Les vacances, on en parle et on y pense. Séjours que l'on imagine, souvenirs que l'on garde en soi, que l'on expose sous la forme de films et de photographies, tout nous rappelle le rapport privilégié que nous entretenons à ce temps fort de l'année. Idéal que l'on partage, les vacances fonctionnent aussi comme une norme. Norme temporelle par les rythmes qu'elle impose à la vie collective. Norme sociale ensuite, qui prescrit au vacancier d'afficher sa décontraction, sa sociabilité, son individualité, d'offrir des vacances à ses enfants... Norme culturelle, enfin, qui pose la nécessité de partir et nous enjoint de réussir nos vacances. On en comprend d'autant mieux les effets si l'on se place du côté des familles populaires qui, moins que les autres, partent en vacances. Or, si la sociologie a beaucoup exploré le quotidien des classes et des cultures populaires, elle a souvent négligé la signification et les fonctions sociales d'un temps dégagé des contraintes ordinaires. Pour ceux qui partent, les vacances portent à intégrer, périodiquement, les moeurs et coutumes des communautés éphémères de l'été. Ce livre propose une description des modèles et expériences de vacances des familles populaires : des Ritualistes, fidèles à leurs sites et amitiés de vacances, aux Aventuriers, avides de terra incognita, en passant par les Conquérants, figures emblématiques d'un premier départ. Il s'agit aussi de saisir l'envers des vacances, c'est-à-dire l'enjeu d'un temps de la vie domestique qui, pour les familles non parties, n'est plus tout à fait le quotidien sans être non plus celui des vacances. Epreuve supplémentaire pour les uns, temps intégré dans le continuum de la vie domestique pour les autres, le non-départ interroge sur ses effets dans les rapports de domination sociale et symbolique. Autrement dit, les "vacances sédentaires" sont-elles synonyme de manque et de privation ou, à l'inverse, un style d'occupation du temps distinctif des classes populaires (travail d'appoint, pratiques de bricolage, excursions en famille, petits "extras"...) ? Dès lors, la trêve des vacances ne représente-t-elle pas un lieu privilégié d'expression de l'altérité d'une culture populaire dégagée des modèles dominants ?
Nombre de pages
324
Date de parution
04/07/2000
Poids
565g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782868474971
Titre
Vacances populaires. Images, pratiques et mémoire
Auteur
Périer Pierre ; Gruel Louis
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
565
Date de parution
20000704
Nombre de pages
324,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Biographie de l'auteur Pierre Périer est sociologue, chercheur au CREAD et professeur de sciences de l'éducation à l'université Rennes 2. Il est notamment l'auteur de L'ordre scolaire négocié. Parents, élèves, professeurs dans les contextes difficiles (PUR, 2010) et La socialisation professionnelle des enseignants du secondaire. Parcours, expériences, épreuves (PUR, 2012, avec Pascal Guibert).
L'école et les quartiers populaires portent les signes d'une crise où d'anciens modèles d'intégration et formes sociales de relations se décomposent, que ce soit dans la famille ou dans l'univers de la classe. L'entrecroisement de ces processus fait émerger des contextes de scolarisation et de socialisation moins stables, moins prévisibles et plus conflictuels (en ZEP et ailleurs). Ils forment le périmètre d'analyse de cet ouvrage en donnant à voir, de façon condensée, les " scènes scolaires " où l'affaiblissement des normes et références communes ouvre des espaces d'interactions et des voies de négociation d'un nouvel ordre scolaire. La recherche d'équilibres ou d'accords toujours fragiles mobilise parents, élèves et professeurs, plus directement sollicités dans la négociation de leur rôle et de leur identité. L'engagement de soi représente alors une ressource et un risque pouvant déboucher sur des épreuves tant professionnelles que personnelles : celles, notamment, de parents ne parvenant pas à endosser le rôle attendu par l'école (ou leur enfant); celles d'élèves dont la scolarité chaotique nourrit le sentiment de relégation comme les attitudes de résistance; celles, encore, de professeurs débutants en proie au doute pour fonder une autorité en perte de légitimité. S'appuyant sur plusieurs enquêtes effectuées ces dernières années, ce livre privilégie les perspectives des différents acteurs envisagées séparément mais en vue de les insérer dans un modèle d'analyse de configuration où le sens se construit relationnellement, au croisement des logiques d'action et des expériences des uns et des autres, des uns avec les autres.
En l'espace d'un siècle d'école républicaine, le rapport des familles à l'école s'est profondément transformé. Le compromis historique de la première moitié du XXe siècle, celui d'un ordre scolaire accordé à un ordre social inégalitaire, maintenait les familles éloignées de l'école. Le mode scolaire de socialisation et de reproduction qui s'est progressivement imposé avec la massification secondaire a infléchi le processus d'acculturation en accentuant le rapport de dépendance des familles populaires à l'école. Le partenariat représente le mode de coopération que l'institution scolaire a inventé pour tenter de réguler la division du travail éducatif et la répartition des rôles entre les différents acteurs mobilisés. S'appuyant sur une cinquantaine d'entretiens réalisés auprès de parents de milieux populaires et issus de l'immigration, ce livra s'attache à montrer que les relations avec l'école ne se déroule pas nécessairement selon des règles, modalités et intérêts partagés. Les attentes peuvent diverger fortement, conforter les préjugés réciproques et engendrer un différend. Celui-ci conduit, dans ses expressions radicales, au procès des familles jugées " démissionnaires " d'un côté, à celui d'une école perçue comme injuste voir discriminante de l'autre. Or, les familles populaires aspirent à des études longues pour leurs enfants et se mobilisent afin qu'ils accèdent à une vie " normale ". Leur détermination est à la mesure de la difficulté à maîtriser un processus de solarisation et d'orientation opaque et complexe. On comprend dès lors, l'enjeu de la relation avec les enseignants et les acteurs éducatifs en général, et d'une réflexion ouvrant des pistes pour un nouveau compromis plus proche des intérêts populaires. Ainsi le différend pourrait-il, à la faveur d'une nouvelle entente, être surmonté.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.