Gens de l'eau, gens de la terre. Ethno-archéologie des communautés lacustres
Pétrequin Pierre
HACHETTE LITT.
30,00 €
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EAN :9782010086946
Qui n'a entendu parler des fameuses "cités lacustres", anciens villages bâtis sur pilotis ? Les archéologues ont été longtemps divisés sur la signification de cet habitat très original. Aujourd'hui encore, les ruines des villages construits au bord de l'eau, dont les plus anciens remontent au IVe millénaire avant J. -C. , font l'objet d'une recherche d'avant-garde qui tend à modifier considérablement nos connaissances sur les prémiers agriculteurs d'Europe occidentale. En effet, le milieu aquatique a favorisé l'excellente conservation des vestiges des maisons en bois et de toutes les traces d'activités de l'homme, depuis le Néolithique et l'Age du Bronze jusqu'au Moyen Age. Mieux qu'ailleurs, on peut retracer la vie quotidienne dans les premiers hameaux des lacs alpins, les cités nouvelles d'Italie du Nord et de Pologne et les maisons fortes d'Ecosse. Grâce aux résultats des fouilles les plus récentes en Europe, et notamment celles du lac de Clairvaux dans le Jura dirigées par l'auteur, cet ouvrage fait le point sur l'habitat, l'économie et l'évolution des communautés préhistoriques qui, durant quatre millénaires, ont lié leur vie aux lacs et aux marais. Par le biais de comparaisons avec des villages lacustres contemporains - en particulier ceux du lac Nokoué, en République populaire du Bénin -, Pierre Pétrequin propose des solutions nouvelles pour cerner les raisons qui ont poussé certains groupes d'agriculteurs à construire leurs villages sur l'eau, à s'y adapter, et à y développer des civilisations particulières. Pierre Pétrequin est docteur d'Etat en préhistoire et attaché de recherches au C. N. R. S.
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Nombre de pages
350
Date de parution
11/01/1984
Poids
575g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782010086946
Titre
Gens de l'eau, gens de la terre. Ethno-archéologie des communautés lacustres
Auteur
Pétrequin Pierre
Editeur
HACHETTE LITT.
Largeur
170
Poids
575
Date de parution
19840111
Nombre de pages
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Pétrequin Pierre ; Pétrequin Anne-Marie ; Périn Pa
Résumé : En faisant le jeu des explorateurs occidentaux, les médias ont largement diffusé l'image fallacieuse d'une Nouvelle-Guinée inexplorée, où subsisteraient les dernières populations papoues encore à l'âge de pierre, dans l'isolement d'une forêt tropicale difficile à pénétrer. De 1484 à 2002, deux préhistoriens du Centre national de la recherche scientifique se sont engagés dans dix-sept missions successives pour confronter leur expérience d'archéologues avec les réalités ethnologiques actuelles en Nouvelle-Guinée et aux Moluques. A cette occasion, près de mille huit cents objets ont été rapportés pour illustrer les techniques et les savoir-faire de populations qui exploitent des carrières pour tailler et polir des haches de pierre, produisent du sel comme forme de stockage de la richesse ou fabriquent d'extraordinaires poteries massivement échangées le long des côtes. Les auteurs proposent une mise en contexte de ces objets rares pour analyser un système de signes sociaux, où un outil peut devenir un marqueur public des inégalités sociales, un substitut anthropomorphe des vies humaines ou un objet consacré à des puissances surnaturelles. Pour avoir vécu pendant trois années dans les villages de Nouvelle-Guinée et dans les îles de l'est indonésien, Pierre Pétrequin et Anne-Marie Pétrequin livrent leur expérience personnelle d'une Nouvelle-Guinée vivante, où les objets sont des signes sociaux puissants, d'une étonnante modernité, qui circulent sur des centaines de kilomètres. Au travers de la diffusion des techniques et de la manipulation des dons et des échanges, c'est une tout autre image de l'univers des Papous qui se fait jour, avec des sociétés complexes, dynamiques, ouvertes sur l'extérieur et influencées depuis deux millénaires par le troc des plumes de l'oiseau de paradis pour la parade des économies-monde.
