
La Fronde. 1648-1653
Une époque pleine de bruit et de fureur, fertile en exploits héroïques accomplis parfois par des femmes : telle est l'image de la Fronde dans la mémoire des Français. On en retient souvent des épisodes comme les barricades de Paris (août 1648) ou la bataille du faubourg Saint-Antoine (juillet 1652). C'est un foisonnement de rebondissements incessants, de retournements de situation qui constitue la trame même de la crise. Réaction de la société à l'édification de l'Etat moderne voulu par Louis XIII et Richelieu, la Fronde s'enracine dans la minorité de Louis XIV. A deux reprises, elle contraint à l'exil Mazarin et Anne d'Autriche. Elle tire sa gravité de trois fléaux : la guerre et son cortège d'exactions, la disette et les épidémies. Elle échoue parce que les Français aspirent à un pouvoir royal fort, seul capable de faire régner l'ordre et la paix.
| Nombre de pages | 480 |
|---|---|
| Date de parution | 07/03/2019 |
| Poids | 370g |
| Largeur | 120mm |
| EAN | 9791021038271 |
|---|---|
| Titre | La Fronde. 1648-1653 |
| Auteur | Pernot Michel |
| Editeur | TALLANDIER |
| Largeur | 120 |
| Poids | 370 |
| Date de parution | 20190307 |
| Nombre de pages | 480,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Henri III, le roi decrié
Pernot MichelRésumé : Henri III fut un souverain très impopulaire de son vivant parce qu'il ne correspondait pas à l'idée du roi de France telle que ses sujets la concevaient. Perçu comme un prince pusillanime et un dévot hypocrite, il entretenait à grands frais une cour brillante et faisait peser sur les contribuables une fiscalité écrasante. Pour l'historien, Henri III fut un prince épris de paix, soucieux d'épargner à son peuple les horreurs de la guerre civile. Les fêtes de cour, ballets et mascarades devaient réconcilier catholiques et protestants. Il fut aussi un souverain réformateur, désireux de remédier aux abus et aux dysfonctionnements de l'Etat et de l'Eglise. Enfin, doté d'une réelle intelligence politique, Henri III définit très clairement les conditions nécessaires à l'extinction des guerres de Religion.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER11,30 € -

La Fronde. 1648-1653
Pernot MichelAu milieu du XVIIe siècle, pendant la minorité de Louis XIV, le royaume de France a effectivement traversé une grande crise. Pendant cinq années, de 1648 à 1653, sur fond de disette et d?épidémies, l?opposition politique s?est déchaînée contre le gouvernement de la reine régente, Anne d?Autriche, et de son Premier ministre, le cardinal Mazarin. Réaction de la société française à l?édification de l?Etat moderne voulu par Louis XIII et Richelieu, magistrats, bourgeois de Paris, ecclésiastiques et gens du peuple se sont opposés à l?autorité royale. Des villes comme Bordeaux et des provinces entières comme la Provence, sont entrées en dissidence. Jusqu?à se transformer en une guerre civile dont la monarchie a réussi, non sans mal, à venir à bout.Michel Pernot analyse ces mouvements et dément l?idée longtemps soutenue et profondément ancrée dans l?esprit des français que la Fronde serait une révolution manquée, une sorte de préface ratée à 1789. Parce qu?il nous démontre que finalement elle a remué bien plus le passé qu?elle n?annonçait l?avenir et que l?échec cuisant de ce mouvement était la conséquence logique de la vacuité de ses objectifs et la légèreté de ses dirigeants.Sur commandeCOMMANDER11,00 € -

