Baran est follement amoureux de Paulinka mais le montre trop ; Maroussia est éprise du jeune Jan mais le montre trop peu ; " Ajour " et Maria s'aiment éperdument, sans le montrer ou le dire. A travers ces trois liaisons différentes, marquées par le charisme des partenaires masculins, tous des " arcans " (voleurs professionnels), nous baignons dans le milieu pittoresque des cambrioleurs de Minsk, en Biélorussie, dans les années 1918-1919, alors que la région, après le retour de la Pologne à l'indépendance, est en pleine ébullition politique. Nous suivons les multiples péripéties de héros atypiques, pleins d'audace et de verve, chez qui, autant que l'appât du butin, comptent le perfectionnisme du cambriolage sans effraction, la déontologie de l'escroquerie sans violence et l'esbroufe du risque gratuit. Avec D'arcans et de brume, Piasecki renouvelle la gageure de L'Amant de la Grande Ourse en dépassant le sentimentalisme et le manichéisme pour radiographier les tumeurs d'une société un peu trop sûre d'elle-même. A voleur, voleur et demi, fait-il répéter à ses larrons au grand c'ur, familiers des lumières troubles et pénombres de l'organisation sociale. Psychologue de terrain, Piasecki n'imite pas la vie, il la restitue dans sa chair la plus vive. Coup de maître du romancier autodidacte : la description admirable, sur le plan de l'émotion et de l'histoire, du glissement inexorable des voleurs dans le hachoir de la Tchéka après la révolution bolchevique. Elle vaut bien des anthologies.
Nombre de pages
487
Date de parution
01/12/1995
Poids
720g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782882500564
Titre
D ARCANS ET DE BRUME
Auteur
Piasecki Sergiusz
Editeur
NOIR BLANC
Largeur
145
Poids
720
Date de parution
19951201
Nombre de pages
487,00 €
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Dans les confins orientaux de la Pologne, sur la frontière biélorusse, dans les années où s'établit le pouvoir communiste en Russie et où s'installe un pouvoir indépendant à Varsovie, on vit bien souvent de contrebande. Qui dit contrebande dit péripéties, et donc audace, aventure, romances, filatures, suspense, éléments pour l'essentiel autobiographiques que nous retrouvons dans L'Amant de la Grande Ourse de Sergiusz Piasecki. Wtadek, jeune homme de la frontière, mène une vie d'homme libre, se joue des lois, des Etats, voire de ses congénères. Et pourtant, comme dans toute société, la vie est réglée par une loi: en l'occurrence, celle de la frontière et de ses hommes. Au gré des rencontres et des disparitions, des amitiés et des brouilles, des succès ou des échecs, nous évoluons parmi des hommes qu'habite une seule et même pensée: l'aventure. On joue le tout pour le tout, pour l'argent, la gloire, l'estime des siens ou l'amour d'une belle, mais surtout, oui, surtout pour ce goût ineffable que donne l'aventure à la vie dans ces contrées austères et maussades où la sérénité n'existe que dans les étoiles, sous la constellation de la Grande Ourse. Pimenté par une langue imagée autant que personnelle - l'auteur n'a parlé que le russe jusqu'à l'âge de vingt ans et il a rédigé son récit polonais en six semaines à peine - L'Amant de la Grande Ourse nous découvre tout à la fois un pays méconnu et une page occultée de l'histoire, mais surtout une aventure authentique dans tous les sens du terme.
Dans les forêts de la Biélorussie des années vingt, sur la frontière qui sépare l'URSS de la Pologne, la nuit est propice à la contrebande et à l'espionnage, le profit peut être considérable, les femmes sont d'un tempérament voluptueux et la vodka se boit dans de grands verres pleins. Mais les gardes-frontière tirent à vue, la Tchéka s'embusque dans des fermes abandonnées et les bandes - souvent rivales - de contrebandiers n'hésitent pas à se braquer les unes les autres. Dans ce roman largement autobiographique, la quête de l'honneur et de l'absolu, le refuge offert par une nature à l'état encore primordial et le combat livré aux idéologies ou aux compromissions nous entraînent aux confins de la loi des hommes.
Dans cette brève histoire de la Pologne, pratique et moderne, le lecteur trouvera les faits essentiels qui se sont produits depuis les origines jusqu?à nos jours. Elle se présente sous la forme de dix-sept chapitres, qui correspondent moins à des périodes historiques classiques qu?à des moments forts de la vie politique, économique, sociale et culturelle du pays. La lecture de l?ouvrage y gagne ainsi en logique et en intérêt. L?histoire d la Pologne est ici envisagée dans un cadre plus large sur toile de fond européenne et internationale. Cet ouvrage de référence permet de comprendre le rythme de l?histoire polonaise avec ses périodes heureuses aussi bien que ses époques récentes plus troublées.
