Un quartier, Victorine-Autier à Amiens, vit ses dernières heures. Ses trois tours sont détruites. Si certains habitants éprouvent un soulagement, d'autres demeurent indéfectiblement attachés à ces immeubles, à ce lieu. Philippe Lacoche et Catherine Petit leur ont fourni, à divers moments, des premiers signes de la démolition jusqu'à sa mise en oeuvre, l'occasion de s'exprimer sur les transformations: on peut ainsi lire dans Le dernier hiver de Victorine des témoignages empreints d'émotion et parfois de révolte. Parallèlement, des photographies de Mickaël Accart, Mourad Laffitte et Eléonore Lelong permettent de suivre par l'image, sur une période de dix ans, les changements et la disparition du quartier. On découvre aussi, dans l'ouvrage, une nouvelle de Philippe Lacoche qui redonne vie à cet endroit, planète désormais inaccessible; et un entretien avec deux élus de la ville d'Amiens, Valérie Wadlow et Jacques Lessard. Ils expliquent les raisons pour lesquelles la décision de raser les tours a été prise. Enfin, des reproductions procurent un aperçu d'un travail typographique accompli par Christine Brisset-Le Mauve avec les habitants.
Nombre de pages
152
Date de parution
30/03/2012
Poids
210g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296120877
Titre
Le dernier hiver de Victorine. Mort d'un quartier
Auteur
Petit Catherine ; Lacoche Philippe
Editeur
LICORNE AMIENS
Largeur
135
Poids
210
Date de parution
20120330
Nombre de pages
152,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Au XIXe siècle, Paris était peuplé dans sa grande majorité d'artisans et d'ouvriers. Hippolyte, le héros de ce roman historique, naît à Créteil dans une famille d'artisans vitriers et sa vie, faite d'espoirs et d'épreuves, sera confrontée à l'Histoire de ce XIXe siècle dans l'Est parisien. À la suite d'événements familiaux, il deviendra simple peintre en bâtiment à Charenton. Ses rencontres avec d'autres artisans, notamment céramistes, lui permettront de se consoler en se tournant vers les révolutions de l'art. Ce livre est aussi une histoire de Paris, de la mémoire que porte cette ville, et de ses luttes.
Cet ouvrage est né de la rencontre des auteurs avec la pratique sportive, mais aussi d'une attention portée à la question du devenir chez les adolescents. Chacun, à partir de son expérience singulière et avec les outils de sa discipline, a tenté de rendre compte de cet espace d'affrontements si particulier qu'offre le sport dans nos cités modernes. Sa pratique ne cesse de confronter ses adeptes à l'idéal et aux limites. Souvent synonyme d'excès, elle peut aussi ouvrir sur la créativité. Au-delà, les auteurs décryptent la façon dont s'articulent le corps, la langue, l'inconscient. Pour les uns, l'acte sportif reste le lieu de tous les dangers, pour d'autres il constitue une voie de résolution de l'angoisse, une sortie de crise, un renoncement même aux fantasmes de toute-puissance. Mais, pour nombre d'adolescents, ne représenterait-il pas d'abord une nouvelle place à conquérir, un peu à distance de l'enfance, un autre mode de vie, une façon d'être à l'heure de son désir?
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Précarité, isolement, difficultés d'insertion et de logement, c'est pour faire face à ces problèmes qu'un nouveau dispositif a été développé ces dernières années : les maisons relais. Héritage d'un temps où l'on parlait de pension de famille, il s'agit, dans le cadre d'un projet social, de créer un habitat adapté pour des personnes qui sont en situation d'exclusion.
Extrait de l'introduction de Marie-Hélène Eloy et Alain MerckaertQuelle est la perception de l'Autre aujourd'hui en France?L'étranger, cet être lointain, l'est-il toujours autant?Les politiques publiques, après s'être appuyées sur la notion d'insertion dans les années 80, puis sur celle d'intégration durant la décennie suivante, sont de plus en plus orientées vers la lutte contre les discriminations. Quel est le sens profond de cette évolution?Les démarches visant à «l'insertion des immigrés» étaient fondées sur une image prépondérante de travailleurs venus en France, dont la présence se poursuivait. L'idée d'une installation définitive sur le sol français d'une bonne part d'entre eux en compagnie de leurs familles s'imposait alors progressivement. Cependant, les politiques instaurées étaient basées sur des représentations de l'étranger dans lesquelles le maintien de liens avec le pays d'émigration - se traduisant notamment par des programmes de langues et cultures d'origine - était nécessaire à la réalisation d'un possible «retour au pays».La prééminence dans les discours publics de la notion «d'intégration des immigrés» prend forme dans le courant des années 80. La volonté d'agir en vue d'une «meilleure intégration» traduit simultanément la reconnaissance d'une stabilité marquée, en France, des populations issues de l'immigration et le développement de pratiques qui visent à les «rapprocher» des populations autochtones, à favoriser ce qui est «même» au-delà des différences.Les politiques de lutte contre les discriminations ne s'affirment comme telles que depuis quelques années. Auparavant, il aurait semblé plutôt incongru de poser en ces termes des éléments fondamentaux du débat public sur les populations issues de l'immigration. Ou plutôt, cela tenait essentiellement du discours militant alors qu'aujourd'hui cette approche s'est faite officielle.Que s'est-il donc passé?La lutte contre les discriminations entend le soutien de l'Autre en vue de la reconnaissance d'un droit qui lui est dénié. Ce qui devient insupportable est la négation de ce droit à un Autre: est-ce parce que celui-ci est devenu suffisamment familier de l'autochtone?Ne serait-ce pas ainsi la représentation de l'Autre, qui de lointain devient plus proche, qui se jouerait ici? La lutte contre les discriminations s'imposerait-elle parce que, au travers de ce rapprochement, l'identification à l'Autre serait de plus en plus opérante? Où plutôt, la tolérance à la diversité se répandrait-elle dans un monde plus ouvert?
Ce livre est un recueil de témoignages, ceux de femmes qui vivent ou se vivent entre l'Algérie et la France. Le pari de l'auteur a consisté à rencontrer sans distinction des personnes parties vers la France pour des raisons diverses : immigrées économiques, réfugiées, femmes venues à la suite de la guerre d'indépendance... Au-delà des bannières et des justifications, ces femmes tissent des lendemains riches d'un héritage culturel aux couleurs communes...