rhubarbe, prix Femina pour L'Imprécateur, a toujours exploré, dans une oeuvre au style alerte tour à tour féroce, baroque et lyrique, les heures sombres de l'Histoire, en dénonçant les clichés et en éclairant les points aveugles.
Le nouveau toute la vérité" est indépendant des deux volumes "Toute la vérité" récemment publiés. Il est composé de la même manière et réunit 71 récits inédits, diffusés actuellement dans la célèbre émission de Radio-Monte-Carlo. Toujours éclectiques, les auteurs ont puisé dans l'histoire contemporaine et ancienne. De l'enfance d'Hitler à la mort de César ; du scandale du Watergate au drame de Mayerling ; du parricide de Violette Nozière à la mort de Socrate...
Je médite d'instruire et d'édifier les jeunes gens de l'âge de mes enfants, plus tard leur descendance, sur la guerre d'Algérie, de façon qu'ils sachent enfin de quoi, brusquement affranchis des lois, nous fûmes capables, et qu'ils affrontent l'apostrophe : voici ceux qui vous ont conçus et élevés, regardez-le bien, osez les reconnaître ! Qui peut jurer qu'à vingt ans il n'aurait pas violé puis éventré quelque femme dans les Balkans ? Je veux aussi qu'ils découvrent nos circonstances atténuantes." Thomas Lenoyer, l'auteur de cette confession, président d'un institut de sondages, ancien d'Algérie, a rapporté de la guerre beaucoup de gloire et une jambe raide. Une jeune femme va déranger la vie de cet homme au sommet de sa carrière. Elle arrive de Perpignan et déclare être la fille qu'il aurait eue en Algérie avec une maquerelle. Elle dit aussi en savoir long sur la "carrière" militaire de Lenoyer. Quel est le "secret" si lourd à porter, puisque "secret" il y a ? Lenoyer se rend à Perpignan pour voir son ancienne maîtresse. Il rencontre des gens qui "savent" ou qui s'intéressent à son passé. Des harkis, des beurs, des islamistes. Le "Fakir" - c'était le surnom de Lenoyer pendant la guerre - est replongé dans son passé, redevenu vivant, pire qu'un remords.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys