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Gaston Fessard, un chrétien de rite dialectique ?
Petrache Ana
CERF
34,00 €
Épuisé
EAN :9782204117203
Si l'Eglise catholique assume qu'il peut exister plusieurs rites qui expriment la même croyance, a-t-on aussi le droit de proposer plusieurs langages pour exprimer le même contenu théologique ? Grand résistant, adversaire tout au long de sa vie des totalitarismes de droite comme de gauche, le jésuite Gaston Fessard (1897-1978) fut un chrétien de rite dialectique. Omniprésente dans son oeuvre, la dialectique est pour lui un véritable rituel de la pensée. A la rencontre entre l'héritage de Hegel et celui des Exercices spirituels, elle lui permet de réintroduire dans la modernité les instruments chrétiens que celle-ci avait rejetés. Elle le conduit à penser le temps présent, et à vouloir peser sur lui, sans jamais renoncer à l'épaisseur de l'histoire ni à l'horizon du salut. Ce livre saisit la critique du marxisme par Fessard, à la lumière de la dialectique hégélienne, pour en faire l'observatoire de la relation contradictoire qui s'est nouée entre catholiques et communistes au XXe siècle. C'est l'interprétation rigoureuse de Marx qui permet au jésuite de comprendre le communisme comme une religion séculière, aussi dangereuse que le nazisme qu'il a combattu. A l'heure où le théologico-politique revient en débat, l'oeuvre de Gaston Fessard offre l'exemple d'un engagement philosophique au coeur même du siècle, qui n'a rien perdu de son actualité. Ana PETRACHE est philosophe. Docteure de l'Ecole pratique des hautes études et de l'université de Bucarest, elle s'intéresse aux rapports entre religion et politique à partir du croisement de la philosophie politique et de la théologie.
L'extension du domaine de la violence et les crises globales impliquent la mise en oeuvre d'un nouveau modèle de société. Cet ouvrage présente une vision inédite, des idées concrètes et un projet évolutionnaire, pour créer une société apaisée, celle du bien-être en commun. Une (r)évolution citoyenne et un nouveau projet politique commun sont les conditions sine qua non pour produire un monde plus solidaire, plus démocratique où la confiance l'emportera sur la peur.
Résumé : Pour commémorer ses douze années passées sur le siège de Pierre, voici un livre photos retraçant les grands moments du pontificat de François : le pape apparaissant au balcon de Saint-Pierre de Rome, à Lampedusa avec les migrants, les cérémonies de Pâques pendant la période du confinement, l'ouverture des portes saintes du jubilé. Autant d'événements, heureux ou graves, dont il faut se souvenir. Ouvrir ce livre consacré au pape François, c'est se rappeler son immense action pastorale : l'intérêt consacré aux Eglises d'Amérique du Sud, d'Afrique ou d'Asie, le souci des pauvres retrouvé, l'attention portée aux périphéries... Autant de choses qui révèlent la préoccupation du pasteur, que chacun trouve sa place dans l'Eglise. François, c'est aussi un héritage théologique majeur : la prise de conscience, au sein de l'Eglise, de la crise écologique et l'initiation d'une réflexion théologique ; l'accueil fait aux divorcés-remariés. Tout cela, c'était François. Pour ne pas oublier.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Résumé : Ecrire en 100 dates l'histoire de l'Eglise, l'une des plus vieilles institutions religieuses au monde, voilà le pari insensé de ce petit livre ! D'emblée, quelques dates célèbres s'imposaient. Pourtant, elles ne suffisaient pas. C'était compter sans certains détails qui, parfois, font sens, et des acteurs secondaires qui n'en ont pas moins joué un rôle significatif. Au fil de chemins de traverse se dessine ainsi un autre visage de l'Eglise. Mais au juste, qu'appelle-t-on "Eglise" ? L'Eglise catholique, apostolique et romaine ? L'Eglise au sens sociologique et protestant du terme ? Les Eglises ? De l'exercice banal, en histoire, de la frise chronologique, Bénédicte Sère fait un jeu, pour éveiller la curiosité, brouiller les catégories, ouvrir de nouveaux horizons...
D'innocentes jeunes femmes enfermées au couvent à leur corps défendant : voilà une image héritée des Lumières dont il est bien difficile de se départir... Si la part des vocations forcées doit être relativisée, comment expliquer qu'au xviiie siècle, deux tiers des établissements détenant des " correctionnaires " étaient les communautés religieuses ? Aude Loriaud se penche sur l'évolution de ces microsociétés à la suite du concile de Trente qui imposa, en 1563, la clôture stricte comme condition de la vie religieuse féminine. Le contrôle des couvents devint alors un véritable enjeu de pouvoir politique, religieux et familial car ces refuges n'en n'étaient pas moins centres de régulation sociale, rouages de l'institution judiciaire, sanctuaires de la réputation des familles et lieux de conversion et d'éducation en plein coeur battant des villes. Des puissantes supérieures rompues aux exercices juridiques, aux détenues des " chambres de force " , se dessine une grande diversité de conditions féminines, qui renseigne en filigrane sur la vie des femmes de l'époque moderne. A l'affût de toutes les sources, et même les plus discrètes, Aude Loriaud rétablit ici l'histoire des femmes dans les couvents et fait à nouveau résonner leurs voix.