Henri III. Le roi décrié
Pernot MichelUNE ENFANCE MOUVEMENTÉELe samedi 19 septembre 1551, le tout-puissant connétable de Montmorency en avise les gouverneurs de province: «cette nuit passée, la reine est accouchée d'un beau-fils, lequel et la mère sont en bonne santé, Dieu merci». Prénommé Alexandre-Édouard et titré duc d'Angoulême, le nouveau-né n'est pas destiné à coiffer un jour la couronne. Car le roi Henri II et son épouse, Catherine de Médicis, ont déjà deux garçons: le dauphin François, né en 1544 (futur roi François II) et le duc d'Orléans, Charles-Maximilien, né en 1550 (futur roi Charles IX). Ils ont aussi deux filles, Elisabeth, née en 1545 (elle sera reine d'Espagne), et Claude, née en 1547 (elle deviendra duchesse de Lorraine). La famille s'agrandira encore de Marguerite en 1553 et d'Hercule en 1554. La première, plus connue sous le nom de Margot, sera la très infidèle épouse du futur Henri IV. Le second, appelé finalement François d'Anjou, créera les pires ennuis à son frère Alexandre devenu le roi Henri III.À l'exception de Marguerite qui, ayant hérité de la robustesse de sa mère, mourra sexagénaire, aucun de ces enfants, marqués à des degrés divers par la tuberculose, ne jouira d'une santé florissante. François, Charles et Hercule mourront de cette maladie. Tous présenteront d'évidents symptômes de déséquilibre psychique et nerveux.Une éducation princièreSelon la formule de Biaise de Monluc, Alexandre-Édouard est «sorti de la plus grande race qui soit au monde». Il voit en effet le jour au sein d'un lignage élu de Dieu, celui des Valois qui occupe le trône de France depuis 1328, date à laquelle Philippe VI a succédé à Charles IV, le dernier des Capétiens directs. Son père Henri II porte, seul en Europe, le titre de Roi Très Chrétien. Descendant de saint Louis, sacré dans la cathédrale de Reims au début de son règne, il est l'oint du Seigneur comme les rois hébreux de l'Ancien Testament. De ce fait, il jouit d'un prestige immense, quasi religieux. Les onctions que l'archevêque a pratiquées en sept endroits de son corps (la tête, la poitrine, le dos, les deux épaules et la saignée de chaque bras) ont fait de lui presque un prêtre, lieutenant de Dieu sur la terre, député pour faire régner Sa volonté parmi les hommes. Médiateur de la puissance divine, il est un thaumaturge qui guérit par attouchement les scrofuleux, malades atteints d'une inflammation des ganglions du cou, l'adénite tuberculeuse qu'on appelait alors les écrouelles. En 1556 par exemple, le 24 juin, jour de la fête de saint Jean-Baptiste, ses enfants, séjournant à Fontainebleau, peuvent voir Henri II accomplir ce rite monarchique. L'habitude s'est prise, dans le pays, de comparer le souverain au Christ, au Bon Pasteur qui conduit ses sujets sur le chemin du salut éternel: ne jure-t-il pas, au serment qui accompagne le sacre, d'«exterminer» les hérétiques qui pourraient compromettre ce salut, c'est-à-dire, au sens étymologique du mot, de les chasser du royaume? Dès avant le règne du grand-père d'Alexandre-Édouard, François Ier, les Français entouraient la fonction royale d'une véritable vénération. Depuis François Ier, cette vénération s'applique à la personne même du monarque que l'on appelle Sa Majesté; la race des Valois se trouve ainsi sacralisée. Beaucoup s'imaginent que le sang royal est pur, que le sang royal est saint et que ceux dans les veines de qui il coule se distinguent nécessairement du commun des mortels par des vertus surhumaines.Sur commandeCOMMANDER28,05 €
Du même éditeur
-

Le dessous des cartes. Atlas géopolitique des mers et des océans : La guerre des mers
Aubry Emilie ; Tétart Frank ; Ansart ThomasC'est par la mer qu'il convient de commencer toute géographie", écrivait Michelet. La mer fascine les hommes qui cherchent à la maîtriser, car elle constitue un atout de puissance depuis des millénaires. Mais elle est aussi le théâtre des guerres du XXIe siècle : de la mer Noire, l'un des fronts de la guerre déclenchée par la Russie contre l'Ukraine, à la mer Rouge, où les Houthis du Yémen perturbent le commerce international, dans le contexte de la guerre Hamas-Israël. Il faut aussi plonger 20 000 lieues sous les mers : là se joue la guerre invisible de l'information, puisque 98 % de nos échanges numériques passent par des câbles sous-marins, avec l'intérêt stratégique évident qui découle du contrôle de ces liaisons. Enfin, les océans du monde, où transitent 90% du commerce mondial, sont devenus le cadre privilégié du duel sino-américain. En colonisant notamment des îlots en Asie Pacifique, la Chine réécrit le droit international à sa guise, afin de s'imposer en nouvelle impératrice des mers. Voici une croisière géopolitique en 21 escales pour prendre le large et regarder autrement les grands enjeux du XXIe siècle.EN STOCKCOMMANDER22,90 € -

