Roanne, regards d'écrivains. Anthologie littéraire de Roanne et du pays roannais
Brunet Pierre-Julien ; Thoral Dominique
PU SAINT ETIENN
15,00 €
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EAN :9782862727097
?La rencontre entre ces trois termes fut le résultat d'un processus long et difficile qui a finalement donné naissance en quelques décennies à un corpus étonnamment dense et varié pour une ville "moyenne" à plus d'un titre. Les textes de cette anthologie montrent en effet que la ville et ses alentours sont non seulement capables d'intéresser ceux qui les connaissent, et même de réenchanter le regard qu'ils portent sur eux, mais aussi de donner aux autres l'envie de les découvrir. Si Roanne n'est pas pour autant une ville éminemment "littéraire", certains écrivains dignes de ce nom lui ont tout de même consacré quelques lignes, quelques pages ou même un livre entier, qu'ils y soient passés plus ou moins longtemps (Laurence Sterne, Valery Larbaud, Antoine de Saint-Exupéry, Barbara, Joseph Joffo, David Ponsonby, Francis Ponge, Robert Sabatier, Michel Tournier, Hélène Montardre) ou que cette ville et ces alentours soient "tout simplement" une partie de leur vie et de leur écriture (Georges Montardre-Montforez, Daniel Arsand, Christian Chavassieux, Christian Degoutte). Que disent alors de Roanne ces écrivains ? De quoi Roanne est-il le nom littéraire ? Par quels moyens et sous quelles formes la ville se donne-t-elle à voir ? En quoi n'est-elle pas la même pour celui qui la connaît et celui qui la rencontre par hasard ou en passant ? C'est ce que vous allez découvrir dans cet ouvrage surprenant et sans précédent.
Nombre de pages
120
Date de parution
06/09/2018
Poids
323g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782862727097
Titre
ROANNE, REGARDS D'ECRIVAINS - ANTHOLOGIE LITTERAIRE DE ROANNE ET DU PAYS ROANNAIS
Auteur
Brunet Pierre-Julien ; Thoral Dominique
Editeur
PU SAINT ETIENN
Largeur
210
Poids
323
Date de parution
20180906
Nombre de pages
120,00 €
Disponibilité
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C'est parce qu'il a compris, aimé, senti, cette terre de manades, de légendes et de pèlerinages que Jean Proal a écrit ce roman : "Mon premier passage en Camargue m'a donné un coup. Sans l'avoir jamais vue, je l'ai reconnue. J'ai su dès la première minute que ce pays répondait comme la montagne à mon goût profond de la solitude et du silence. J'ai compris que tous les "déserts" se valent et qu'ils façonnent de la même manière, le même visage de l'homme. Montagne et maremme sont deux formes de la même grandeur et de la même peine de vivre. Une race, , une civilisation sont d'une et de l'autre part, en train d'y mourir." Hélène de Silve vit seule au coeur de la Camargue, sous le regard de Michel, un ami d'enfance qui la désire, et sous la protection équivoque d'un autre homme qui , s'occupe de ses troupeaux, Jourdan. Celui-ci étant accusé de meurtre, une enquête débute et voit bientôt l'arrivée d'un inspecteur de police énigmatique. Bouleversé par la beauté et le mystère d'Hélène et de cette Camargue envoûtante, il a tout compris... Ce roman a reçu en 1953 le Grand prix du roman de la Société des Gens de Lettres (SGDL). Préface de Pierre-Julien Brunet, postface d'Anne-Marie Vidal.
