D??uvres d'art, Katja Petrowskaja entremêle souvenirs d'enfance, actualités, réflexions esthétiques, historiques ou sociologiques dans une écriture délicate. La photographie d'un mineur du Donbass, un couple de migrants syriens arrivés sur l'île de Lesbos, un autoportrait de Francesca Woodman, une fleur nouvelle à Tchernobyl ou un énigmatique pigeongramme : chaque fois que l'on croit deviner le trajet d'une pensée ou d'un songe, l'autrice déplace notre regard de quelques centimètres à peine, et cela suffit à renverser notre imaginaire. Née en Ukraine, Katja Petrowskaja se met à écrire sur les photographies au début de l'invasion russe en 2014, « par impuissance face à la violence ». Dans une écriture parfaitement limpide, La photo me regardait porte une attention si minutieuse aux choses et aux images qu'elle en fait ressentir une lenteur inédite, opposant au bruit des guerres « des possibilités de silence et de beauté ». Ces textes, écrits entre 2014 et 2021, dessinent « les traits d'une autobiographie dispersée, en éclats » (Jean-Christophe Bailly). Ce livre a été traduit en anglais, en italien, en danois et en slovaque et a reçu un très bel accueil.
Nombre de pages
256
Date de parution
18/04/2025
Poids
278g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782865891696
Titre
La photo me regardait
Auteur
Petrowskaja Katja ; Torrent Jean
Editeur
MACULA
Largeur
130
Poids
278
Date de parution
20250418
Nombre de pages
256,00 €
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Présentation de l'éditeur Comprendre d'où l'on vient, n'est-ce pas la première responsabilité de l'âge adulte ? Katja Petrowskaja a grandi dans une famille juive à Kiev, en Ukraine, dans les années 70. De son enfance, lui restent les souvenirs de l'immeuble soviétique qu'elle habitait avec ses parents et ses babouchkas, ces grand-mères comme surgies d'un siècle passé, qui parlaient polonais ou peut-être yiddish - mais avant tout, lui reste un étrange sentiment de manque. Qu'est-ce qui n'était pas dit autour de la grande table familiale ? Dans quelle béance de l'histoire ces ancêtres dont on taisait les noms avaient-ils été happés ? Peut-être Esther est le fruit de cette quête des origines. Pas à pas, fragment par fragment, une découverte après l'autre, Katja Petrowskaja raconte sa filiation. Un arrière-grand-oncle dont l'attentat qu'il a commis contre un ambassadeur allemand aurait pu être le déclencheur de la Seconde Guerre mondiale ; un grand-père prisonnier de guerre qui n'est réapparu que quarante et un ans plus tard ; une arrière-grand-mère qui s'appelait peut-être Esther - personne n'en est plus sûr - qui à Kiev en 1941, en dépit de son grand âge et de ses difficultés à marcher, s'est rendue, sur injonction de l'occupant qui appelait tous les habitants juifs à faire de même, au ravin de Babi Yar, où ils ont été tués en masse. Par le prisme de ces destins brisés, Katja Petrowskaja trace les contours d'une Mitteleuropa disparue, et livre un récit du 20ème siècle où alternent le clair et l'obscur, la force et la fragilité, la gloire et la défaite.
Au cours de ces dernières années, l'Europe a été au centre d'événements socio-politiques qui ont dangereusement ravivé les spectres du « Vieux Continent », faisant ressortir une multiplicité de tensions qui remettent en question, une fois de plus, la dimension historique, géographique et administrative de cet espace aux multiples définitions. Le numéro 21 de Studiolo invite à actualiser la réflexion critique sur l'Europe dans les arts, en favorisant un dialogue transdisciplinaire ainsi qu'en privilégiant des lectures qui soulignent le caractère complexe et contradictoire d'un espace et d'un imaginaire en perpétuelle transformation. Studiolo est une revue annuelle d'histoire de l'art dédiée à la production artistique et la circulation des images entre l'Italie, la France, l'Europe et le Monde, de la Renaissance à nos jours. Elle constitue un espace ouvert aux recherches les plus actuelles qui occupent toutes les disciplines de l'histoire de l'art, tant dans ses objets que dans ses méthodes. Chaque livraison de la revue comporte un dossier thématique, des varia, une rubrique regards critiques consacrée à l'historiographie et, dans la rubrique histoire de l'art à la Villa Médicis, une actualité des activités du département d'histoire de l'art et des chantiers de restauration de l'Académie de France à Rome ? Villa Médicis. Enfin champ libre ouvre ses pages aux pensionnaires artistes de l'année en cours. Précédents numéros coédités avec les Éditions Macula : no 17, 2020-2021, dossier « Raphaël/Raffaello » no 18, 2021-2022, dossier « Indétermination » no 19, 2023-2024, dossier « La vie des oeuvres » no 20, 2025-2026, dossier « Atlas. Soutenir, soutenable »