Antoine Majastre, haut responsable au sein d'un prestigieux cabinet de conseil international, est licencié du jour au lendemain. La force conquérante qui l'animait, nourrie de "motivation" et de course aux "objectifs", s'efface soudain devant la honte et l'échec. Avant de se transformer de manière spectaculaire, guidée par la voix d'outre-tombe du grand dieu Pan lequel, entouré de ses nymphes et de ses satyres, semble revenir d'un très ancien cauchemar où se reforme sans cesse le visage de Jean-Noël, le frère ainé, fauché en pleine adolescence. Antoine, déconcerté, mis au pied du mur, est sommé de faire un choix : plonger dans l'or du monde ou boire la coupe d'eau claire, le calice des morts. Terrifié, il découvre que la frontière entre l'ici-bas et l'au-delà est devenue poreuse et déborde de "présences". Et pour cause... L'image de sa réussite désormais envolée, réduite en miettes, ne peut plus faire écran à cette communication ineffable qui passe entre les deux dimensions. Voilà qu'il se met à "voir" puis à "entendre" toutes choses qu'aucun de ses proches ne peut ni soupçonner ni accepter... Désormais les morts ne sont plus seuls. Jean-Noël, le cher mort qu'il avait enterré au plus profond de ses terreurs d'enfance, va bientôt se relever du fond de sa nuit originelle et entamer avec lui un dialogue initiatique. L'irruption du surnaturel ne cesse de croitre, entraînant Antoine au seuil redoutable d'une ultime métamorphose. Ce roman visionnaire, hanté par le grand dieu Pan, révèle, au fil d'un compte à rebours empreint de solennité, le secret d'une initiation, d'un éveil sans précédent à la dimension spirituelle de notre monde sur fond de brisure existentielle.
Nombre de pages
237
Date de parution
24/01/2019
Poids
246g
Largeur
123mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782363712790
Titre
Les morts ne sont plus seuls
Auteur
Petitet Vincent
Editeur
PG DE ROUX
Largeur
123
Poids
246
Date de parution
20190124
Nombre de pages
237,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Parce qu'ils partagent la même passion pour Wagner et un fort sentiment de supériorité intellectuelle, le jeune Antoine est embauché par le président du plus prestigieux cabinet d'audit parisien. Derrière les costumes et les robes hors de prix, les salaires mirobolants et les notes de frais illimitées, Antoine découvre un univers marqué par le mépris des faibles, des bas salaires et autres sous-diplômés. C'est là aussi que s'apprennent l'asservissement aux puissants et la maîtrise des techniques pseudo-scientifiques destinées à neutraliser les salariés gênants. Antoine va jouer le jeu comme les autres, mieux encore, il saura instinctivement trouver les armes pour " surveiller et punir " l'arrogante garde rapprochée du patron. Vincent Petitet, grâce à son expérience de consultant, a su observer le milieu très particulier des affaires. Son premier roman décrit avec insolence la domestication des élites financières. Il met en lumière une législation silencieuse qui impose aux corps et aux esprits des codes omniprésents, destinés à asseoir la domination des consultants et à en esthétiser la puissance.
Le thème de la décadence est souvent présenté comme central dans l'oeuvre cinématographique de Visconti. Vincent Petitet prend le contre-pied de cette idée - qui est peut-être bien une idée reçue - préférant insister sur l'effervescence des pulsions et la sensualité des épidermes. Il brosse ainsi le portrait de Visconti en infatigable chasseur qui observe, traque, tranche et prélève ce qui satisfait ses visions d'artiste. Ses acteurs n'en ressortent pas indemnes, dressés au génie ou condamnés à la disparition.
Michel Foucault est mort il y a tout juste 40 ans. Il reste lephilosophe français le plus lu et le plus connu au monde. Mais Foucault estaussi un Voyant, dont la lucidité nous invite à nous extraire du ressentiment, cette force négative abreuvée de colère. Foucault nous invite à nous défier detous les pouvoirs. Comment ? En prenant soin de nos existences et entransformant nos modes de vie. C'est ce chemin solaire que trace ce court essaide huit chapitres envolés, qui met en perspective la figure de Philippe IId'Espagne et la pensée de Michel Foucault.
Caradec Vincent ; Petite Ségolène ; Vannienwenhove
De plus en plus, les retraités partent en vacances et font des voyages. Mais que signifie prendre des vacances à cet âge de la vie ? Comment est-il possible d'être, à la fois, " à la retraite " et " en vacances ? . Ce livre interroge la place que les vacances occupent dans l'existence de ceux qui, n'ayant plus d'activité professionnelle, doivent structurer par eux-mêmes leur temps libre. Il retrace de quelle manière les retraités, au fur et à mesure qu'ils vieillissent, transforment leurs pratiques de vacances. Il se demande dans quelle mesure les voyages organisés permettent de nouer des liens durables et s'ils peuvent constituer un catalyseur du lien social. Fruit d'une vaste enquête sociologique réalisée auprès de retraités, mêlant résultats statistiques et témoignages oraux, ce livre porte un regard neuf sur les vacances à l'âge de la retraite.
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.
La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc. De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !" Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, explique dans ce nouveau livre pourquoi le " développement durable " est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est ici déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d'"empreinte écologique" et d'"effet-rebond". L'ouvrage contient également plusieurs textes sur le sens profond de le pensée écologiste, ainsi que sur l'idée de "valeur intrinsèque de la nature". L'auteur plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".
Roland Jaccard raffole des cinéphiles, l'étant lui-même jusqu'au bout des ongles. Le problème est qu'il aime encore plus John Wayne, l'homme à abattre, jugé coupable de nombreux crimes par les petits censeurs de la bien-pensance anti-Trump. Réac, raciste, génocidaire... on ne compte plus les coups bas que dirige en permanence la charge de la grosse cavalerie idéologique contre le dernier des géants. Heureusement Roland Jaccard dégaine plus vite qu'eux et ne rate jamais sa cible. Et c'est une belle leçon de western - transposé à notre époque démissionnaire - qu'il va leur donner : celle qui sonne tôt ou tard le cinglant retour à la réalité et au savoir-vivre. On retrouvera ici toute l'insolence et l'acuité inimitables de Roland Jaccard.
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...