Ce livre propose un portrait de Serge Gainsbourg - et non un commentaire de textes - à travers l'analyse de l'écriture de Lucien Ginsburg, son "inventeur" . Celui-ci a en effet réussi à créer une oeuvre qui ne fait littéralement qu'un avec son personnage puisqu'elle reprend et développe les trois principaux motifs observés dans la transformation "graphique" et identitaire de Lucien Ginsburg en Serge Gainsbourg : obsession pour les (pré)noms, jeux sur les lettres et variations sur la question du double. Ainsi, identité et écriture se confondent et mieux encore : l'auteur Serge Gainsbourg n'est "lui-même" que dans ses oeuvres, et en premier lieu dans ses paroles de chansons. Au-delà de toute considération biographique, l'écriture gainsbourienne est donc fondamentalement une écriture de soi : elle ne s'arrête pas à l'oeuvre et "contamine" la vie pour mieux la réécrire. Avec Gainsbarre, la créature Gainsbourg enfante même son propre double dans une nouvelle transformation qui, elle aussi, transparaît dans l'écriture, parfois même jusque dans les lettres. L'auteur-personnage se perd alors définitivement dans ses jeux de masque mais n'en reste pas moins lui-même : l'inventeur d'une langue qui lui ressemble idéalement.
Désoeuvré, blasé, Antoine s'ennuie à Paris lorsqu'on lui propose de rejoindre une ONG qui intervient au Rwanda pour secourir une population naufragée par le génocide. Le choc avec l'Afrique, avec la souffrance, avec la violence, avec la mémoire à vif d'atrocités inimaginables, est intense. Chargé de convoyer et de distribuer la nourriture dans divers camps de réfugiés hutus, que fait Antoine, selon ses propres dires, si ce n'est « enterrer les morts et nourrir des assassins » ? Il était cynique mondain, il devient distancié-efficace, à l'image des pros du « barnum », ce cirque humanitaire qui plante ses tentes partout où le malheur frappe à grand échelle : techniciens, infirmières, logisticiens d'ONG à la fois 'spécialistes' et accros du malheur des autres, poussés par un mélange d'authentique générosité, de mal-être profond ou de simple carriérisme. De temps en temps, une montée d'adrénaline lui rappelle que la vie, et en particulier la sienne, a un prix, comme quand, sur une piste en pleine nuit, un gosse drogué lui pose le canon de son Kalachnikov sur la tempe... Et puis les couleurs, les odeurs de l'Afrique sont là pour le griser quand ni la fréquentation de ses congénères, ni celle de ses assistés ne suffisent à le réconcilier avec lui-même. C'est un Antoine profondément changé qui rentre à Paris en fin de mission. Vitrifié à l'intérieur de sa carapace, étranger aux siens, est-il encore capable de souffrir, d'aimer ? Bientôt, il accepte une nouvelle mission. Cette fois, ce sera Sarajevo...
A la suite de la réforme de Benoît d'Aniane (816), le clergé était régulièrement partagé en trois groupes : les moines, les chanoines et les religieuses. Pour les hommes il y avait ceux qui se coupaient du monde, les moines, et ceux qui y demeuraient, les clercs et les chanoines; les premiers pouvaient rester laïcs, les seconds recevaient les ordres de la cléricature, notamment le diaconat puis la prêtrise. Toutefois le partage n'était pas entièrement satisfaisant, car certains chanoines voulaient eux aussi mener une vie placée sous le signe d'une règle, comme les moines, et suivre le régime des Apôtres, marqué par une vie commune et l'absence de propriété personnelle. Au début du XIe siècle, à l'instigation de la communauté religieuse de Saint-Ruf, près d'Avignon, un mouvement se développa dans cette direction et, en 1092, le pape Urbain II en vint à soutenir les chanoines qui adoptaient une règle nouvelle, dite de saint Augustin, distincte de celle de saint Benoît de Nursie. Ainsi se trouvait créée une catégorie de religieux intermédiaire entre les moines et les chanoines. Le sixième colloque international du CERCOR, dont les actes sont publiés ici, leur a été entièrement consacré. Il comprend deux groupes de communications : le premier s'attache à la définition des chanoines réguliers face aux moines et aux chanoines séculiers et à l'étude de leur spécificité en matière de liturgie, d'enseignement, d'accueil des pauvres et des femmes, d'ouverture aux laïcs ; le second examine l'expansion des chanoines réguliers dans certains pays (France, Empire, Italie, Espagne, Grande-Bretagne).