Il y a des artistes qui travaillent dans le calme de leur atelier, qui ne sortent de leur tour d'ivoire que pour une exposition qui leur est consacrée. Et puis il y en a d'autres, dont l'oeuvre concerne un public aussi vaste que possible. Pour le joindre, ce public, aussi varié qu'il soit d'âge et de culture, ils n'hésitent pas à aller vers lui, à parler sa langue, à le frapper dans ce qu'il a de plus vif, de plus spécifique. Ernest Pignon-Ernest est de ceux-là. Il en est même l'archétype, car il pousse la démarche à son point extrême. Il va chez l'homme à qui il a décidé de parler. Il va chez lui. Dans sa rue. Et le dessin qu'il a préparé dans son atelier et qui porte son message, il le colle lui-même sur le mur de la maison qu'il a choisie. Le message est ainsi exposé. A tous les vents, à tous les passants. Il est concentré en un lieu qui se multiplie dans la ville. C'est ce qu'un homme, Ernest Pignon-Ernest, dit aux autres hommes. Et qu'il s'agisse d'une rue où jouent les enfants, à Naples ou à Ramallah, d'un marché aux légumesou d'un escalier qui mène à un monument, il est vu, accepté, compris. Ernest Pignon-Ernest sait ce qu'il veut dire. Et il le dit avec une force qui n'a pas d'équivalent dans la peinture contemporaine. Avec une concision et une qualité de trait digne de la haute époque.
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Nombre de pages
236
Date de parution
06/07/2010
Poids
634g
Largeur
166mm
Plus d'informations
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EAN
9782851072535
Titre
ERNEST PIGNON-ERNEST FACE AUX MURS
Auteur
Pignon-Ernest Ernest
Editeur
DELPIRE
Largeur
166
Poids
634
Date de parution
20100706
Nombre de pages
236,00 €
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Résumé : Par les sérigraphies ou dessins qu'il colle sur les murs des villes, Ernest Pignon-Ernest met en évidence ce qui s'y voit comme ce qui ne s'y voit plus. Pour provoquer la pensée et la mémoire, il cite El Greco comme Le Caravage, Luca Giordano comme Rubens ou Ingres. Ces citations sont des détails de leurs oeuvres qu'il récupère ou "corrige", qu'il "traduit" pour que, sur telle ou telle façade, ils trouvent la place qui devait être la leur. Les dessins d'Ernest Pignon-Ernest ouvrent des parenthèses dans les murs pour que s'éveille la conscience.
Depuis plus de trente ans, Ernest Pignon-Ernest investit les villes (de Naples à Ramallah, de Montauban à Soweto) en apposant ses images sur leurs murs. Loin des musées, ses oeuvres ? images peintes, dessinées, sérigraphiées sur papier, multipliées à des dizaines d'exemplaires, éphémères, collées dans des lieux très précisément choisis ? se fondent dans l'architecture et, en métamorphosant l'espace public en espace plastique, sont autant d'offrandes collectives. Qu'il traite de réalités sociales (les expulsés), de poétique (Rimbaud), de politique (Neruda) ou d'un moment historique précis (la Commune), c'est par le lieu où elles sont installées que ces images prennent tout leur sens. Cet ouvrage propose une sélection de ces oeuvres associées aux commentaires de personnalités très différentes ? Fred Vargas, Daniel Pennac, Michel Onfray, etc.
Une présentation de l'ensemble du parcours de l'artiste, à travers des oeuvres de plusieurs époques, notamment son travail récent sur la représentation de l'extase mystique, et ses dessins en dialogue avec ceux d'Ingres.
