La visée de cet ouvrage consiste en " une rencontre " entre la philosophie d'Emmanuel Mounier et la spiritualité de Chiara Lubich afin de déterminer s'il est encore possible, dans le contexte actuel, de définir la personne comme un être spirituel, c'est-à-dire non pas comme un individu dont la valeur se résumerait, par exemple, en des compétences et un pouvoir d'achat, mais comme un être de relation capable d'aller vers un au-delà de lui-même qui le relie aux autres en lui donnant force et cohérence. À première vue, un tel rapprochement entre Emmanuel Mounier et Chiara Lubich peut paraître suspect sur un plan historique, conceptuel ou spirituel. La difficulté majeure d'ailleurs ne porte pas tant sur ce retour à Emmanuel Mounier que sur la personnalité de Chiara Lubich. Peut-elle être considérée comme une des héritières du personnalisme communautaire d'Emmanuel Mounier ? Comment parvient-elle, au coeur de sa spiritualité de communion, à éviter l'écueil du communautarisme et de l'individualisme ? Quel est le parcours de ces deux auteurs et à quel niveau se situe leur rencontre ? La réponse à ces questions réside davantage dans la relation à définir entre un ancrage philosophique sur l'homme et la quête religieuse qui l'anime. Pour être pertinente, la présentation d'Emmanuel Mounier et de Chiara Lubich tient compte de l'articulation et de la distinction entre les mouvements auxquels ces deux personnalités ont donné naissance et les grandes idées dont ils sont les vecteurs : pour le premier, la revue Esprit et le personnalisme communautaire, pour la seconde, le mouvement des Focolari et la spiritualité de l'unité.
Nombre de pages
221
Date de parution
25/05/2010
Poids
253g
Largeur
130mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782853136112
Titre
PERSONNALISME ET SPIRITUALITE DE COMMUNION
Auteur
Pic Emmanuel ; Mounier Emmanuel ; Lubich Chiara ;
Editeur
NOUVELLE CITE
Largeur
130
Poids
253
Date de parution
20100525
Nombre de pages
221,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Les soeurs Arnauld - Angélique et Agnès -, leur frère Robert, l'amitié de Jansénius et de l'abbé de Saint-Cyran, les ambitions de l'évêque-duc Zamet, Jeanne de Pourlan abbesse de Tart, en Bourgogne... A travers le destin mouvementé de ses héros, Les filles de Dieu raconte les premières batailles d'un conflit qui ne dit pas encore son nom, autour de l'abbaye de Port-Royal et de la réforme de l'ordre de Cîteaux, à l'origine de ce qui deviendra le jansénisme. Fruit d'un travail très documenté, notamment sur le monastère de Tart, moins connu que Port-Royal mais qui a tenu une place tout aussi importante, l'ouvrage rappelle quelques-uns des épisodes majeurs de la vie du catholicisme français sous le règne de Louis XIII. En évoquant l'extraordinaire effervescence religieuse de l'époque, il plonge le lecteur dans une histoire aussi complexe que passionnante : celle d'une France baroque dont les énergies n'ont pas encore été canalisées par l'absolutisme de la période suivante.
Qui connaît aujourd'hui le philosophe français Emmanuel Mounier et sa révolution personnaliste ? Les pages de cet ouvrage lui rendent hommage et donnent le goût de découvrir son extraordinaire aventure en faveur de l'homme. Visionnaire et engagé, sa brève et intense existence (1905-1950) fut consacrée à remettre la Personne au centre de la pensée et de l'agir dans une crise historique sans précédent. L'écriture vive et sensible d'Emannuel Pic et l'étonnante recherche graphique de Fred Bourguignon accompagnent le fondateur de la revue Esprit dans la contemplation et la traversée d'un surprenant mur blanc. "J'ai souhaité à travers ce bref récit rendre aimable Emmanuel Mounier à une nouvelle génération d'hommes et de femmes confrontés à des questions anthropologiques inédites. Pour y parvenir, je n'ai pas voulu faire une nouvelle étude biographique car d'autres l'ont fait de merveilleuses manières avant moi (Domenach, Lurol). Il s'agit davantage d'un récit où défilent les moments clés de la vie du philosophe personnaliste et la progression de sa pensée sur la personne. Ainsi progressivement émerge sa vision de la personne en relation à travers les multiples visages qui l'ont poussé à se libérer et à s'engager contre tout ce qui peut réduire et contraindre la sublime vocation des êtres humains à expérimenter de vraies communions.