Histoire globale de la RDA
Offenstadt NicolasPetit Etat de 16 millions d'habitants, la République démocratique allemande (RDA) n'a vécu que 41 ans. Née de la guerre froide, en 1949, disparue en 1990, elle n'en a pas moins suscité bien des espérances, celles d'une "autre Allemagne" , et nourri de grandes ambitions, y compris sur la scène internationale. Pendant des années, Nicolas Offenstadt a sillonné l'ex-RDA pour écouter ses habitants, observer les traces de ce monde éphémère, et ramasser ses archives abandonnées. Son ambition est de reprendre l'histoire de cette nation dans une perspective globale mais aussi de rendre compte de la façon dont ses citoyens ont subi, modelé ou rejeté les contraintes d'un régime autoritaire, jusqu'à la chute finale. Raconter l'histoire de la RDA, c'est revenir sur un demi-siècle d'histoire européenne et mondiale. Le travail de l'auteur ne s'arrête pas à la chute du mur de Berlin. Il analyse également les années qui ont suivi l'unification et esquisse des réponses aux questions actuelles : que reste-t-il de la RDA aujourd'hui ? Pourquoi ses territoires voient-ils fleurir l'extrême droite ?EN STOCKCOMMANDER25,90 € -

Une histoire populaire de la France. De la guerre de Cent Ans à nos jours
Noiriel GérardLa démarche historique permet de retracer la genèse des grands problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui. C'est la raison pour laquelle, dans cette Histoire populaire de la France, j'ai privilégié les questions qui sont au centre de notre actualité, comme les transformations du travail, les migrations, la protection sociale, la crise des partis politiques, le déclin du mouvement ouvrier, la montée des revendications identitaires". Gérard Noiriel éclaire la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age : les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.EN STOCKCOMMANDER14,50 € -

Vichy. Histoire d' une dictature, 1940-1944
Joly Laurent (dir.)Plus de quatre-vingts ans après sa disparition, le régime de Vichy continue de hanter notre mémoire collective. En quelques jours, en juillet 1940, la République s'est effondrée. Derrière le maréchal Pétain, héros national devenu chef de l'Etat français, et le politicien sans scrupules Pierre Laval, des opportunistes jouant la carte allemande et des doctrinaires d'extrême droite prennent le pouvoir. La dictature s'installe, pour le pire. Optant pour la collaboration politique en 1940, choisissant la voie du crime antisémite en 1942, le gouvernement finit par dresser quasiment toute la population contre lui. Cette page sombre est ici racontée comme jamais auparavant, à partir d'archives inédites, des derniers témoignages exhumés et d'approches historiques renouvelées, attentives aux ressorts psychologiques, à la complexité des parcours et aux marges de manoeuvre des acteurs. Au fil de la lecture, apparaît ainsi un tableau pénétrant et contrasté. L'ouvrage montre à la fois la fuite en avant et l'aveuglement égotiste des principaux dirigeants du régime pétainiste, la mise en oeuvre de politiques criminelles parfois tempérée par des fonctionnaires formant une véritable zone grise au coeur de l'Etat, et une opinion publique longtemps attentiste mais inclinant en faveur des Alliés. Une réflexion puissante sur les conséquences funestes de l'amoralité en politique et des conclusions historiques qui interrogent notre présent.EN STOCKCOMMANDER26,50 €
De la même catégorie
-

