L'insécurité est devenue l'un des enjeux majeurs du débat politique. Mais de quoi parle-t-on ? Les batailles idéologiques qui opposent les partisans du " tout sécuritaire " et les " sécuriphobes " - ceux qui veulent un accroissement sans limites de la répression et ceux qui portent un regard " angélique " sur les délinquants, tous assimilés aux enfants perdus de la crise sociale et de la discrimination -, sont autant de pièges qui minent la réflexion et désorientent les pratiques. Didier Peyrat reprend ici l'analyse des faits et des chiffres, en refusant d'être l'otage des préjugés. La criminalité n'est plus la même que par le passé : ce qui est en cause, désormais, c'est le vivre-ensemble, la possibilité d'être en société. Pour combattre la violence injuste, il faut résolument prendre en compte les victimes, trop souvent laissées pour compte, repenser la sanction, sans tomber dans l'impunité, mais de façon à permettre au coupable de se reprendre, défendre des valeurs, oser éduquer... C'est sur ces bases que l'on répondra au besoin fondamental de sécurité de la population, en l'articulant au changement social, et que l'on restaurera la confiance parmi les citoyens. Il s'agit ici non pas d'" en finir avec l'insécurité " ou de la nier, mais d'y faire face en revivifiant la civilité et la démocratie. Bref de refaire la Cité.
Nombre de pages
210
Date de parution
11/01/2007
Poids
202g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782283022627
Titre
Face à l'Insécurité : refaire la Cité
Auteur
Peyrat Didier
Editeur
BUCHET CHASTEL
Largeur
115
Poids
202
Date de parution
20070111
Nombre de pages
210,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Sommes-nous contraints de choisir entre société disciplinaire ou société morcelée ? Entre " tolérance zéro " ou complaisance à l'égard des illégalismes ? Pour. Didier Peyrat, il est non seulement possible mais nécessaire de sortir de ces dilemmes. Récusant les facilités du sécuritarisme comme de la sécuriphobie, il cherche ici à fonder une action intelligente contre la violence, l'incivisme et le cynisme. Il montre que fureur répressive et angélisme renvoient à une véritable crise de la faculté de juger. Sans nostalgie à l'égard d'une république perdue, mais en cherchant à dégager le socle d'une possible république de la civilité, l'auteur formule des analyses et des propositions adaptées à notre. société compliquée ". Pour réconcilier changement social et sécurité.
Il est un sujet, pourtant d'importance et d'actualité, sur lequel n'existe aucun consensus - quant à son ampleur, sa nature et ses remèdes: la protection des personnes contre les atteintes volontaires à leurs biens ou à leur intégrité physique.Ni apocalypse, ni fantasme, l'insécurité est une réalité têtue, qui résiste à toutes les esquives.Didier Pevrat n'écrit pas ici un "livre de juge" où un magistrat parlerait de son mal-être. De l'expérience de terrain, il est question, puisque l'auteur est actuellement vice-procureur de la République au Tribunal de grande instance de Pontoise. Mais, par ses fonctions, il a été amené à réfléchir aux cadres sociaux de l'exercice de la justice et a étudié la littérature, savante ou pas, consacrée à la sécurité. Il renvoie dos à dos, et avec une égale vigueur, tant les analyses catastrophistes - qui croient voir déferler une vague d'insécurité et d'incivilités - que celles, "dénégationnistes" - qui réduisent l'insécurité à un problème d'outil statistique.Face à l'incontestable montée de l'insécurité et des incivilités, Didier Peyrat, à partir de sa pratique, amorce des propositions - notamment le retour du droit comme norme sociale, à travers l'enseignement, le développement d'une justice de proximité, grâce en particulier à une nouvelle justice de paix, et le travail de prévention.
Deux voix rivalisent aujourd'hui en Amérique latine. Par leurs politiques, leurs projets et leurs doctrines, Chavez et Uribe symbolisent deux manières radicalement distinctes de concevoir la vie nationale et régionale. Malgré des parallèles parfois rapides les rapprochant sous l'étiquette de "populistes" ou de "néo-populistes", la situation que connaît chacun de leur pays après plusieurs années de pouvoir est très différente. L'antagonisme direct de ces deux chefs d'Etat se traduit entre autres par leurs vues politiques distinctes: le leader vénézuélien promeut un "projet bolivarien" qui repose essentiellement sur la lutte "révolutionnaire"; le président colombien défend une politique de renforcement de l'autorité de l'Etat par la voie constitutionnelle avec le soutien des Etats-Unis. Dans cette lutte pour le leadership politico-moral de l'Amérique latine (dernièrement, l'affaire Bétancourt en a été révélatrice), le Brésil de Lula tente de s'interposer dans le match Chavez-Uribe et se présente comme une voie intermédiaire.
Pourquoi les abeilles dépérissent-elles? Parce qu'on les empoisonne? Parce qu'on les prend pour des vaches à miel ou à venin? Les scientifiques cherchent des réponses. Sid aussi essaie de comprendre. Né au début des années 1980, il ne sait pas trop à quoi se raccrocher, se fiant tour à tour à la sagesse des apiculteurs, à la nostalgie des néonazis, au cynisme du Forum de Davos, à son irrésistible penchant pour une étrange téléphoniste japonaise... Dans un pays sans mer où coulent le miel et le chocolat au lait, sur une planète où les humains ne pourront survivre sans les abeilles, Le Silence des abeilles est le roman d'apprentissage, drôle et grave, d'une certaine jeunesse.
U n avocat de trente-cinq ans travaille au Luxembourg pour un gros cabinet. Salaire mirobolant. Pas d'amours. Pas d'amis. Une femme de ménage... qu'il ne voit jamais. Mal dans sa peau, il se trouve insignifiant au point de se sentir transparent. La veille d'un passage à Paris, l'avocat ressent une douleur inexplicable au cou, puis au bras. Dans sa chambre d'hôtel, il constate qu'il est devenu tout à fait invisible. Comme le héros détraqué de H.G. Wells. Des traces humides sur la moquette, un creux sur un matelas, voilà ce qu'il reste de lui. Cette expérience le délivre de ses angoisses, sa nouvelle impunité lui permet tous les excès. Il voyage, porté par une sensualité retrouvée, se rend en Sardaigne, traverse la Méditerranée... Insaisissable, ivre de puissance, il s'intéresse finalement à une humanité qu'il croit dominer de très haut... Fable ironique au rythme soutenu, riche en rebondissements, ce remake d'un grand classique en élargit le sens, pour mettre en cause une société en voie d'atomisation, séduite par des valeurs virtuelles.