LES EOTILE DE COTE D IVOIRE AUX XVIIIEME ET XIXEME SIECLES
PERROT
PUB SORBONNE
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EAN :9782859445980
Premier ouvrage consacré à l'histoire des Eotilé, riverains de la lagune Aby au sud-est de la Côte d'Ivoire et dont l'activité principale est restée la pêche jusqu'aux années 1930, ce livre est l'aboutissement de presque quarante années de recherche. Loin de la classique monographie ethnographique et d'une vision fiée des sociétés africaines, il révèle la relation fondamentale entre pouvoir lignager et religion, et montre comment écrire l'histoire d'un groupe organise en lignages et sans traditions écrites. Claude Hélène Perrot, qui se place résolument sous la bannière de la microstoria, a mobilisé des sources très variées. Elle analyse l'ensemble des sources écrites et cartographiques connues, en particulier des récits français du XVIIe siècle, à l'époque où la compagnie de Guinée avait établi un fort à Assinie, ainsi que d'anciennes cartes portugaises; elle exploite ses propres enquêtes orales et, afin de déceler les traces du passé dans le présent, ses observations directes de la société éotilé, de la vie matérielle aux célébrations des différentes déités (bosson) protectrices des neuf lignages éotilé. Les Eotilé, soumis aux Anyi et intégrés dans le royaume du Sanwi (1725), réussissent cependant à regagner au milieu du XIXe siècle une certaine autonomie dans l'espace lagunaire avec la fondation de nouveaux villages et le maintien, par l'entremise de leurs bosson qui intimidaient jusqu'à leurs maîtres Anyi, d'un contrôle exclusif sur leurs aires de pêche et leur environnement. Si la société monarchique et hiérarchisée des Anyi du Sanwi donne la prééminence aux ancêtres royaux, chez les Eotilé prédominent des bosson dont les manifestations et les célébrations spectaculaires ne sont pas créatrices de pouvoir centralisé mais au contraire renforcent le caractère lignager de cette société lagunaire. La stratégie d'accroissement des lignages prend en effet appui sur leur alliance avec un bosson tutélaire. C'est à travers cette médiation religieuse que les lignages ont pu acquérir des profits matériels, accroître leurs effectifs -- par les captifs -- et structurer politiquement la société. Une centaine de photographies, traitées comme de véritables sources documentaires, enrichissent l'ouvrage. Biographie de l'auteur Claude Hélène Perrot, professeur émérite à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, est spécialiste de l'histoire de l'Afrique. Elle a publié notamment Les Anyi-Ndényé et le pouvoir aux 18e et 19e siècles (Publications de la Sorbonne, 1982), une analyse historienne des sources orales, originale et pionnière.
Date de parution
11/09/2008
Poids
880g
Largeur
200mm
Plus d'informations
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EAN
9782859445980
Titre
LES EOTILE DE COTE D IVOIRE AUX XVIIIEME ET XIXEME SIECLES
ISBN
2859445986
Auteur
PERROT
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
200
Poids
880
Date de parution
20080911
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Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.