J'ai beaucoup randonné en forêt, là où le nord est partout et nulle part. Là où on peut perdre le nord. Comment dès lors s'orienter, trouver l'orient, sans le nord ? Quand il n'y a plus chemin, ni mémoire. Comment naviguer dans l'inconnu sans balise ? Trouver le chemin qui conduit du départ à la destination ? Retrouver le chemin du retour ? Sans instrument ? Ni carte ? Ni mémoire ? Et comment mémoriser le semblable, distinguer l'arbre et l'arbre, la colline de la colline, le pareil du même ? Le sens de l'orientation compense-t-il l'absence de mémoire, de repère, d'indication ? " Pierre Perrault consigne les impressions fugaces qui l'envahissent a` mesure que le brise-glace ou` il navigue, le Pierre-Radisson, remonte les eaux glacées jusqu'au Grand Nord. Dans sa volonte ? de comprendre le "mal du Nord" , il tire ce livre qui, au milieu de son oeuvre immense, a valeur de testament. Le lecteur y trouve en effet les principaux the`mes qui jalonnent l'oeuvre entie`re de Perrault : le fleuve, les explorateurs, la poe ? sie, l'odysse ? e de la parole, la capacite ? a` nommer un territoire afin d'orienter sa me ? moire, de s'y identifier. A sa parution initiale en 1999, ce livre s'est vu attribuer le prix du Gouverneur général du Canada. Pierre Perrault (1927-1999) est reconnu comme un maître du cinéma documentaire et un écrivain de premier plan. Outre des films majeurs, dont Un pays sans bon sens ! , L'Acadie, l'Acadie ? ! ? et Pour la suite du monde, conside ? re ? comme un chef-d'oeuvre mondial du cine ? ma, Pierre Perrault laisse des se ? ries radiophoniques ainsi qu'une conside ? rable d'essayiste, de dramaturge et de poe`te.
Nombre de pages
384
Date de parution
17/01/2023
Poids
428g
Largeur
121mm
Plus d'informations
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EAN
9782898330186
Titre
Le mal du Nord
Auteur
Perrault Pierre
Editeur
LUX CANADA
Largeur
121
Poids
428
Date de parution
20230117
Nombre de pages
384,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Voici le pays qui fascine Pierre Perrault, celui du quotidien des humbles, des pêcheurs de Tête-à-la-Baleine, des chasseurs de loups-marins de L'Anse-Tabatière, de ce peuple nomade que sont les Innus, encore nommés Montagnais au temps où il rédige une première version de ces pages, au début des années 1960, c'est-à-dire à l'heure où il va bientôt tourner ce chef-d'oeuvre du cinéma documentaire qu'est Pour la suite du monde. Perrault parcourt le fleuve Saint-Laurent, sur les ailes d'une esthétique bien à lui, jusqu'à Blanc-Sablon et Sept-Iles, là où les fragments de terre disséminés au milieu des eaux sont si nombreux que Jacques Cartier, dans ses récits de voyage, les a baptisés "toutes isles" . Toutes isles compte parmi les livres les plus importants de l'oeuvre foisonnante de Pierre Perrault. Peu de temps avant sa mort, il travaillait à une ultime version, publiée ici pour la première fois telle qu'il l'avait envisagée.
Au milieu des eaux, une île, un phare. Là habitent, seuls avec les oiseaux, une fille, son père et sa mère. Un marin survient. Il a fait naufrage la veille. Entre lui et la fille débute une étrange histoire d'amour, expression du besoin profond qu'a la jeune femme de s'émanciper de sa famille, de cette île isolée. Au c'ur de la rose est une fable mystérieuse sur les rapports des hommes et des femmes à la construction du pays, sur l'impatience de la jeunesse et sa facilité à se résigner, sur l'ailleurs qui n'existe pas et la tristesse de ceux qui ne partent jamais. Portée par une langue puissante et riche de résonances multiples, cette pièce compte au nombre des classiques de la dramaturgie québécoise.Pierre Perrault (1927-1999) est reconnu comme un maître du cinéma documentaire et un écrivain de premier plan. Outre des films majeurs, dont Un pays sans bon sens !, L'Acadie, l'Acadie !? et Pour la suite du monde, considéré comme un chef-d??uvre mondial du cinéma, Pierre Perrault laisse des séries radiophoniques ainsi qu'une ?uvre considérable d'essayiste, de dramaturge et de poète.
