Par de savoureux portraits, d'extraordinaires anecdotes et récits vécus, ce livre ; présente la véritable histoire du " shangaiage ", pratique qui consistait à enrôler de force des matelots pour compléter l'équipage de navires en partance pour des voyages au long cours. A l'époque de la Ruée vers l'or, dans les bas-fonds de San Francisco, opèrent les voleurs d'hommes. Autour du port, les tenanciers des pensions pour matelots forment la trame d'un implacable filet. Masqué par les innocentes façades de clubs de boxe ou d'aviron, le réseau de trafiquants d'hommes prospère, protégé par des policiers véreux et des politiciens corrompus. Des rabatteurs incitent les marins à déserter, des prostituées leur offrent des boissons droguées, des gros bras les assomment et les amènent nuitamment à bord des navires qui lèvent l'ancre. Shangaiés ! Les malheureux sont prisonniers du bord pour de longs mois et les armateurs paient rubis sur l'ongle les pourvoyeurs de travail forcé. Cette ; pratique est appelée " shangaiage " parce que le voyage forcé à Shangai est particulièrement redouté. Ce livre est merveilleusement illustré de photos d'époque, qui donnent leur saveur au fruit d'un travail historique rigoureux.
Résumé : - Le succès mondial de la série télévisée " Vikings " a relancé l'intérêt du public pour l'histoire des Vikings, rois de la mer et peuples conquérants. - Accessible au grand public, très richement illustré, ce livre fait revivre, au-delà des incroyables raids et faits d'armes, l'organisation sociale, la religion, le mode de vie des peuples du Nord à l'époque des conquêtes vikings. - Pour publier ce "beau livre" , L'Ancre de Marine a acquis les droits de traduction, de publication ainsi que la maquette et l'iconographie de l'édition originale, publiée par AMBER BOOKS au Royaume-Uni. - 224 pages, format : 244x186mm, en quadrichromie, couverture cartonnée - Illustrations : 180 photos, cartes et graphiques
Marcel Pauline ; Florent Jonathan ; Etienne Jean-L
Pour la première fois, un manchot témoigne de la présence française en Antarctique. Un regard insolite sur cette aventure polaire et son quotidien. "Si les manchots pouvaient parler." C'est à partir de ce postulat aussi incongru qu'original que l'auteure raconte sa découverte de la station scientifique française Dumont d'Urville, en terre Adélie. Une fable décalée qui s'amuse de la vie de ce village du bout du monde, pour mieux en expliquer sa raison d'être. Durant 24 heures, des passerelles de la base, aux coursives de L'Astrolabe, un manchot imaginaire suit les pas des travailleurs du Grand Sud et partage son regard curieux, interrogatif et amusé. De l'aurore au bout de la nuit, ses réflexions sont agrémentées des portraits de ces exilés volontaires qui éclairent ses questionnements. Un cheminement qui bouscule les idées reçues sur le mythe du héros polaire, au profit de personnalités engagées au service de la science.
Au pays des froids et des brumes, dans le vent furieux qui arrache la neige des sommets et hurle sur les plaines, le galop fantastique d'un cheval emplit soudain le ciel, déchirant la nuit et crevant les nuages. Au rythme fou des huit sabots de sa monture fabuleuse, ce cavalier c'est le dieu Odin, le plus grand et le plus noble de tous, héritier du courage des géants et de la sagesse divine, fondateur de la race des hommes. Dans les neuf mondes de la mythologie nordique, les dieux ont fixé des règles immuables. Alors, jusqu'à la fin des temps, vont se déchirer l'aigle et le serpent, celui qui plane et celui qui rampe, l'oiseau de lumière et la bête des ténèbres. Ainsi s'opposent la force et la ruse, en une lutte éternelle qui ne connaîtra ni vainqueur ni vaincu. Seul compte le combat. Ce qui vit, c'est ce qui lutte. Celui qui tombe des armes à la main ne meurt pas vraiment, il ne disparaît pas dans le néant comme le riche et le lâche, Odin l'accueil dans son Valhalla. Ici les guerriers - et eux seuls - vont connaître la vie qui commence après la vie. Hommes des bateaux et des fortins, conquérants des steppes et des océans, seigneurs des tempêtes ripaillent et festoient, mangeant à belles dents, buvant à plein gosier, servis par les Valkyries.
Jean Guichard photographie les phares depuis plus de trente ans, rarement par temps calme - si ce n'est pour souligner leur caractère mystérieux et monumental -, plus souvent par gros temps - quand il s'agit notamment de saisir la solitude du gardien pris dans l'oeil de la tempête. Cette oeuvre au long cours revêt aujourd'hui une nouvelle dimension : elle a valeur de témoignage, illustrant une époque où les phares étaient encore habités tandis que leur automatisation progressive rendait inéluctable la disparition du métier de gardien de phare. Vincent Guigueno, historien et spécialiste des phares, raconte ce monde perdu des gardiens dans leur phare, cette tour bâtie comme aide à la navigation, aujourd'hui désertée par les hommes, et désormais érigée au rang de sentinelle du patrimoine.
Peut-on imaginer des aventures maritimes sans poésie, uniquement léguées par la technique, la technologie ou les procédures ? Peut-on, de même, imaginer une navigation sans liturgie, profane ou religieuse ? Il n'est pas nécessaire d'avoir beaucoup d'imagination pour trouver dans une vie maritime et ses épisodes navals un peu de religieux. Il suffit d'ouvrir les yeux et de contempler, puis de les fermer et de méditer". Ce récit ardent relate notre communion avec la beauté, le sacré et l'inconnu de l'océan. En mer comme dans la vie, il faut tenir le cap, traverser les tempêtes et trouver les phares dans la nuit. Pourquoi larguons-nous les amarres, pourquoi partons-nous vers de nouveaux horizons, si ce n'est pour nous confronter au divin ?