Présentation de l'éditeur Épuisé, lessivé, harcelé, le Président François Hollande ne sait plus où donner de la tête entre l'endettement de la France, la montée des révoltes, la division des gauches et la montée du Front National. En visiteur du soir, au guidon de son scooter, il se rend chez le Nostradamus de la politique, Jacques Attali, pour tenter de déchiffrer son avenir politique : - Tout fuit entre mes doigts. Tu comprends, dans ma vie, j'ai toujours réussi à me raccrocher aux branches, mais là je n'y arrive plus. Jacques Attali ose avancer une hypothèse ultime : la démission, seule façon d'apparaître comme un grand homme aux yeux de l'Histoire : " De Gaulle a démissionné. Pourquoi pas moi ? ", songe François Hollande. Aussitôt dit, aussitôt fait. Sa démission est évidemment un séisme. Le président du Sénat devient Président de la République, les partis sont à la manœuvre pour les élections présidentielles et tous les coups sont permis : Arnaud Montebourg pense que son heure a enfin sonné et se heurte à Manuel Valls, François Fillon se lance dans la bataille et Dominique de Villepin devient le meilleur allié de Nicolas Sarkozy. La politique est un roman de cape et d'épée. Sous la plume drôle et si bien informée de Philippulus, son récit revêt même un caractère prophétique. Que nous réserve la vie politique française en 2015 ? Pour le savoir, il faut lire ce feuilleton qui est une mine d'information sur la vie quotidienne de nos hommes politiques et révèle sous prétexte de fiction le " off " que les journalistes préfèrent garder sous silence.
Quelle différence existe-t-il entre l'embastillement de l'Ancien Régime et le couvre-feu/confinement de l'état d'urgence sanitaire ? Aucune selon certains : le fer des chaînes est simplement devenu virtuel ; les murs censés nous protéger de l'ingérence de l'Etat sont aujourd'hui ceux qui nous enferment. La France est retombée dans ses travers jacobins et liberticides d'un Etat autoritaire, d'un Etat policier où la liberté, pourtant garantie par la Constitution, n'a plus la place de premier plan qui lui revient. Pire, la liberté a été dépossédée de son caractère d'universalité, elle n'est plus qu'un droit "octroyé" par le souverain démocratique qui en façonne les traits à sa guise tout en conservant le pouvoir de reprendre ce qu'il a donné quand il le décide. Dans cet univers, la dystopie est devenue la norme et la "risquophobie" le guide de la décision politique. Le fossé qui séparait la démocratie de l'autoritarisme n'est plus qu'une simple ligne de démarcation dont les contours ne cessent de s'estomper avec l'avènement d'une société où la sécurité devient la première des libertés.
John Lennon et Yoko Ono vécurent plusieurs étés de paix dans les montagnes retirées du Japon, à Karuizawa. On en parla peu. Car il ne se passa presque rien. Ils appelèrent cela, " le silence de l'amour ". Quasiment rien si ce n'est l'aboutissement du parcours du narrateur de ce roman, qui découvre alors tous les bouleversements dans la vie créatrice et personnelle de John Lennon et au-delà, le maillage de sa propre vie, les interférences nippones, la présence de la femme aimée et lointaine. Et de la neige. Ce roman parle des fantômes qui peuplent nos vies, du Japon et de sa soyeuse étrangeté. De l'amour et des sentiments qui fondent sous la passion. De John Lennon et de sa résurrection. C'est aussi une enquête sur les lieux d'élection japonais d'un couple mythique. Il séduira non seulement les fans des Beatles, de musique mais aussi les amoureux de voyage lointain et de retraite spirituelle. C'est du Kawabata pop et rock'n roll.
Cette nuit, la forme que mon récit doit adopter m'a été révélée par un rêve. Davantage qu'un livre-amphibie, il me faut inventer un roman vortex, dansant comme un tourbillon d'écume, un roman aux pages-branchies, aux phrases ciselées comme des écailles, un roman qui se lance à la mer et nage vers le paléolithique. " Roman des cétacés et récit des amours d'Anaïs, Ecume se place dans le sillage de Moby Dick, le chef d'oeuvre d'Herman Melville, pour transformer le récit d'une chasse en ode à la vie et à la liberté. Un vent brûlant sur la folie de notre monde.
Les amers sont des repères qui permettent aux navigateurs de faire le point. Les nouveaux amers sont une collection qui a pour but de réunir les meilleurs chercheurs sur l'océan, car la mer est une révolution, le lieu où se dessine notre futur immédiat. Tant sur le plan de l'environnement, de la santé, de la technologie, que de la stratégie. En collaboration avec le Centre d'Etude Supérieur de la Marine, cette collection destinée au grand public se veut innovante et palpitante comme un grand roman d'aventure maritime. ?? Volume 1 : L'Océan numérique ? 'Océan numérique aura pour thèmes les câbles, le jumeau numérique des océans (mercator), l'enjeu de la donnée, les drones et l'intelligence artificielle.
