En littérature, l'expression "Dorica Castra" provient d'un vers de Virgile (Enéide, chant 2) et signifie "les camps grecs". Elle est aussi une forme particulière de l'anadiplose qui se caractérise par un principe d'association de syllabes dans la littérature enfantine : la dernière d'un mot devient la première du mot suivant. Appliqué au domaine de la photographie, le "Dorica Castra" consiste en un montage d'images se prolongeant visuellement. L'ensemble présenté dans cet ouvrage a été réalisé à partir d'un fonds de cartes postales de l'entreprise LAPIE, constitué de vues aériennes de l'ensemble du territoire français dans les années 1950-1960. L'oeuvre est constituée de 405 cartes, réparties sur une surface de 2,2 x 5,6 mètres. Voici la règle qui a été établie pour cette version du jeu appliquée au fond LAPIE. But du jeu : Le "Dorica Castra" s'apparente à un puzzle dont il faut pouvoir assembler le plus grand nombre d'images possible, dans le but de réaliser une carte imaginaire. Chaque image-pièce doit contenir au moins un lien visuel fort avec celle se situant à côté. Ce lien établit alors la continuité d'une chaîne de montagnes, d'un littoral, d'une rivière, d'une route, ou de tout autre élément iconographique se prolongeant dans la carte postale voisine.
Nombre de pages
16
Date de parution
02/09/2017
Poids
532g
Largeur
330mm
Plus d'informations
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EAN
9782350464244
Titre
Dorica Castra
Auteur
Pernot Mathieu
Editeur
FILIGRANES
Largeur
330
Poids
532
Date de parution
20170902
Nombre de pages
16,00 €
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Ce livre publie pour la première fois le travail réalisé par Mathieu Pernot en Roumanie en 1998 dans le cadre d'une bourse de la Villa Médicis hors les murs. Ce voyage, qui constitue un épisode singulier dans le travail de l'auteur, révèle avec simplicité la force des lieux et la puissance des visages auxquels il a fait face. Ces photographies offrent un glissement silencieux sur la réalité des communautés tsiganes d'Europe de l'Est. Cet ouvrage est édité dans le cadre de l'exposition Survivances présentée à l'hôtel des Arts de Toulon qui propose un parcours inédit dans le travail que l'auteur à réalisé avec la minorité tsigane depuis une vingtaine d'années.
Un jeune photographe s'est lié d'amitié avec quelques familles tsiganes d'Arles ; il a tiré de cette expérience des portraits pleins d'émotion et de vérité.
J'espère que tu vas bien. Le temps est froid. Il a gelé blanc. Je t'envoie une carte où tu vois le bâtiment en face de chez nous. Il n'y a plus de grue comme tu vois mais de belles pelouses. Ce sont des jeunes gens qui habitent là. Où il y la croix c'était le nova service ; maintenant c'est une école maternelle provisoire. Claudine s'est coupé la langue en tombant à l'école la semaine dernière. Elle beaucoup saigné mais cela va bien maintenant. Toujours pas de nouvelles de Louis. Ils sont fainéants ! Le 11 novembre, nous avons été à Ranchères en voiture. Le gardien nous a conduits. Marie-paule est 9e sur 36. Elle travaille bien.
Résumé : Ayant appris l'existence du camp de Saliers, dans lequel étaient internés les tsiganes lors de la Deuxième guerre mondiale, Mathieu Pernot s'est appliqué à rendre un nom, une histoire et un visage à ceux qui y vécurent.
Jean Bizien débarque aux Etats-Unis en 1946. Très jeune homme. Il découvre le pays par une ville ? : New York. Une cité faite de centaines d'autres villes, de milliers de Villages d'Irlande, d'Italie, de Russie, de Chine, du Mali, d'Afrique du Sud, du Mexique, du Brésil... Des milliers de villages, des millions d'hommes, des milliers d'habitudes différentes, des milliers de fêtes, de langues, des centaines de couleurs de peau, des millions de démarches, une seule langue pour parler ensemble. Une seule ville pour vivre ensemble. New York est un miracle. Des millions d'hommes si différents se côtoient, vivent, commercent en paix. New York est un miracle sombre et joyeux. La paix et la justice humaine sont très relatives. Pour pouvoir vivre ensemble, inventons autre chose ?? Une ville haute et plus verticale. Et pourtant les humains photographiés par Jean Bizien sont des villageois dans une ville aux immeubles immenses.
En ouvrant en juin 1983 un travail d'une année à Saint-Jean-Brévelay et dans les communes environnantes du Morbihan, le photographe Guy Hersant répondait en voisin lorientais d'alors, à une commande de la BPI du Centre Pompidou à Paris. A cette l'époque, la campagne bretonne bruisse sous le vent d'une modernité qui déferle depuis les années soixante en remembrement, en mécanisation, en stabulations libres et en salles de traite, en ensilage de maïs, en bâtiments d'élevages qui s'affranchissent de la vieille architecture des fermes, en décohabitation des jeunes agriculteurs d'avec les anciens, en coopératives, en Politique agricole commune de ce qui était encore la Communauté économique européenne. La mission photographique avait pour but de témoigner de ce grand virage de la Bretagne agricole dont le Groupe d'études en sociologie rurale du CNRS- organisme partenaire du projet avec la BPI - avait déjà observé les amorces dans la commune à partir justement de ces années soixante.