Les créateurs ont-ils le droit d'engloutir et de désespérer tous ceux qui les approchent ...Celle qui pose cette question difficile s'appelle Marina Picasso. Petite-fille du génie. Fille de Paulo, décédé. S'ur de Pablito, mort en avalant une dose d'eau de javel. L'art est souvent étroitement mêlé à la mort. Quelle autre ?uvre que celle de Picasso illustre aussi bien cette union douloureuse ? Quel talent ? aussi immense fut-il ? peut justifier autant de blessures, de tragédies intimes ...L'émotion du récit de Marina se situe là, dans ces contours obscurs où l'art se situe : entre égocentrisme profond et humanisme, réflexe naturel pour certains, complètement étranger pour d'autres. Quatorze ans d'analyse auront aider la petite fille qu'elle fût à vivre avec le monstre génial, l'homme des corridas, à la sexualité exacerbée, au talent dévorant, voire meurtrier. Qui n'hésita pas à laisser sa famille dans la misère, à quelques kilomètres de sa propriété, préférant s'isoler avec sa dernière femme, Jacqueline. Quatorze ans pour comprendre la faiblesse de son propre père, avalé par le maître Picasso qui lui disait "Tu es médiocre et tu resteras médiocre" : comment alors parvenir, pour Paulo, à exister, à assumer, à aimer ? Quatorze ans aussi pour accepter la folie hystérique de sa mère ne vivant que par rapport à son beau-père mythique. Quatorze ans pour s'arroger le droit de vivre, malgré la disparition de son frère chéri, ce double pour qui la vie n'avait plus de goût. Marina est revenue de ces épreuves. Avec une pudeur immense, un recul dû à des années d'analyse et une générosité désintéressée, elle livre la vie d'une Picasso. Son action en faveur des orphelins au Vietnam achève de prouver qu'elle a aussi un prénom. Marina. Un monstre& d'humanisme. Belle revanche ! --Marine Segalen
Nombre de pages
222
Date de parution
03/10/2001
Poids
290g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782207251928
Titre
Grand-père
Auteur
Picasso Marina ; Valentin Louis
Editeur
DENOEL
Largeur
140
Poids
290
Date de parution
20011003
Nombre de pages
222,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les créateurs ont-ils le droit d'engloutir et de désespérer tous ceux qui les approchent ...Celle qui pose cette question difficile s'appelle Marina Picasso. Petite-fille du génie. Fille de Paulo, décédé. S'ur de Pablito, mort en avalant une dose d'eau de javel. L'art est souvent étroitement mêlé à la mort. Quelle autre ?uvre que celle de Picasso illustre aussi bien cette union douloureuse ? Quel talent ? aussi immense fut-il ? peut justifier autant de blessures, de tragédies intimes ...L'émotion du récit de Marina se situe là, dans ces contours obscurs où l'art se situe : entre égocentrisme profond et humanisme, réflexe naturel pour certains, complètement étranger pour d'autres. Quatorze ans d'analyse auront aider la petite fille qu'elle fût à vivre avec le monstre génial, l'homme des corridas, à la sexualité exacerbée, au talent dévorant, voire meurtrier. Qui n'hésita pas à laisser sa famille dans la misère, à quelques kilomètres de sa propriété, préférant s'isoler avec sa dernière femme, Jacqueline. Quatorze ans pour comprendre la faiblesse de son propre père, avalé par le maître Picasso qui lui disait "Tu es médiocre et tu resteras médiocre" : comment alors parvenir, pour Paulo, à exister, à assumer, à aimer ? Quatorze ans aussi pour accepter la folie hystérique de sa mère ne vivant que par rapport à son beau-père mythique. Quatorze ans pour s'arroger le droit de vivre, malgré la disparition de son frère chéri, ce double pour qui la vie n'avait plus de goût. Marina est revenue de ces épreuves. Avec une pudeur immense, un recul dû à des années d'analyse et une générosité désintéressée, elle livre la vie d'une Picasso. Son action en faveur des orphelins au Vietnam achève de prouver qu'elle a aussi un prénom. Marina. Un monstre& d'humanisme. Belle revanche ! --Marine Segalen
Et si le bonheur se cultivait comme un jardin ? Héritier d'un savoir transmis par son père, Jean Mus, jardinier autant qu'artiste, célèbre la nature comme une promesse de renouveau et une source inépuisable de félicité. Entre souvenirs intimes, regard sensible et plaidoyer pour une terre respectée, Jean Mus nous ouvre les portes de son univers : un lieu où la beauté se cache dans chaque détail, où les saisons rythment la vie, et où l'émerveillement devient une philosophie. Un livre lumineux, vibrant d'authenticité, qui nous invite à ralentir, à respirer et à retrouver, nous aussi, le bonheur de vivre.
Picasso Pablo ; Cocteau Jean ; Caizergues Pierre ;
Cette correspondance croisée entre Pablo Picasso (1881-1973) et Jean Cocteau (1889-1963), en grande partie inédite, rassemble 450 pièces enrichies de documents et d'illustrations rares. Elle couvre la période qui va de 1915 jusqu'à la mort de Cocteau en 1963. La relation qui s'instaure entre les deux artistes est d'emblée dialectique : Picasso consolide chez Cocteau un vocabulaire nouveau, celui de l'avant-garde et de la modernité. Cocteau entraîne Picasso dans l'aventure des Ballets russes, l'initiant ainsi à l'esthétique somptueuse des arts du théâtre. Leur collaboration dans Parade (1917) se trouve à l'origine de l'une des plus belles périodes créatrices de l'oeuvre de Picasso, son "rappel à l'ordre" selon l'heureuse formule de Cocteau qui, lui, médite sur sa propre esthétique et sur sa propre éthique.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...