Soudain j'ai relevé la tête et j'ai vu une énorme masse qui descendait lentement vers moi. J'ai tout de suite compris que j'étais la proie. La trajectoire était précise. La masse devenait plus nette. Je n'en distinguais qu'une partie. Au moment où je pensais m'enfuir, une lumière éblouissante a jailli. J'étais comme aspiré vers le haut. Je me suis agrippé avec plus de force à mes bagages comme à un ultime rempart. Rien n'y fit : Mes pieds ont décollé du sol. C'était terrible. Je n'arrivais même pas à crier. J'étais maintenant à un mètre du sol, toujours avec ma valise et mon sac à la main ! L'attraction se fit de plus en plus grande. Je m'élevais de plus en plus vite comme tracté par ce rayon de lumière. Quand je dépassais la cime des pins, la vitesse augmenta. Je fermais les yeux, pris de vertige et de nausées. " Un prêtre est enlevé par des extra-terrestres : Survivra-t-il ? Tel est le point de départ d'une histoire futuriste qui se lit comme un roman d'aventure. Ils sont plusieurs, d'espèces de vie très diverses, à avoir été ainsi kidnappés et être envoyés dans l'espace. Se forme alors une petite communauté hétéroclite qui doit apprendre, non sans difficultés, à vivre ensemble, sous la protection d'une intelligence artificielle, AT, qui cherche le moyen de faire regagner au plus vite à chacun sa planète d'origine. Grace au carnet de bord du prêtre terrien le lecteur découvre le cheminement intérieur que cette expérience intergalactique fait vivre à chaque personnage. Ainsi le récit devient l'occasion d'une réflexion profonde sur ce qu'est la personne, la relation, le don de soi, la communion au-delà de la différence.
Jacques Maritain (1882-1973) fut sans doute le plus grand philosophe chrétien du XXe siècle. Né à Paris dans le milieu de la gauche libérale, il découvrit la foi chrétienne avec sa jeune compagne Raïssa (1883-1960), juive issue de l'émigration russe. On peut dire qu'il arma intellectuellement le monde chrétien face aux défis de la modernité, promouvant un humanisme démocratique plus actuel que jamais. Homme et femme de prière, Jacques et Raïssa témoignèrent pour une Église servante et pauvre qui puisse trouver, dans la contemplation de Jésus sur tous les chemins du monde et de la vie, un chemin d'Évangile pour aujourd'hui. Jean Daniel fut marqué par la pensée de Jacques Maritain au grand séminaire de Quimper. Il connut la vie monastique bénédictine, puis il discerne sa vocation à la Chartreuse : celle d'ermite paysan. En 1969, il a un contact direct avec Jacques Maritain qui l'encourage dans sa vocation.
Depuis plus d'un millénaire, l'oeuvre du moine arménien, Grégoire de Narek (940-1003), a accompagné les fidèles de sa nation dans toutes les circonstances de leur vie. On déposait son livre sur l'autel paroissial ; on le lisait au chevet des malades pour obtenir leur guérison ; on en insérait des extraits dans la liturgie de la messe. Si l'on partait en voyage, on en recopiait quelques pages, qu'on gardait sur soi comme viatique contre les craintes et les périls. Presque inconnu en Occident jusqu'au milieu du XXe siècle, saint Grégoire de Narek a été proclamé docteur de l'Eglise universelle en 2015. Il enseigne l'art de parler à Dieu des profondeurs du coeur, en nous présentant devant lui avec une sincérité exempte de pharisaïsme. Si nous sommes tous sauvés en Christ, nous partageons solidairement toutes les fautes de nos semblables. Nous sommes tous impliqués dans la même chaîne de prières, jusqu'à la fin des temps, en une démarche de contrition profondément libératrice.
A 36 ans, je redécouvre un monde devenu presque "étranger" : le monde de la nourriture apaisée, le monde de la vie restaurée, un monde qui ne ressemble finalement qu'à celui de nouvelles faims. D'appétits furieux de sens et de désirs retrouvés, de boulimie de vie intérieure. Je passe devant ces toilettes qui ne servaient à rien sauf à ma destruction, à ma douleur et à mon apaisement. (...) Dans quelle prison faut-il se trouver pour se sentir menacée et dérangée pour une bouchée ? Une prison mentale qui s'appelle l'anorexie et sa meilleure copine la boulimie. Deux "personnes" qui avaient pris possession de mon cerveau, de mes comportements, de mon être tout entier jusqu'à éclipser ce que j'étais réellement. Deux personnes qui ont dominé ma vie pendant plus de dix ans. Qui m'ont fait sombrer dans l'horreur du gouffre, de la vase et de la boue. Qui m'ont dépouillée entièrement physiquement et mentalement".
Ils s'appellent Denko, Bintou, Jonathan. Ils viennent d'Afrique noire, d'Europe de l'Est, du Maghreb. A 16 ans, parfois plus jeunes encore, ils ont fui la guerre, des menaces pesant sur leurs familles, la misère. Le drame de l'exil les a endurcis, a broyé leur innocence. Au titre de la protection de l'enfance, la France reconnaît des droits à ces garçons et filles, mineurs étrangers non accompagnés (MNA) le droit à bénéficier d'une assistance et d'un hébergement, le droit à être scolarisé. Mais faire appliquer ces droits est un long combat, d'abord parce que les administrations mettent systématiquement en doute l'âge de ces jeunes, qu'ils soumettent à des tests osseux pourtant très controversés, ensuite parce que le droit de rester en France leur est souvent refusé à la majorité. Membre du Réseau Education Sans frontières (RESF) depuis 2008, et fondatrice des associations Eole en 2018 et Hébergeurs Solidaires et Parrains Engagés (HéSoPE) en 2019, Marie-Pierre Barrière se bat à leurs côtés. Comme citoyenne et comme chrétienne, elle témoigne avec force de sa foi en ces jeunes encore à l'aube de leur vie, et défend un autre projet de société : celui de l'ouverture et de l'inclusion, à rebours de la politique actuelle de durcissement des conditions d'accueil et de fermeture des frontières.