De 1980 a? 1994, Simone Suchet a mene? une se?rie d'entretiens avec le cine?aste que?be?cois Pierre Perrault. Le travail du documentariste, qui invente en me?me temps que Jean Rouch le « cine?ma du ve?cu », a marque? des ge?ne?rations de cine?philes et de critiques. Des e?tudes de droit aux films, la parole enflamme?e de Perrault raconte une histoire du Que?bec de?chire? entre ses langues et ses cultures. Au fil des re?cits de tournage, des rencontres et des influences artistiques, c'est un discours politique qui prend forme, dans la mouvance des revendi- cations inde?pendantistes des anne?es 1960-1970 et de la de?fense du Que?bec francophone. Amoureux e?corche? des hommes et de la nature, re?aliste comme nul autre, Pierre Perrault est un activiste poe?tique.
Qu'est-ce que la dette publique ? D'où vient l'inflation ? Le profit est-il source de progrès ? Le chômage est-il un mal nécessaire ? L'Etat nuit-il à l'investissement ? Mystérieuse et confuse, l'économie est trop souvent mise hors de la portée du citoyen ordinaire, qui n'en fait pas moins les frais de ses crises. Seuls les experts semblent autorisés à répondre à des questions dont dépend pourtant l'avenir de tous. Cette nouvelle édition du Petit cours d'autodéfense en économie arrive à point nommé pour rompre ce déséquilibre. Entièrement mis à jour, bonifié d'une solide réflexion sur les inégalités, l'ouvrage offre des synthèses claires et simples, appuyées sur l'analyse de situations concrètes. Stanford montre ici que dès qu'on a démystifié les rouages du capitalisme, tous peuvent le comprendre.
Qu'est-ce que le capitalisme ? Cette question, l'histoire la pose chaque fois que ce système entre en crise, étalant au grand jour ses absurdités. Pour y répondre, il faut en comprendre les origines. Voilà ce que propose Ellen Meiksins Wood dans cet ouvrage initialement paru en 2009. Personne ne niera que le capitalisme a permis à l'humanité d'accomplir des avancées notables sur le plan matériel. Mais il est devenu aujourd'hui manifeste que les lois du marché ne pourront faire prospérer le capital qu'au prix d'une détérioration des conditions de vie d'une multitude d'individus et d'une dégradation de l'environnement partout dans le monde. Il importe donc plus que jamais de savoir que le capitalisme n'est pas la conséquence inévitable des échanges commerciaux et marchands que l'on retrouve dans presque toutes les sociétés humaines. Le capitalisme a une histoire très singulière et un lieu de naissance bien précis : les campagnes anglaises du XVIIe siècle. En rappelant cette origine, essentiellement politique, l'auteure propose une définition limpide des mécanismes et des contraintes qui font la spécificité du capitalisme.
Qui, en dehors d'Haïti, a déjà entendu parler de la bataille de Vertières, point d'aboutissement de la guerre d'indépendance haïtienne ? Qui sait que cet affrontement s'est soldé, en 1803, par l'une des pires défaites napoléoniennes ? Que les Noirs s'y réclamaient des idéaux de la Révolution ? Pourtant, cette bataille aurait dû faire date : son issue, désastreuse pour la puissance coloniale française, allait fissurer de manière irrémédiable les assises de l esclavage. Dans cet ouvrage, Jean-Pierre Le Glaunec décrit la violence inouïe de cette guerre entre maîtres et anciens esclaves, entre les forces des généraux Leclerc et Rochambeau et l'armée, dite "indigène", de Jean- Jacques Dessalines. Il interroge le sens de son occultation par l'historiographie française, mais aussi le rapport trouble que l'élite du pouvoir haïtienne entretient avec sa mémoire, symbole d'emancipation parfois encombrant pour qui désire maintenir les populations asservies.
Les discussions et conférences rassemblées dans ce livre offrent une perspective profonde et généreuse pour comprendre l'état du monde, et notamment les enjeux liés au pouvoir. Y sont abordés le fonctionnement des médias, les systèmes d'éducation, la crise environnementale, le complexe militaro-industriel, la mondialisation, les stratégies militantes, et plus encore. Comprendre le pouvoir couvre ainsi l'intégralité de la pensée de Noam Chomsky et en constitue la meilleure introduction qui soit. La pensée politique de Chomsky ne cherche à imposer ni une vision nouvelle ni une grande idée. Elle se distingue bien plutôt par sa capacité à compiler une énorme quantité d'informations factuelles pour les rendre signifiantes. Par un travail d'analyse concrète de grande ampleur, Chomsky s'emploie toujours à démasquer, cas après cas, les tromperies des organisations occidentales les plus puissantes. Emaillés d'une grande quantité d'exemples, ses textes incitent à penser par soi-même et encouragent l'esprit critique. Comprendre le pouvoir se présente ainsi sous la forme très accessible d'échanges, de discussions, de conversations avec des militants, étudiants et chercheurs, échanges nous enjoignant à réfléchir avec eux.