Paul Ier, empereur de Russie, ou Le 7 novembre. Faits et anecdotes
Peskov Alexeï
FAYARD
30,29 €
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EAN :9782213596549
Ecrit par un scribe-fantôme qui sert de narrateur fictif dans l'introduction et la conclusion, ce livre pourrait n'être qu'un recueil d'anecdotes dans le goût du XVIIIe siècle, comme on en composa sur tous les souverains russes. Le romancier Tynianov, dans la célèbre nouvelle du Lieutenant Kijé, avait déjà dépeint l'empereur Paul Ier, fils de la Grande Catherine et son souffre-douleur, comme un autocrate fou qui d'un trait de plume faisait naître des êtres virtuels ou disparaître des hommes en chair et en os. Alexeï Peskov, spécialiste du classicisme russe, a fait beaucoup plus : c'est un énorme travail d'historien qu'il a composé sous l'apparence d'un recueil d'anecdotes. Par l'effet de l'ironie omniprésente, de la gravité cachée du chroniqueur des passions humaines, de l'extrême distanciation, le montage de documents devient un poignant récit sur les paradoxes de l'histoire russe. Il se déroule sous Catherine II, la souveraine des Lumières qui prit peur à la Révolution française, et sous Paul, son fils, qui ne régna que quatre ans, bientôt assassiné par des conjurés qui s'étaient assuré le soutien de son propre fils, Alexandre. L'anachronisme consubstantiel à tout effort d'historien est ici souligné par la malice des titres et sous-titres, qui nous renvoient au XXe siècle, à la révolution russe de 1917, à ce constant paradoxe douloureux des choses russes qu'elles ne sont réformables que par en haut et par le levier de la cruauté. Le 7 novembre est le jour de la montée de Paul sur le trône, comme celui de la prise de pouvoir par les bolcheviks. C'est un régal narratif que ce puzzle de citations, et c'est aussi un genre nouveau, que l'on pourrait appeler l'histoire en creux, ou le récit en négatif : l'auteur est totalement absent, il n'a même presque rien écrit, hormis les textes du " scribe-fantôme ", mais ce " non-texte " agit comme une confidence, un essai de sagesse ironique ou encore un récit tragique, riche en scènes dramatiques, dont la finale, le meurtre de l'empereur caché derrière le paravent, est un condensé de cynisme, de dramatisme et une leçon d'histoire. Journaliste, enseignant à la Faculté des lettres de Moscou, Alexeï Peskov a déjà publié un très remarquable Boileau en Russie, ainsi qu'une chronique de la vie du poète Baratynski (1990). Il est également l'auteur, sous divers pseudonymes, de textes humoristiques.
Nombre de pages
288
Date de parution
08/05/1996
Poids
400g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782213596549
Titre
Paul Ier, empereur de Russie, ou Le 7 novembre. Faits et anecdotes
Auteur
Peskov Alexeï
Editeur
FAYARD
Largeur
153
Poids
400
Date de parution
19960508
Nombre de pages
288,00 €
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Une famille de vieux-croyants démunis à l'extrême, subsistant dans une cabane misérable, en pleine taïga, coupés de la civilisation depuis...1938 : telle est l'incroyable réalité décrite par Vassili Peskov. Grand reporter à la Komsomolskaïa Pravda, il raconte ici avec passion et minutie l'aventure de ces ermites de notre temps, puis les efforts de la plus jeune d'entre eux, Agafia, pour se réadapter au monde. A l'heure où paraît ce livre, Agafia vit toujours, loin du " siècle ", vulnérable, mais sereine, dans l'absolue solitude de la taïga.
Depuis 1992 et la parution d'Ermites dans la taïga (Babel numéro 158), Vassili Peskov est retourné voir Agafia à plusieurs reprises. Ce récit est la suite de l'histoire de la vieille dame, héroïne malgré elle, dernière survivante d'une famille perdue dans la taïga.
Dans ma longue vie de grand reporter, dit Vassili Peskov - qui travaille depuis plus d'un demi-siècle pour le même quotidien moscovite, la Komsomolskaya Pravda -, j'ai pu côtoyer de près des célébrités hors pair qui m'ont beaucoup impressionné. Je pense entre autres au maréchal Joukov, au cosmonaute Youri Gagarine, au savant voyageur Thor Heyerdahl... Mais la personnalité la plus intéressante que j'aie connue, la plus fascinante, la plus attachante aussi, reste à mes yeux celle d'Agafia Lykova." Née en 1945 dans la forêt sibérienne, Agafia est la dernière survivante de la famille Lykov, retirée depuis 1928 dans la taïga pour une incroyable robinsonnade d'un demi-siècle, puis "découverte" en 1978 par un groupe de géologues. Vassili Peskov révéla l'aventure dans le livre Ermites dans la taïga, qui s'achevait sur le désir d'Agafia de continuer à vivre solitaire et en autarcie. De nombreux lecteurs se sont interrogés sur le destin de cette femme courageuse qui avait choisi de ne pas revenir à la civilisation. Dans ce nouveau récit, basé sur des voyages effectués de 1992 à 2008, on voit l'héroïne malgré elle évoluer au fil des ans. Tandis que l'amitié perdure avec Erofeï, de nouveaux candidats à la vie érémitique clans des conditions primitives et difficiles rejoignent Agafia, dont Sergeï artiste peintre, et l'étonnante Nadia, venue elle aussi se perdre au fin fond de la Sibérie.
