De son vivant, les innovations de l'artiste français d'origine hongroise, Nicolas Schöffer (1912-1992) ont suscité des réactions immédiates, et l'ont porté à un degré de notoriété que peu d'artistes de sa génération ont connu. Grand Prix de sculpture de la 34e Biennale de Venise en 1968, il incarne un âge où le futur était encore un objet de désir. Etabli sous la direction scientifique d'Arnauld Pierre, à l'occasion de l'exposition au LaM Lille Métropole musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut à Villeneuve d'Ascq, cet ouvrage d'envergure s'attache plus particulièrement à la dimension visionnaire de Nicolas Schöffer. Il part d'une sélection de sculptures, de peintures, de dessins et de documents emblématiques de son oeuvre, dont des inédits provenant directement de l'atelier et du fonds d'archives de l'artiste. Ses projets les plus exploratoires et ses collaborations expérimentales transdisciplinaires avec les architectes, les musiciens, les chorégraphes, les scientifiques ou les industriels sont complétés par des documents d'époque réinscrivant chacun d'entre eux dans son contexte de création, de diffusion et de réception. L'oeuvre et la pensée prospectives de Nicolas Schöffer trouvent une actualité revivifiée à l'heure où de nouvelles perspectives cybernétiques se font jour, et façonnent à nouveau notre univers matériel (la société de l'information, les nouvelles cultures numériques) mais aussi nos imaginaires (le village global, le post-humain). Ce contexte justifie la publication aujourd'hui d'un ouvrage reprenant en détail l'ensemble d'un parcours d'artiste sans cesse plus inspirant.
Nombre de pages
240
Date de parution
24/02/2018
Poids
1 450g
Largeur
248mm
Plus d'informations
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EAN
9789462301962
Titre
Nicolas Schöffer. Espace, lumière, temps
Auteur
Pierre Arnauld ; Delot Sébastien ; Mari Pauline ;
Editeur
MERCATOR
Largeur
248
Poids
1450
Date de parution
20180224
Nombre de pages
240,00 €
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Après avoir été l'animateur d'un cirque de figurines miniatures et dessiné dans l'espace avec du fil de fer, Calder a inventé l'une des expressions les plus neuves et les plus audacieuses de la sculpture du XXe siècle : le mobile. Des formes abstraites en suspension décrivent dans l'espace la danse des planètes ou évoquent la faune et la flore naturelles. Ces constructions aériennes trouvent bientôt un pendant de poids avec les stabiles, géants de métal posés au sol. Avec eux, Calder est devenu l'un des principaux créateurs d'art public et monumental du siècle. Dépassant le mythe tenace de l'artiste-enfant et du génial bricoleur, Arnauld Pierre montre l'importance historique des inventions de Calder, dont il retrace la genèse et qu'il situe à leur véritable place : une des toutes premières.
Quatrième de couverture Après avoir été l'animateur d'un cirque de figurines miniatures et dessiné dans l'espace avec du fil de fer, Calder a inventé l'une des expressions les plus neuves et les plus audacieuses de la sculpture du XX
C'est debout, en état de guerre avec la société, que ces oeuvres vivantes ont été conçues et forgées', écrivait Fernand Léger vers 1955, à la fin de sa vie. Amené au cubisme par les oeuvres de Cézanne, Léger dépasse rapidement le parti de Braque et de Picasso, pour élaborer, au coeur d'une bataille des volumes, des lignes et des couleurs, sa théorie des contrastes, qu'aucune évolution ultérieure ne remettra en cause. Trouvant pleinement la justification de ce langage pictural dans la vie moderne et sa violence mécanique, Léger prône un"nouveau réalisme', accordé à la beauté plastique de la civilisation industrielle. Cependant, cet art s'écarte bientôt de ses modèles mécanistes pour fournir l'antidote aux fatigues du monde moderne. Il fait place à d'utopiques visions d'un éden terrestre, où l'harmonie sociale régit les rapports entre les hommes, désormais réconciliés avec la nature et leur environnement. Retraçant un des parcours des plus exemplaires de ce siècle, Arnauld Pierre montre en quoi Fernand Léger, le classique de la modernité, a rempli l'objectif qu'il s'était assigné: créer l'art le plus fidèle à son époque.
