Pierre Peuchmaurd a noté pendant des années ce qu'il appelait ses fatigues, ces aphorismes précis, à la fois joueurs et graves, du même bois que ceux de ses proches Louis Scutenaire et G.C. Lichtenberg. Ce livre regroupe les trois recueils d'aphorismes parus de son vivant, soit À l'usage de Delphine (L'Oie de Cravan, 1999), L'immaculée déception (Atelier de l'Agneau, 2002) et Le moineau par les cornes (Pierre Mainard, 2007). Cet ensemble est complété par un recueil inédit, La position du pissenlit, rédigé dans les derniers mois de sa vie. Pierre Peuchmaurd est né à Paris en 1948 et est décédé le 12 avril 2009 à Brive. Il aura vécu près de 40 ans en Corrèze où il animait les éditions Myrddin. Son écriture et sa vie s'inscrivent dans la continuité de la démarche surréaliste avec une voix et une sensibilité uniques. Son oeuvre poétique, abondante, commence tout juste à être reconnue pour l'une des plus justes, les plus fortes, de ce temps.
Nombre de pages
221
Date de parution
22/08/2014
Poids
352g
Largeur
143mm
Plus d'informations
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EAN
9782922399851
Titre
Fatigues. Aphorismes complers
Auteur
Peuchmaurd Pierre ; Terrossian Jean
Editeur
OIE DE CRAVAN
Largeur
143
Poids
352
Date de parution
20140822
Nombre de pages
221,00 €
Disponibilité
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Ce recueil de ceci, de cela, de réponses sans questions - sans autre question que celle de la poésie - devait initialement s'intituler Vite dit. On m'a fait valoir que ce titre était " dépréciatif ", et qu' il ne fallait pas. Vite dit, pourtant, cela se comprenait. [...] Là-dessus, articles, catalogues, préfaces, papiers perdus et retrouvés, ressaisis dans leur peu de poids. Poignée d'eau. J'ai peu retouché. Un mot ici ou là, quand l'expression paraissait trop naïve. Généralement, elle tient à l'être. Mais pas " vite dit ". Alors, Colibris et princesses - les garçons et les filles, les peintures, les poèmes, les vivants et les morts, dans l'ordre alphabétique. Ça se comprend aussi. " Les colibris durent trois jours, trois jours les princesses ", dit Miguel Angel Asturias. Pierre Peuchmaurd
Ce nouveau livre est habité, on pourrait dire hanté, par la femme lumineuse et déifiée, l'amour sublime et fou, la "beauté convulsive" qui, depuis André Breton, initie la quête des poètes.
C'est vers l'année 2011, au salon Expozine, que l'éditeur de L'Oie de Cravan a fait la connaissance d'une bande de jeunes allumés qui s'apprêtaient à fonder une maison d'édition. La coopérative d'édition la Jachère est née peu de temps après, dans la foulée des manifestions et révoltes de 2012, et s'est révélée un lieu riche en productions et découvertes de toutes sortes. Jonas Fortier, un des animateurs principaux du groupe y a publié sous de nombreux pseudonymes (dont Jacques-Brigitte Custo et Joni Jacusto) des publications au tirage confidentiel. Sa poésie est marquée par des images à haut risque, excessives et baroques. Il propose ici avec ces "Chansons transparentes" le résultat de trois années d'écriture, une réflexion sur le thème du désir. Il en dit ceci : "En relisant aujourd'hui ces chansons, je me rappelle ce que j'ai lu de poésie coréenne, chinoise et japonaise. On pourra peut-être parler d'un esprit zen, d'une sensibilité méditative ou d'un regard métaphysique, mais on peut toujours rattacher les petites choses à de plus grandes et plus solides. Alors je préfère parler de chansons. J'ai fredonné dans ma tête tous ces petits poèmes, je les ai chantés sans musique, sans mélodie, sans chant, juste pour qu'ils vivent".
On va rencontrer ici nombre de personnages prisonniers d'un labyrinthe matériel, mental ou virtuel. Et voir se brouiller inextricablement les frontières du vrai et du faux, du réel et de la fiction. Ce livre est un piège, si délicieux que le lecteur se surprendra à souhaiter ne jamais en sortir.
Il y a la gueule et il y a le monde - la gueule qui tente d'y entrer, de s'y faire une place, de se le faire rentrer dedans, ce monde vaste et brutal et rempli à craquer de matière incisive et de matière douce, monde où la question du pays demeure béante, sans lieu où poser sa mémoire, son désir, ses langues. C'est à son seuil qu'Elissa Kayal fracasse l'histoire de sa gueule, histoire d'une parole trouée qui se cogne, se durcit, résiste et veut tout de ce monde : y aimer, y danser, s'en gorger jusqu'à l'excès malgré la violence de la guerre et des exils, et qui, dans cette collision même entre l'inconvénient de naître et la tentation d'être au monde, se découvre pour remède une "horrible envie de vivre" .
Le temps des guêpes, c'est la saison des muses, c'est le tourbillon de la vie. Ce premier recueil de poésie de la musicienne et artiste visuelle Maud Evelyne conjugue la luxuriance des fins d'été à la piqûre ordinaire, douce et amère, des jours. Après avoir fabriqué d'excellents zines pendant de nombreuses années, celle qui "fait des chansons-poèmes en attendant la fin du monde, quelque part entre folk mélancolique et rock de chambre sixties" , intègre maintenant le catalogue de L'Oie de Cravan avec une oeuvre d'une expressivité crue, déroutante, où la poésie surréaliste et drôle ne craint pas de transgresser les registres tout en faisant foisonner les images.