Résumé : Ernest Pignon-Ernest est né à Nice en 1942. Depuis 1966 il fait de la rue le lieu même d'un art éphémère qui en exalte la mémoire, les événements ou les mythes. Il a ainsi préfiguré nombre d'expériences artistiques sollicitant l'espace du dehors. Dans les années 1990, lors de ses collages dans les rues de Naples, un vers de Nerval le mène à un dialogue très libre avec les grandes mystiques?: Marie Madeleine, Hildegarde de Bingen, Angèle de Foligno, Catherine de Sienne, Thérèse d'Avila, Marie de l'Incarnation, Louise du Néant et Madame Guyon. Régulièrement exposés (Avignon, Saint-Denis, Lille, La Riche, Paris), ces huit portraits de saintes s'accompagnent de textes d'André Velter. Nouvelle édition revue et augmentée d'Extases.
4e de couverture : Ce livre brosse le portrait fascinant d?une femme libre et engagée. Photojournaliste, correspondante de guerre, artiste surréaliste, Lee Miller a été l?une des femmes photographes les plus importantes du XXe siècle. Initiée à la photographie dès son plus jeune âge, elle a perfectionné son art à Paris, où elle a fréquenté des artistes d?avant-garde comme Jean Cocteau, Picasso et Man Ray avec qui elle a longuement collaboré. Après avoir ouvert son propre studio de photographie à New York, faisant d?elle une photographe reconnue, elle se rend au Moyen-Orient et en Europe avant d'y devenir reporter de guerre. Expérience bouleversante qui la marqua profondément, c?est aussi au cours de cette période qu?elle prit nombre de ses photos les plus emblématiques.Notes Biographiques : Antony Penrose est un auteur britannique. Fils de Roland Penrose et de Lee Miller, il a consacre´ sa vie a` faire rayonner l??uvre de ses parents. Dans l'ancienne maison familiale, Farley Farm House, il a créé les archives Lee Miller et la collection Penrose. Il est l?auteur de plusieurs ouvrages sur sa me`re dont la biographie Les Vie de Lee Miller.
Froment Aurélien ; Cheval Ferdinand ; Constant Pie
Construit de la main d'un seul homme, ce monument de 23 mètres par 12 mètres, qui a nécessité 600 mètres cubes de pierre et 20 ans de travail, est, selon André Malraux, le "seul exemple en architecture d'art naïf" . Qualifié par son auteur, Ferdinand Cheval, de "Temple de la Nature" , puis de "Palais idéal" , cette véritable curiosité, située à Hauterives dans la Drôme, fascina, en leur temps, les Surréalistes. André Breton, Max Ernst et même Picasso se passionnèrent pour ce lieu qui reste aujourd'hui une énigme, une invitation à l'interprétation. Un siècle plus tard, l'artiste Aurélien Froment s'y confronte. Il choisit d'orienter notre regard afin de faire ressortir chaque détail de cette foisonnante architecture. Par un jeu de draps noirs, qui n'est pas sans rappeler les photographes d'antan, il isole chaque sculpture et immortalise les détails, animaux, flore et figures humaines légendaires. Cet inventaire apparait alors comme un ensemble d'indices, un jeu de piste à travers lequel s'esquissent les contours de cette folie unique au monde.
Je suis curieuse. Point. Je trouve tout très intéressant. La vraie vie. La fausse vie...". Agnès Varda Ce livre qui accompagne l'exposition du musée Soulages de Rodez est une invitation à la (re)découverte de l'univers enchanté d'Agnès Varda. De ses photographies de la plage de Sète où elle a grandi en passant par sa cabane du Bonheur, construite avec les bobines de son film éponyme, ou encore la Baleine de Bachelard, véritable abri côtier comme elle la nomme, jusqu'à La petite mer immense, une installation réalisée à partir d'une photographie prise sur la plage de Noirmoutier -son refuge -, Agnès Varda partage avec nous ses rêveries. Elle, l'hyperactive, l'adepte du saut de puce, revendique le droit de rêvasser, de contempler. Sa richesse d'invention sans pareille nous y entraîne irrémédiablement. Ses installations mêlant musique, images fixes et animées, collages et objets du quotidien ont le pouvoir de nous rendre heureux, sinon philosophes.