Résumé : L'alternance déroutante des styles et des manières qui caractérise l'art de Francis Picabia (1879-1953) a souvent été mise sur le compte d'un tempérament versatile et d'un goût du changement pour le changement sans grande conséquence. Toute la carrière de Picabia manifeste en fait une grave crise de confiance envers les pouvoirs de la peinture. La prise de conscience de la possible obsolescence de la peinture et de son inutilité met fin chez lui à l'expérience impressionniste et lui fait rechercher les voies salvatrices de l'abstraction. Mais la guerre sonne la fin des illusions : avec Dada, Picabia décrète la mort de l'art, se lance dans de provocants éloges du faux et inflige à sa pratique, par le recyclage d'images mécaniques, la " marque infamante de la reproduction " (Walter Benjamin). De tous les assassins de la peinture, cependant, Picabia est sans doute celui qui aura le moins sereinement assumé son geste tout son ?uvre ultérieur témoigne d'une alternance de phases pendant lesquelles il semble croire à nouveau en la prétention de l'art à incarner les plus hautes significations, et de crises destructrices où la peinture est ravalée à la fabrication de croûtes kitsch et vulgaires. Tour à tour, Picabia aura donc tenu deux postures ambivalentes et contradictoires : celle d'un iconoclaste, destructeur d'aura, et celle d'un farouche défenseur de positions conservatoires perdues d'avance. Mais les deux figures également excessives de l'exaltation et du dénigrement de la peinture ne sont pas autre chose, au fond, que les deux aspects d'un même complexe du peintre au XXe siècle. C'est celui-ci que ce livre explore, au long d'une plongée dans l'?uvre de Picabia permise par l'exploitation de sources et documents nombreux et inédits.
Canonne Xavier ; Rousseau Christelle ; Vausort Mar
Avec plus de 80 000 photos et 3 millions de négatifs, le Musée de la Photographie de la Communauté française à Charleroi est le plus important musée de la photographie en Europe.En quelque 300 photographies, cet ouvrage offre un panorama de l?histoire de la photographie à travers l?unique collection du Musée de la Photographie de Charleroi. Couvrant une période allant de 1840 à nos jours, toutes les photographies de ce livre ont été choisies minutieusement selon leur représentativité de la collection, mais aussi leurs qualités techniques, valeur esthétique ou historique. De Louis Ghémar à Bettina Rheims, en passant par de somptueuses photos anonymes, d?oeuvres connues mais aussi moins connues, portraits, paysages, photos à vocation artistiques mais aussi documentaires ou journalistiques, toute la diversité de cet art se retrouve dans ce véritable guide de l?histoire de la photographie. Première grande publication sur le Musée, cet ouvrage en retrace l?historique, des prémices en 1975 à l?institution mondialement reconnue qu?il est devenu aujourd?hui.
Les collections du Prince de Liechtenstein sont l’une des plus importantes conservées actuellement en mains privées, et c’est aussi l’une des plus vivantes puisque le prince régnant actuel, Hans-Adam II, poursuit une politique d’acquisitions régulières. La sélection présentée à l’Hôtel de Caumont permettra d’appréhender le goût de cette famille princière, avec un ensemble d’oeuvres du 14e au 19e siècle.
Thomson Richard ; Finaldi Gabriele ; Warnant Cathe
De ses compositions de villages et de sites pittoresques à sa série monumentale sur la Cathédrale de Rouen, en passant par son exploration de la ville moderne, Monet & l'Architecture rassemble des oeuvres exceptionnelles, provenant de collections publiques et privées du monde entier.
Devillez Virginie ; Longrée Isabelle de ; Rosman M
Née en 1869, la carte postale s'est très rapidement développée. Support léger et idéal au faible coût de production, pouvant circuler dans le monde entier, elle intéresse rapidement les artistes, qui vont se l'approprier de multiples manières. Faut-il rappeler son importance durant la Première guerre mondiale, avec la création du photomontage ? Parmi les premiers, George Grosz et John Heartfield en sont venus à coller pêle-mêle tout ce qu'ils trouvaient afin de recréer des cartes postales prétendument envoyées du front aux familles, détournant de façon subversive les images de la propagande officielle. Dada est ensuite le premier mouvement d'avant- garde à en comprendre la puissance. Ses membres se révèlent d'impénitents collectionneurs. Hannah Höch considère les cartes postales humoristiques comme les précurseurs de ses photomontages. Quant à Paul Eluard, à la tête d'une importante collection de cartes postales de fantaisie, il considère ce médium comme un art à part entière. Rien d'étonnant dès lors à ce que les surréalistes s'en emparent pour publier, en 1937, La carte surréaliste avec des oeuvres entre autres de Hans Bellmer, André Breton, Marcel Duchamp, Meret Oppenheim et René Magritte. Ce dernier y reviendra dans les années 1950 en lançant la revue La Carte d'après nature.