Le vote des Douze. Les élections européennes de juin 1994
Perrineau Pascal
SCIENCES PO
20,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782724606676
Après Le Vote éclaté et Le vote sanction, consacrés à l'étude des élections régionales de 1992 et des élections législatives de 1993, cet ouvrage sur les élections européennes de juin 1994 abandonne le seul cadre national pour présenter un panorama des forces politiques dans les douze pays de l'Union européenne. En dépit des systèmes de partis nationaux qui restent éloignés les uns des autres, des tendances européennes se dégagent : la continuation du déclin des PC, les difficultés du socialisme démocratique, le divorce écologique entre l'Europe du Nord et celle du Sud. la diversification des droites modérées et l'enracinement d'une extrême droite postindustrielle. Même si les élections européennes restent avant tout des élections nationales, des attitudes communes traversent l'ensemble des électorats. La crise de confiance vis-à-vis de la politique, l'érosion du "consensus mou" sur l'Europe, la cristallisation d'une Europe "privilège des privilégiés" sont autant de courants d'opinion transnationaux. Sur cette toile de fond européenne, l'élection du 12 juin permet de dégager, dans le cadre français, les linéaments de la prochaine échéance présidentielle : la dispersion des électorals, la position majoritaire des droites et l'ampleut de déstructuration du pôle socialiste. ONT CONTRIBUE A CET OUVRAGE : Daniel Boy. Pian Bréchon. Bruno Caittres. Roland Cayrol, Jean-Daniel Chai/ssier. Jean Chkhe, Bernard Denni. Jacques Gerstlé. Gérard Griinlwg. Piero Ignazi. Henri Labayles. Marc Lazar. Pascal Perrinean. Hugues P orteil t. Agnès Roche. , Colette Ysinal.
Nombre de pages
313
Date de parution
01/03/1995
Poids
416g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782724606676
Titre
Le vote des Douze. Les élections européennes de juin 1994
Auteur
Perrineau Pascal
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
135
Poids
416
Date de parution
19950301
Nombre de pages
313,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : Souvent confondu avec la démagogie, le populisme n'a pas bonne presse. De fait, si le mot renvoie à l'origine à un mouvement politico-social russe de la seconde moitié du XIXe siècle, qui s'était donné pour objectif de soulever la paysannerie contre le pouvoir tsariste, il désigne aujourd'hui, dans le débat, les discours et les doctrines qui en appellent au " peuple " comme s'il était un corps politique indifférencié. Le populiste, c'est celui qui flatte les masses dans ses aspirations les moins louables. Or, les crises multiples que traversent nos démocraties libérales (crises économiques, mondialisation, crises migratoires, crise de la représentation) réactivent un spectre qu'on a cru disparu avec les idéologies du XXe siècle. Le populisme est-il une dérive inévitable de la démocratie ? En quoi n'est-il justement pas le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ? Quel en est le moteur ? Pascal Perrineau tente de circonscrire un concept flou, fait le point sur les études les plus récentes et montre quelles sont les formes nouvelles du populisme à l'heure des réseaux sociaux et des fake news.
On ne peut plus aujourd'hui parler de " déficit démocratique " de l'Europe. Sa construction politique est prise en charge par les électeurs. Pour la sixième fois, le Parlement européen est issu d'une élection au suffrage universel direct, tandis que les référendums se succèdent. Un vote européen se fait jour, plus abstentionniste, plus conservateur, moins régionaliste. Mettre en lumière les tendances issues des dernières élections au Parlement européen des vingt-cinq pays de l'Union en juin 2004, mesurer l'impact des nouveaux entrants, le nouvel équilibre des forces et des alliances au sein du Parlement européen paraît d'autant plus essentiel que les conséquences des " non " français et néerlandais semblent impossibles à prévoir. Enfin, Pascal Perrineau livre ses premières analyses du " non " français. Trois variables nationales annonçaient ce " non " : un gouvernement national impopulaire, un pessimisme économique et social et un sentiment avéré de craintes vis-à-vis de l'autre. L'issue du 29 mai 2005 ne pouvait qu'être négative. Sur aucun de ces trois " fondamentaux ", la France ou les Pays-Bas n'étaient en position pour que le " oui " l'emporte, à la différence de l'Espagne dont le vote est resté européen, hors des considérations purement nationales et des inquiétudes qui taraudent le corps électoral français.
Quelles sont les règles du jeu de l'élection présidentielle? Quels liens les Français ont-ils noués avec elle en plus de quarante ans d'histoire? Que sait-on des profils des différents électorats de l'extrême gauche à l'extrême droite et quelles sont les orientations politiques et électorales des différents milieux démographiques et sociaux? Beaucoup d'électeurs s'interrogent aujourd'hui sur la "mise en scène" de l'élection présidentielle au travers des médias,des sondages et de grands enjeux qui sont propulsés au premier plan de l'agenda politique. En quoi peuvent-ils contribuer à faire pencher l'électorat d'un côté ou de l'autre? En répondant à toutes ces questions, cet Atlas électoral a l'ambition de donner au citoyen quelques clés et repères forts pour comprendre le vote, notre vote.Un ouvrage réalisé sous la direction de Pascal Perrineau avec l'équipe des chercheurs du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof).
La notion de "rupture", politique, économique, culturelle, a été introduite dans la campagne par Nicolas Sarkozy. Au-delà de la rhétorique, on pouvait s'interroger sur la capacité des électeurs à se retrouver dans cette "rupture" et à l'assumer. Une fois la campagne développée, le verdict des urnes exprimé et le nouveau cours de la politique sarkozyenne inscrit dans des actes de gouvernement, cet ouvrage prend la mesure des différences et des continuités propres aux élections présidentielle et législatives de 2007. La "bataille des images" pendant la campagne électorale, la forte participation les 22 avril et 6 mai, les résultats électoraux - du succès massif de Nicolas Sarkozy à l'usure de la gauche, de la dynamique autour de François Bayrou à l'effondrement du vote lepéniste -, la bipartisanisation et la présidentialisation du système politique sont décryptés et illustrés de nombreuses cartes, graphiques et tableaux. Ont contribué à cet ouvrage : Daniel Boy, Pierre Bréchon, Yves-Marie Cann, Jean Chiche, Olivier Duhamel, Elisabeth Dupoirier, Jérôme Fourquet, Jacques Gerstlé, Gérard Grunberg, Jérôme Jaffré, Anne Muxel, Christophe Piar, Thierry Vedel. Créée en 1992 par le Cevipof, la collection "Choniques électorales" se propose à chaque élection d'en dégager la dynamique générale et de présenter analyse des résultats et résultats in extenso.
Laruelle Marlène ; Pranchère Jean-Yves ; Miranda A
Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules". Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux, transition climatique... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur les transformations écologiques de notre temps.