Que pensent, ressentent, craignent, espèrent la majorité des Français ? Quels sont leur état d'esprit, leurs frustrations, leurs aspirations, leur regard sur notre pays et l'action de ceux qui les gouvernent ? Ces Français de la classe moyenne, le think tank de Publicis les a écoutés comme nul autre. Des milliers d'entre eux se sont exprimés régulièrement entre 2007 et aujourd'hui sur tous les sujets qui leur tenaient à coeur. Ces paroles constituent une mine d'une grande richesse. Maurice Lévy a analysé, étudié, lu, écouté cette source unique et propose une synthèse percutante et inattendue de leurs propos. Comment ont-ils traversé les crises des vingt dernières années ? Sont-ils sans illusions et rétifs à tout changement ? Qu'en est-il du déclassement ? Pour eux ? Pour la France ? Comment vivent-ils leur situation ? De quoi se nourrissent leurs colères et leurs rêves ? Ce tableau saisissant des Français s'intéresse aussi à la jeunesse et en offre un portrait loin des idées reçues. Fort de cette analyse au long cours et de son expérience de publicitaire et de chef d'entreprise, Maurice Lévy nous présente ces Français de la majorité silencieuse. A l'heure des choix, ce court livre est une invitation nécessaire à ouvrir enfin grand les yeux sur nos concitoyens et les enjeux décisifs de notre avenir. Maurice Lévy est président du Conseil de surveillance du groupe Publicis.
La Révolution française les avait émancipés : elle leur avait accordé les mêmes droits civils et politiques qu'aux autres nationaux à condition qu'ils acceptent de reléguer la pratique religieuse dans la sphère privée. Les Juifs de France jouèrent le jeu et se dévouèrent sans compter à la République, apportant leur contribution au développement de la démocratie et de la laïcité. C'est la grande époque du franco-judaïsme. Malgré les persécutions antisémites dont ils sont l'objet sous Vichy, les Juifs de France continuent, après la Libération, d'être animés par l'esprit d'intégration républicaine, en dépit de la création de l'Etat d'Israël (1948). C'est la vague des rapatriés d'Afrique du Nord, après les indépendances, qui donne la première inflexion : les nouveaux venus n'ont pas la même culture de l'intégration que les Juifs issus de l'est européen. La guerre de Six Jours (1967) marque le tournant : Israël attend des Juifs du monde entier un soutien sans faille. S'amorce alors la formation du franco-sionisme : fidélité au pays d'appartenance, bien sûr, mais aussi à Israël et à sa politique, quelle qu'elle soit. C'est ainsi qu'aujourd'hui les institutions dominantes du judaïsme français s'efforcent de convaincre les Juifs que leur destin est lié non plus au principe d'une République juste et exigeante, mais à un " Etat nation du peuple juif " à tendance messianique et qui discrimine les minorités non juives. Du franco-judaïsme dominant sous la IIIe République au virage franco-sioniste d'aujourd'hui, l'histoire des Juifs de France a connu bien des vicissitudes. La voici racontée par l'un de leur fils, sur la base d'une documentation exceptionnelle et à travers un récit riche et coloré. Charles Enderlin est journaliste. Il a été le correspondant de France 2 à Jérusalem de 1981 à 2015. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur le Proche-Orient.
En quelques décennies, tout a changé. La France, à l'heure des gilets jaunes, n'a plus rien à voir avec cette nation soudée par l'attachement de tous aux valeurs d'une république une et indivisible. Et lorsque l'analyste s'essaie à rendre compte de la dynamique de cette métamorphose, c'est un archipel d'îles s'ignorant les unes les autres qui se dessine sous les yeux fascinés du lecteur.C'est que le socle de la France d'autrefois, sa matrice catho-républicaine, s'est complètement disloqué. Jérôme Fourquet envisage d'abord les conséquences culturelles et morales de cette érosion, et il remarque notamment combien notre relation au corps a changé (le développement de certaines pratiques comme le tatouage et l'incinération en témoigne) ainsi que notre rapport à l'animalité (le veganisme et la vogue des théories antispécistes en donnent la mesure). Mais, plus spectaculaire encore, l'effacement progressif de l'ancienne France sous la pression de la France nouvelle induit un effet d'" archipelisation " de la société tout entière : sécession des élites, autonomisation des catégories populaires, formation d'un réduit catholique, instauration d'une société multiculturelle de fait, dislocation des références culturelles communes.À la lumière de ce bouleversement anthropologique, on comprend mieux la crise que traverse notre système politique : dans ce contexte de fragmentation, l'agrégation des intérêts particuliers au sein de coalition larges est tout simplement devenue impossible. En témoignent, bien sûr, l'élection présidentielle de 2017 et les suites que l'on sait...Cette exploration inédite de la France nouvelle est fondée sur la combinaison originale de différents outils (sondages, analyse des prénoms, géographie électorale, enquête-monographie de terrain), méthode permettant de demeurer au plus près de l'expérience de celles et de ceux qui composent la société française d'aujourd'hui.Avec de nombreuses cartes, tableaux et graphiques originaux réalisés par Sylvain Manternach, géographe et cartographe.Jérôme Fourquet est analyste politique, expert en géographie électorale, directeur du département Opinion à l'IFOP.
Esprit libre, indépendant, attaché aux valeurs républicaines, Jean-Louis Debré a pris position dans les débats les plus polémiques. Il revient sur neuf ans passés à la tête du Conseil constitutionnel. Rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, débats sur le mariage homosexuel et la taxe carbone, loi Hadopi... Le témoignage d'un " sage " sur les rouages de la République. Ancien président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré a écrit de nombreux ouvrages sur l'histoire de la République, ainsi que des romans policiers. Ces femmes qui ont réveillé la France est disponible en Points. " Des coups tordus de Sarkozy à la tendresse pour Chirac, des caprices de Giscard aux confidences de Juppé, l'ex-président du Conseil constitutionnel livre ses secrets. " Le Point " Une liberté de parole piquante. " L'Obs