Au printemps 1939, une organisation top secret est fondée à Londres, surnommée " l'armée secrète de Churchill " : elle a pour objectif de détruire la machine de guerre d'Hitler, au moyen d'actes de sabotage spectaculaires. La guérilla s'avéra aussi extraordinaire que les six gentlemen qui dirigèrent les opérations. Churchill les avait choisis pour leur créativité et leur mépris des convenances. L'un d'eux, Cecil Clarke, était un ingénieur fou qui avait passé les années 1930 à inventer des caravanes futuristes. Son talent fut employé dans un but bien plus dangereux : c'est lui qui construisit la bombe destinée à assassiner le favori d'Hitler, Reinard Heydrich. Un autre membre de l'organisation, William Fairbairn, était un retraité corpulent à la passion peu commune : il était le spécialiste mondial des techniques d'assassinat sans bruit. Sa mission consistait à entraîner les hommes parachutés derrière les lignes ennemies. Dirigés par Colin Gubbins, un pimpant Ecossais, les six hommes formaient un cercle secret qui planifia les sabotages les plus audacieux de la Deuxième Guerre mondiale. Winston Churchill les appelait " son ministère de la Guerre sale ". Les six " ministres ", assistés d'un groupe de femmes formidables, furent si efficaces qu'ils changèrent le cours de la guerre. Raconté sur le ton d'un récit d'aventure, avec la verve remarquable de Giles Milton et son subtil sens du détail, Les Saboteurs de l'ombre se base sur de vastes recherches historiques et sur des archives inédites jusqu'ici.
Hérétique, schismatique, Juif converti à l'islam puis au christianisme, libertin, hors-la-loi, tour à tour misérable et richissime, vertueux et abominable, Jakób Frank a traversé l'Europe des Lumières comme la mèche allumée d'un baril de poudre. De là à se prendre pour le Messie, il n'y avait qu'un pas ? et il le franchit allègrement. Le dessein de cet homme était pourtant des plus simples : il voulait que ceux de son peuple puissent, eux aussi, connaître la sécurité et le respect d'autrui. Il voulait l'égalité. La vie de ce personnage historique, qui fut considéré comme le Luther du monde juif, est tellement stupéfiante qu'elle semble imaginaire. Un critique polonais, saluant la réussite absolue de ce roman de mille pages, dit qu'il a fallu à Olga Tokarczuk une " folie méthodique " pour l'écrire. On y retrouve les tragédies du temps, les guerres, les pogroms et la ségrégation, mais on y goûte aussi les merveilles de la vie quotidienne : les marchés, les cuisines, les petits métiers, les routes incertaines et les champs où l'on peine, l'étude des mystères et des textes sacrés, les histoires qu'on raconte aux petits enfants, les mariages où l'on danse, les rires et les premiers baisers. Ainsi que le dit le père Chmielowski, l'autre grand personnage de ce roman, auteur naïf et admirable de la première encyclopédie polonaise, la littérature est une forme de savoir, elle est " la perfection des formes imprécises ". Au milieu du XVIIIe siècle, dans le royaume de Pologne et bientôt à travers toute l'Europe des Lumières, le singulier destin de Jakób Frank : mystique, habile politique, débauché, chef religieux ou charlatan, il fut pour les uns le Messie de la tradition juive, pour les autres un hérétique, ou pire, un traître. Pour conserver à son héros toute son ambiguïté, sa complexité et la polysémie de son apparition, la romancière a choisi de ne le montrer qu'à travers les yeux et les propos d'une foule de personnages de tout milieu et de toute condition. Cette épopée universelle sur l'appartenance, l'émancipation, la culture et le désir, est une réussite absolue : elle illustre la lutte contre l'oppression, en particulier des femmes et des étrangers, mais aussi contre la pensée figée, qu'elle soit religieuse ou philosophique.
De 1952 à sa disparition en 1977, Charlie Chaplin vit avec sa famille au manoir de Ban, à Corsier-sur-Vevey (Suisse). Dès son installation sur les bords du lac Léman, le génie du 7e art choisit comme photographe personnel un jeune homme arrivé de Paris quatre ans plus tôt : Yves Debraine. Leur collaboration perdurera jusque dans les années 1970. Le photographe est chargé de réaliser les cartes de voeux des Chaplin, mises en scène dans des situations à chaque fois différentes par le grand cinéaste. Mais aussi de documenter les fêtes de famille, les réceptions, la vie de famille, les remises de prix, les visites en Suisse, le maître au travail sur ses derniers films et l'écriture de ses mémoires. Pour la première fois réunies dans un livre, ces photographies montrent un Chaplin apaisé, toujours créatif, à l'abri du tumulte du monde derrière les hautes frondaisons du manoir de Ban. Discret observateur de l'intimité de Charlie Chaplin, de sa femme Oona et de leurs enfants, Yves Debraine donne la pleine mesure de son talent, alors reconnu par les plus grands magazines internationaux, dont Life aux Etats-Unis. Chaplin personal propose une sélection des archives Chaplin d'Yves Debraine, dont un bon nombre d'images inédites. Il accueille également un texte inédit du photographe, où il témoigne de son expérience à la fois professionnelle et humaine au manoir de Ban. Le livre comporte une introduction et une biographie du reporter-photographe par son fils Luc Debraine, directeur du Musée suisse de l'appareil photographique à Vevey (Suisse). Un témoignage de l'un des enfants de Charlie Chaplin est aussi attendu.