Turenne. Génie militaire et mentor de Louis XIV
Blin ArnaudHenri de La Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne (1611-1675), fut l'un des plus grands chefs de guerre produits par le "siècle de fer" , ce XVIIe siècle particulièrement belliqueux pour les Européens. Considéré par Napoléon comme le plus grand général des temps modernes, Turenne fut l'un des rares hommes de guerre à s'être constamment réinventé, depuis ses débuts pendant la guerre de Trente Ans jusqu'à sa mort en campagne à un âge avancé. Après sa disparition, son influence ne cessa de grandir, si bien que sa stratégie indirecte et son goût pour l'audace et le mouvement inspirèrent Eugène de Savoie, Marlborough et bien d'autres. Stratège et génie des armes, Turenne fut aussi un fin politique qui servit de mentor au jeune Louis XIV. Face aux princes et au Grand Condé, il sauva le roi pendant la Fronde. Protestant mais fidèle au roi catholique, Hollandais par sa mère Elisabeth de Nassau, Turenne était un personnage singulier dans une France qui se relevait tout juste de l'horreur des guerres de Religion et dans l'Europe de la guerre de Trente Ans, le premier conflit global de l'histoire. Arnaud Blin s'appuie sur les travaux les plus récents pour apporter de nouveaux éclairages sur l'homme et pour cerner la psychologie complexe de Turenne, figure incontournable de cette époque.EN STOCKCOMMANDER26,90 € -

Spinoza et le spinozisme. 7e édition
Moreau Pierre-FrançoisSpinoza fut attaqué de toutes parts, mais ses positions marquèrent les controverses sur la Bible, le droit naturel et la liberté de conscience. On retrouve sa trace dans les Lumières, l'idéalisme allemand, le marxisme et la psychanalyse. L'Ethique et le Traité théologico-politique construisent une pensée de la Raison, refusant la finalité, la Providence et l'illusion du libre arbitre, une pensée de l'universalité des lois de la nature, de la singularité individuelle, de la liberté de philosopher. Chez Spinoza, rien n'est au-dessus de l'entendement humain ; l'étendue n'est pas moins divine que la pensée ; le bien et le mal sont relatifs ; l'homme n'est pas un empire dans un empire ; la fin de l'Etat est la liberté.EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Louis XIV
Petitfils Jean-ChristianCe livre est autre chose qu'une biographie classique. C'est tout le règne qu'il embrasse dans une vision générale de la société du Grand Siècle, renouvelant le sujet, mettant à mal bien des clichés et des vieilles lunes grâce à une documentation considérable, dont de nombreuses études étrangères peu accessibles, grâce tout autant à une analyse remarquable, originale, juste, du pouvoir, de ses serviteurs, de ses moyens d'action et de propagande, de sa grandeur, mais aussi de ses limites et de ses contradictions. Alliant la recherche, la vie, l'intelligence de la réflexion, la clarté, la qualité de l'expression et du style, Jean-Christian Petitfils a écrit un riche et grand Louis XIV, que l'Académie française a couronné de son Grand Prix de la biographie (histoire). Jean-Christian Petitfils, historien, docteur d'Etat, est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages dont sa biographie de Louis XVI (élue meilleure biographie de l'année 2005 par Lire/L'Exprress), Lauzun, Madame de Montespan, Fouquet.EN STOCKCOMMANDER15,00 € -

Le véritable d'Artagnan
Petitfils Jean-ChristianS'il n'eut sans doute que fort peu à voir avec le héros de Dumas, le véritable d'Artagnan se révèle, à la lecture des archives, un fascinant personnage. Charles de Batz Castelmore connut, grâce à sa seule valeur, une ascension sociale exceptionnelle au coeur du Grand Siècle. Autant qu'un habitué des camps et des sièges, le commandant de la compagnie des mousquetaires du roi est un personnage clef du système de pouvoir louis-quatorzien. Proche de Lionne, Le Tellier, Louvois, fréquentant Mme de Sévigné, d'Artagnan s'impose comme l'agent de confiance de Mazarin. Il est l'homme des missions délicates (l'arrestation de Fouquet, l'emprisonnement de Lauzun). Une mort glorieuse au siège de Maëstricht, en juin 1673, viendra clore la carrière de ce petit gentilhomme devenu grand seigneur... Cette biographie de Jean-Christian Petitfils, spécialiste du Grand Siècle et de l'Ancien Régime, est le fruit de multiples recherches d'archives comportant un grand nombre de documents inédits, elle a été couronnée par l'Académie française.EN STOCKCOMMANDER10,00 €

