Depuis l'apparition des petits hommes verts sur la péninsule de Crimée en mars 2014, le débat de la "guerre hybride" semble avoir dicté l'ensemble des analyses faites sur l'armée russe. Cependant, la place de la ruse ou des opérations de déception dans la pensée militaire russe ne se limite pas au conflit ukrainien. L'armée russe s'inscrit dans une tradition militaire riche, qui puise son art opératif d'une culture ancienne. L'humiliation afghane et le démembrement territorial de la chute de l'URSS ont créé un traumatisme. Les échecs militaires des années 1990 ont permis aux Russes de tirer les leçons de leurs retards et de leurs faiblesses, dans une volonté de remontée en puissance et de re-crédibilisation de leur appareil militaire. Les Russes ont une vision stratégique et géographique de leurs forces armées. Remonter en puissance militairement signifie donc se réapproprier un environnement sécuritaire traditionnel. Avoir recours à des outils de déception et de ruse permettrait à la Russie de miser sur ses avantages comparatifs militaires traditionnels, dans sa transition vers de nouvelles capacités opérationnelles. Quitte à donner le change de la puissance...
Nombre de pages
216
Date de parution
04/11/2021
Poids
269g
Largeur
135mm
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EAN
9782343241906
Titre
Quelle armée pour Moscou ? Lever le brouillard de guerre
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...