Elena Di Porto est née en 1911 dans le ghetto de Rome, un quartier pauvre où les habitants peuvent à peine subvenir à leurs besoins. Sa vie est d'autant plus difficile, qu'éprise de liberté et intolérante à toute forme d'injustice, elle défend les plus fragiles, victimes d'abus et des exactions des fascistes au pouvoir. Son comportement prétendument excessif, sert de prétexte pour l'interner en hôpital psychiatrique. Elle se marie quand même, devient mère mais quitte bientôt le foyer familial. En 1938, année où sont promulguées les lois antijuives, Elena combat, physiquement aussi, les chemises noires et les nazis. Le 15 octobre 1943, avertie qu'une rafle va avoir lieu dans le ghetto, elle court alerter les habitants qui ne la croient pas. Le 16, Elena voit sa nièce et son neveu poussés par les nazis dans un camion et les rejoint. Elle sera assassinée avec eux à Auschwitz. Ce livre raconte l'histoire exceptionnelle d'Elena Di Porto, cette héroïne du peuple qui s'est engagée à une époque où se taire était le prix à payer pour rester en vie. Elle a inspiré les personnages de Vilma dans La Storia d'Elsa Morante et de Celeste dans l'ouvrage de Giacomo Debenedetti, Le 16 octobre 1943. Un récit palpitant. Inoubliable.
Nombre de pages
200
Date de parution
07/11/2025
Poids
210g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782371200708
Auteur
Petraglia Gaetano ; De Luca Erri ; Bauer Nathalie
Editeur
DU PORTRAIT
Largeur
142
Date de parution
20251107
Nombre de pages
200,00 €
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Dans une société américaine à peine affranchie de ses lois racistes, les Afro-Américains, en exerçant leurs droits civiques, peuvent enfin accéder à leur vie. Cette nouvelle liberté suscite une exaltation et un bouillonnement racontés par Kathleen Collins à travers les relations amoureuses et filiales d'une femme noire, installée à New York. Mais être soi, c'est inévitablement faire l'expérience de la différence, d'une autre vie, et parfois d'une autre couleur de peau. C'est s'exposer à des réactions infimes, démesurées et ressentir le poids de l'Histoire qui pèse silencieusement sur chaque existence. Kathleen Collins plonge le lecteur dans ces interactions, éminemment politiques et intimes. Malicieux et pétillants, sincères et vivants, ces écrits livrent une critique du discours blanc dominant tout en dénonçant les idéologies afrocentristes. Le féminisme universaliste et précurseur de Kathleen Collins se distingue de celui qui se pense en fonction du genre, de l'orientation sexuelle ou de la couleur de peau. On entend l'écho des voix de James Baldwin, de Ralph Ellison et de Richard Wright. Journal d'une femme noire réunit des nouvelles, des lettres, des, fictions et des extraits de journaux. L'effet miroir entre la fiction et la non fiction est une formidable introduction à l'oeuvre de cette autrice majeure célébrée par le Women Prize for fiction en 2019. Les écrits de Kathleen Collins ont été publiés à titre posthume en 2015 et 2016.
Nouveau magbook, Portrait se lance, avec son équipe et son regard documentaire et poétique, à la rencontre d'artistes, de scientifiques, de philosophes, d'historiens, de politiques, de religieux... Ces femmes et ces hommes interrogent l'existence et proposent, au détour de leurs questions, de nouvelles façons de l'aborder. Ils partagent tous une curiosité débordante pour la vie et une capacité à surmonter l'adversité. Leurs parcours insolites et réjouissants montrent que chacun a le pouvoir de rendre son existence meilleure et, par ricochet, d'agir sur le monde.
Dans ce numéro, Portrait interroge le hasard. Quelle place occupe-t-il et quel rôle joue-t-il dans nos vies ? Pour certains, il est la réponse aux questions qui demeurent suspendues. Pour d'autres, le hasard porte des clés de compréhension. libraire iconoclaste interviewé dans un portrait chinois, confie : "Le hasard permet de faire des écarts ou des choix qui mènent là où on doit aller." Jean-Claude Ameisen, psychiatre et président du Comité d'éthique, laisse planer l'ombre de Spinoza sur son entretien, convaincu que "le hasard est d'abord un asile de l'ignorance". Les auteurs de Portrait se sont glissés là où le "hasard" agit sur une vie et lui donne une tournure nouvelle. Pacôme Thiellement décode, dans la Correspondance imaginaire, la face sombre de Donny Hataway, figure de la soul music, alors que Laure Albernhe, journaliste à TSF Jazz, dresse un portrait musical sensible de Jean-Claude Zylberstein, avocat-éditeur. Gaëlle Josse, elle, ausculte avec les manques qui ont poussé cette ex-rédactrice en chef du Vogue Espagne à s'établir au Ghana pour se consacrer aux enfants abandonnés. De son côté, Geneviève Flaven, fondatrice d'une agence en conseil, s'est installée à Shanghai et raconte, dans Carnet de bord, son autre vie, celle d'un écrivain. Enfin, Elsa Lepoivre, sociétaire à la Comédie-Française, révèle en quatre séquences son féminisme né sur les planches et Richard Renaldi dévoile, dans le Portfolio, des extraits de sa série d'images Touching Strangers.
En 2015, Portrait va à la rencontre de personnes dont les vies sont traversées par plusieurs cultures. Certaines, pour des raisons économiques, politiques, changent de pays depuis des générations, d'autres se penchent sur leur histoire familiale et découvrent des mondes insoupçonnés. Sortir du monde que l'on connaît n'est jamais chose simple, loin s'en faut, mais il semblerait qu'il n'y ait pas meilleur chemin pour entrer dans le sien. Celui où sont installées nos singularités. L'ethnopsychiatre Tobie Nathan s'intéresse à l'invisible : "On dit "cinglé". On a perdu l'invisible qui vous cingle. Ce qui m'intéresse est cet invisible qu'on ne reconnaît qu'aux manifestations extérieures". Elias Sanbar, ambassadeur auprès de l'Unesco, se bat depuis quarante ans pour que la Palestine, le pays où il est né mais n'a jamais vécu, ne soit pas effacée des cartes géographiques. Gladys Marivat, elle, voyage pour s'extraire de sa vie et la rendre ainsi plus riche. Elle partage cette expérience dans son carnet de bord de Berlin au Ladakh. Henriette Walter, professeure émérite de linguistique, tombée, très jeune, en amour pour les mots et les langues, continue, à 80 ans passés, d'être émerveillée par le monde. Enfin dans le portfolio, extrait de Fifty Shrinks, Sebastian Zimmermann, montre, chose rarissime, des psys, ces explorateurs des mondes intérieurs, dans l'intimité de leur cabinet.