Résumé : Aujourd'hui, en Nouvelle-Guinée, le front de colonisation occidentale vient d'atteindre les dernières communautés qui utilisent encore la hache et l'herminette à lame de pierre polie, condamnées à une disparition rapide devant l'afflux des haches en acier. A parti de ces conditions exceptionnelles d'observation, les auteurs proposent l'étude de la hache de pierre, outil par excellence de la reproduction technique de sociétés agricoles en ambiance forestière à régénération rapide. De la roche brute à la lame tranchante seront détaillés les étonnants savoir-faire des fabricants et des utilisateurs lointains. Ces outils d'abattage sont intimement liés aux mutations des milieux naturels et à la sédentarisation des sociétés agricoles ; ils évoluent ainsi en rapport direct avec les transformations de la forêt et l'évolution des modes de faire-valoir. Mais, en circulant dans la ronde des échanges, la lame de pierre polie est aussi un vecteur de cohésion ou de concurrence sociales et culturelles. L'outil, alors symbole anthropomorphe, est géré au seul profit des hommes, comme le sont les femmes, les porcs, le sel, les coquillages et les plumes, au centre de la reproduction sociale. Cet ouvrage d'ethnologie des techniques s'adresse aussi à ceux des préhistoriens qui cherchent à prendre du recul par rapport aux traditions et aux certitudes scientifiques du monde occidental. De plus, il aborde des problèmes qui nous concernent tous : les variations de la densité de population comme signe des crises et des évolutions sociales et techniques.
Pétrequin Pierre ; Arbogast Rose-Marie ; Pétrequin
Résumé : La première utilisation de b?ufs attelés à des araires et à des véhicules à roues au courant du IVe millénaire constitue un épisode technique qui a eu, à long terme, d'énormes répercussions sur l'histoire de l'homme, de l'agriculture et des transports. Ces innovations géniales, imaginées quelque part dans l'ancien Croissant Fertile ou en Ukraine, ont été diffusées et adoptées dans le monde entier. À ce titre, les b?ufs attelés, la roue et l'araire constituent le prolongement, un peu plus tardif, de la Révolution néolithique. Où cette invention a-t-elle eu lieu ? Comment ces techniques complémentaires ont-elles été diffusées en Europe occidentale ? Pourquoi les hommes se sont-ils emparés des couples de b?ufs, du joug, du char et de l'araire pour les faire figurer parmi les gravures rupestres, les maquettes en terre cuite et les tombes néolithiques du IIIe millénaire ? Que représentaient donc ces inventions pour les sociétés agricoles d'avant l'Age du Bronze ? Autant de questions que cherchent à résoudre, avec des points de vue parfois très différents, les quarante-six scientifiques - issus de douze pays différents -, qui ont contribué à cet ouvrage, où l'on voit de remarquables techniques modernes être manipulées pour afficher la puissance des divinités et le statut des élites du moment, dès 3 500 av. J.-C.
Qu'est-ce qui distingue le cerveau d'un homme de celui d'un chimpanzé ? Pourquoi des jumeaux génétiquement identiques n'ont-ils pas le même cerveau ? Comment rendre compte de nos capacités d'apprentissage ? Paradoxalement, la découverte dans le cerveau en développement de gènes apparentés à ceux qui, chez la mouche, contrôlent le "patron" de l'organisme, l'emplacement et la forme des organes, éclaire ces questions d'un jour nouveau. Pourtant, aucune fatalité génétique ne pèse sur l'individu humain. Son système nerveux doué d'une extraordinaire plasticité le situe au sommet du règne animal. Les techniques de greffes génétiques et cellulaires laissent entrevoir des applications thérapeutiques prometteuses. Cependant, si l'utilisation de l'animal comme cobaye s'avère encore nécessaire, l'expérimentation sur l'homme soulève des questions éthiques redoutables. Les avancées scientifiques récentes permettent aujourd'hui, s'il en était ainsi décidé, de modifier le patrimoine génétique de toutes les espèces vivantes, l'homme compris, et, pourquoi pas, de créer des formes animales nouvelles. Mais qui en décidera ? Alain Prochiantz, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique, dirige, à l'Ecole normale supérieure, le Laboratoire de développement et évolution du système nerveux. Il a publié aux Presses universitaires de France en 1988 Les Stratégies de l'embryon et, en 1990, Claude Bernard, la révolution physiologique.