Une famille de vieux-croyants démunis à l'extrême, subsistant dans une cabane misérable, en pleine taïga, coupés de la civilisation depuis... 1938: telle est l'incroyable réalité décrite par Vassili Peskov, qui raconte ici avec passion et minutie l'aventure des ermites de notre temps, puis les vains efforts de la plus jeune d'entre eux, Agafia, pour se réadapter au monde. Nouvelle version du mythe de Robinson, manuel de survie dans la taïga, histoire de femme aussi, ce livre riche et multiple a rencontré lors de sa parution chez Actes Sud en 1992 un succès qui ne s'est jamais démenti. Et Agafia, sa magnifique héroïne, vit toujours, loin du "siècle", dans la sauvage solitude de la taïga.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Voici enfin mis à la portée du grand public, selon une approche scientifique tout à la fois claire, intelligente, précise et séduisante, l'essentiel des bases de la musique trop souvent présentées tantôt de manière rébarbative, tantôt de manière trop simplifiée.Radicalement neuve, la conception de cet ouvrage l'est d'abord par le rôle déterminant qu'y joue l'image, non pas simplement illustration du texte mais véritable prolongement de celui-ci, complément indispensable à sa compréhension qu'elle rend toujours aisée. S'y ajoute la couleur, qui permet une visualisation immédiate de la structure d'une oeuvre, de l'étendue des voix ou des instruments, des règles du contrepoint, etc.L'autre originalité de ce livre tient à la matière exposée qui en fait une véritable encyclopédie. Une partie historique essentiellement axée sur l'étude des styles et couvrant ici la période allant de la préhistoire et des civilisations anciennes non européennes jusqu'à la fin de la Renaissance (la musique du début du XVIIe siècle jusqu'à nos jours sera traitée dans un second volume), est précédée d'une partie Sciences de la musique, dont aucun autre ouvrage n'offre l'équivalent, tant sont divers et abondants les sujets traités. On y trouve en effet, entre autres, des développements sur les instruments, les genres, les formes, l'harmonie, la notation, la basse continue, la technique dodécaphonique, etc., mais aussi sur l'acoustique, la physiologie de l'oreille et de la voix, la partition musicale, la pratique de l'exécution...Véritable best-seller en Allemagne (300.000 exemplaires vendus), déjà disponible en plusieurs langues, ce Guide illustré de la musique s'inscrit ici tout naturellement dans la collection des Indispensables de la musique.Professeur de musicologie à l'université de Karlsruhe, Ulrich Michels s'est fait connaître par de nombreux travaux et conférences. Pianiste, il est membre du Karlsruhe Klaviertrio.
Ce livre est le deuxième et dernier volume d'une véritable encyclopédie musicale de poche dont, lors de la sortie du premier volume, la critique unanime s'est plu à saluer l'ingéniosité de la conception, l'agrément visuel et la valeur pédagogique.Après un premier tome consacré à la théorie et à la technique musicales, ainsi qu'à l'histoire de la musique des origines jusqu'à la fin de la Renaissance, ce deuxième tome couvre la période allant du début du XVIIe siècle jusqu'à nos jours.Ce sont donc tout à la fois les périodes baroque, classique, romantique ainsi que l'ensemble des courants et écoles musicales du XXe siècle (impressionnisme, dodécaphonisme, néo-classicisme, avant-gardisme, jazz...) qui sont ici présenté
Infirmière de l'assistance publique, Marie-Christine Choquet, lauréate du Prix international des droits de l'homme en 1986, se consacre depuis des années aux réfugiés du monde entier. Au fil des pages de son livre, rassemblant en vrac des témoignages divers, poème d'enfants et d'adolescents, récits, lettres, commentaires, elle raconte aussi sa propre expérience parmi les réfugiés, notamment en Somalie, au Honduras et en Thaïlande. Comme son titre l'indique, "Leur silence est un cri" , ce livre veut être le porte-parole de ceux qui sont sans voix.