Le Royaume-Uni des années 1980. Les années Thatcher. Elles sortent toutes de là, les voix qui courent dans ce livre, elles plongent au creux de plaies toujours béantes, tissent un récit social, la chronique d'un pays, mais plus que cela, elles laissent voir le commencement de l'époque dans laquelle nous vivons et dont nous ne savons plus comment sortir. C'est l'histoire d'un spasme idéologique, doublé d'une poussée technologique qui a bouleversé les vies. Ici s'achève ce que l'Occident avait tenté de créer pour panser les plaies de deux guerres mondiales. Ici commence aujourd'hui : les SOS des hôpitaux. La police devenu force paramilitaire. L'information tombée aux mains de magnats multimilliardaires. La suspicion sur la dépense publique quand l'individu est poussé à s'endetter jusqu'à rendre gorge. La stigmatisation de populations entières devenues ennemis de l'intérieur. Londres. Birmingham. Sheffield, Barnsley. Liverpool. Belfast. Ancien ministre. Leader d'opposition. Conseiller politique. Journaliste. Ecrivain. Mineur. Activistes irlandais. Voici des paroles souvent brutes qui s'enchâssent, s'opposent et se croisent. Comment ne pas entendre ces quelques mots simples venus aux lèvres de l'ancien mineur Chris Kitchen comme de l'écrivain David Lodge : une société moins humaine était en gestation ? Comment ne pas constater que le capitalisme qui prétendait alors incarner le monde libre face au bloc soviétique en plein délitement, est aujourd'hui en train de tuer la démocratie ? Quand la mémoire prend forme, il est peut-être trop tard, mais il est toujours temps de comprendre. " J. P.
Nombre de pages
249
Date de parution
16/03/2022
Poids
262g
Largeur
143mm
Plus d'informations
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EAN
9782246828211
Titre
Le jour où le monde a tourné
Auteur
Perrignon Judith
Editeur
GRASSET
Largeur
143
Poids
262
Date de parution
20220316
Nombre de pages
249,00 €
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Résumé : " Alors que Donald Trump vient de prêter serment, comment ne pas entendre résonner les mots de Franklin D. Roosevelt lorsqu'il entra à la Maison Blanche au mois de mars 1933 : " Nous savons maintenant que le gouvernement des milieux financiers est aussi dangereux qu'un gouvernement mafieux " ? Qu'importe l'âge du discours. Il a été prononcé quand le totalitarisme puis la guerre s'emparaient d'un monde mis à genoux par un capitalisme sans contrôle, et construisait la ligne de front entre un gouvernement protecteur et les maîtres de l'économie. Il est donc d'une grande actualité. Donald Trump n'est pas un accident de l'histoire américaine, il incarne la toute puissance du " business " , de l'homme blanc riche et au-dessus des lois, tout ce que Franklin et Eleanor Roosevelt combattirent pendant douze ans. Ils écrivirent le moment le plus progressiste de l'histoire des Etats-Unis. Y plonger, c'est voir où s'enracine la violence politique qui s'abat aujourd'hui. " J. P. On imagine parfois ce qu'auraient été les Etats-Unis sans le 32ème président Franklin Delano Roosevelt : un pays sans droits sociaux. Le monde, lui, ne connaîtrait pas les Nations Unies et l'Allemagne nazie aurait peut-être gagné la Seconde Guerre mondiale. De la crise financière de 1929 jusqu'à sa mort au lendemain de la guerre, Roosevelt a changé la trajectoire des Etats-Unis et du monde. Comme un miroir, ces pages vertigineuses et passionnantes nous révèlent l'autre visage d'une Amérique perdue, et nous racontent une histoire exceptionnelle - portée par l'amour entre Franklin et Eleanor ; et par l'amitié entre Roosevelt et son bras droit.
Detroit : le vacarme des usines, le son Motown sur lequel on chaloupe, les choeurs d'une communauté que l'on sacrifie sur l'autel du capitalisme... C'est aux bruits de cette ville que Judith Perrignon offre un écho dans ce roman choral fort et bouleversant.4e de couverture : Detroit, 2013. Ira, flic d'élite, contemple les ruines du Brewster Douglass Project où s'est déroulée son enfance. Tant d'espoirs et de talents avaient germé entre ces murs qu'on démolit. Tout n'est plus que silence sous un ciel où planent les rapaces. Il y a quelques jours, on y a découvert un corps - un de plus.Pour trouver les coupables, on peut traverser la rue ou remonter le cours de l'Histoire. Quand a débuté le démantèlement de la ville, l'abandon de ses habitants ?La prose puissante de Judith Perrignon croise ici les voix, les époques, les regards, l'histoire d'une ville combative, fière et musicale que le racisme et la violence économique ont brisée.Judith Perrignon est journaliste et romancière. Elle a notamment publié LesFaibles et les Forts (Stock, 2013) et Victor Hugo vient de mourir (L'Iconoclaste, 2015).
Théo n'a pas survécu plus de six mois à la mort de Vincent... Au jeune frère, Judith Perrignon a emprunté sa voix et ses souvenirs pour écrire une histoire en forme de compte à rebours, un court moment où le nom de Vincent Van Gogh évoque un homme parmi d'autres et pas encore un mythe. Biographie de l'auteur Judith Perrignon est journaliste et écrivain. Elle a reçu le prix Marianne 2007, décerné par la chambre des notaires de la Moselle, pour "C'était mon frère...".
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Si la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.
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