Lorsqu'il meurt en 1928, à l'âge de 26 ans, Odilon-Jean Périer est encore un jeune homme. Toutefois, on peut et doit alors considérer qu'il est déjà l'auteur d'une oeuvre. De nationalité belge, originaire de bruxelles, Périer se lie très tôt avec Henri Michaux et surtout Franz Hellens qui a créé la revue d'avant-garde Le disque vert. C'est d'ailleurs l'éclosion foisonnante des revues en ce premier quart de siècle qui sera d'abord la vitrine de l'oeuvre de Périer entre 1919 et 1923, avant d'être reprise dans de petits recueils comme Combat de la neige et du poète, en 1920, ou Le promeneur, en 1927. L'heure étant alors également aux positions avant-gardistes, Odilon-Jean Périer ne manquera pas de côtoyer le milieu surréaliste bruxellois. Puis c'est aussi vers Paris et la NRF (notamment Jacques Rivière et Jean Paulhan) que se nouent rapidement quelques affinités fécondes. On a pu dire, non sans raison, que l'oeuvre de Périer était teintée d'esprit nouveau et faisait résonnance avec les oeuvres d'Apollinaire, de Segalen et de Cocteau, et qu'il était aussi le poète de la ville, au sens où Charles Baudelaire avait pu l'être à sa manière. Effectivement, il faut le reconnaître, dans cet étrange roman créé par Périer : Le passage des anges, à côté des trois anges qui défilent dans ces pages comme on traverse un rêve, la ville a ce statut de personnage . Trop souvent et malencontreusement considéré comme un roman de facture dadaiste ou surréaliste, Le passage des anges est un texte absolument déconcertant et définitivement inclassable, qui se joue des contraintes du genre et des codes. Surtout on y découvre avec bonheur une sorte de joie juvénile, un enthousiasme débordant, une simplicité chaleureuse et plus légère que l'air, un lyrisme volubile, qui font de ce jeune homme, Odilon-Jean Périer, de cet auteur à découvrir, un être à part. Comme le rappelait à juste titre André Guyaux : Périer est unique dans notre patrimoine littéraire, celui des littératures de langue française, il est unique dans l'histoire de la poésie française, il est singulier dans la littérature et la poésie belges.1> Le passage des anges, publié pour la première fois à la N.R.F, en 1926, a fait depuis l'objet de deux nouvelles publications, aux éditions Jacques Antoine, en 1979, puis aux éditions Finitude, en 2007. À noter également, aux éditions de la Différence, collection Orphée, 1989, le recueil de poèmes : Le promeneur, présentation de Michel Bulteau.> 1
Nombre de pages
89
Date de parution
19/10/2018
Poids
135g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9791094565353
Titre
Le passage des anges
Auteur
Périer Odilon-Jean
Editeur
WAKNINE
Largeur
154
Poids
135
Date de parution
20181019
Nombre de pages
89,00 €
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Je t'offre un verre d'eau glacée N'y touche pas distraitement " Toute la poésie d'Odilon-Jean Périer tient dans ces vers délicats, sobres et généreux. Entre modernisme et tradition, son ?uvre, publiée ici dans son intégralité, est portée par une unité de ton et l'exigence d'une poésie pure et authentique, attentive aux secrets de la vie qu'elle sonde au détour d'une parole vagabonde et promeneuse, essentiellement citadine.
Véritable ode à la ville, Le Citadin ou Éloge de Bruxelles pourrait être le prototype même du Bruxelles se conte. Publié par l'auteur dans sa maison d'Ixelles, c'est dans sa forme originelle que nous souhaitons reproduire ce long poème.
Et si un jour, dans une de nos grandes villes, trois beaux jeunes hommes, trois anges, apparaissaient pour apporter un peu de fantaisie dans la grisaille du temps... La tâche s'annonce difficile. Leur candeur, leur amour suffiront-ils face à la médiocrité des hommes? Pas si sûr... Le passage des anges, cet hymne à la liberté, à la jeunesse, à l'insouciance, a été publié pour la première fois en 1926 par un jeune poète de vingt-cinq ans qui devait mourir deux ans plus tard. "La vraie élégance ne saurait attirer l'attention du monde: de vrais anges se passent d'auréole. "
Dans ce livre, Jean-Marie Périer nous ouvre les portes de la gigantesque galerie que fut le début de sa carrière de photographe dans les années 1960-1970. Il emmène le lecteur à la rencontre des icones naissantes de cette période aussi bien en France qu'à l'international. Johnny Hallyday, Jacques Dutronc, Françoise Hardy ou encore les Beatles ou Marianne Faithfull se succèdent à travers les pages et s'offrent au lecteur à travers l'objectif de Jean-Marie Périer. Près de 400 photos (dont 150 inédites), noir et blanc ou couleur, grand ou petit format, retracent une époque immortalisée par l'un de ses plus grands photographes. Le livre alterne photos et, pour la première fois, de longs textes qui se complètent et plongent le lecteur au coeur des deux décennies. Jean-Marie Périer y évoque sa vision de cette génération qu'il a connue et côtoyée et livre des anecdotes intimes sur des personnalités qui ont marqué une époque et sont entrées dans la légende.Notes Biographiques : Photographe emblématique de la période « yéy?, Jean-Marie Périer fait ses premières armes en tant qu'assistant du photographe Daniel Filipacchi pour les magazines Marie-Claire, Paris Match, Télé 7 jours et Jazz magazine. Mais c'est la création de l'émission radio Salut les copains en octobre 1959 suivi de peu par celle du mensuel éponyme qui lance la carrière de Jean-Marie Périer. Les jeunes chanteurs des années 1960 se succèdent devant son objectif. Il réalise notamment la célèbre photo de groupe qui réunit 46 vedettes du mouvement « yéy?. Dans les années 1970, il tente l'aventure cinématographique et dirige notamment son ami Jacques Dutronc dans Antoine et Sébastien et Sale rêveur. Jean-Marie Périer part ensuite aux Etats-Unis pour réaliser de nombreux clips publicitaires devenus iconiques. Il revient en France au début des années 1990 et travaille pour le magazine Elle en photographiant des mannequins et des défilés de grands couturiers. Dans les années 2000, il publie de nombreux ouvrages dont Enfant gâté (Fixot, best-seller) dans lequel il revient sur sa filiation. Depuis le début des années 2000, ses photos sont exposées très régulièrement en France (récemment à l'arche de la Défense à Paris) et à l'étranger. Il vit désormais à Villeneuve-d'Aveyron mais sa valise et ses appareils photo sont toujours prêts pour l'aventure.
La reine fantasque, conte ; poésies diverses ; Sur les herbiers, lettre à Madame Delessert ; Sur les mousses, lettre à Monsieur de Malesherbes ; préface au Dictionnaire de musique ; Sur la musique militaire. De Jean-Jacques Rousseau, nous conservons comme une sorte de portrait figé et forgé par l'institution scolaire. Pourtant, ce portrait comprend de nombreux autres Rousseau, dont le présent ouvrage propose de découvrir quelques facettes, en révélant le fameux homme de lettres sous ses diverses plumes. un cd : Les pantouflettes (paroles et musique Jean-Jacques Rousseau)
« L'amour de l'Italie aura été une des plus fortes passions de ma vie d'artiste et de ma vie intérieure. » L'aveu est de taille. Lorsqu'il débarque en Sicile en 1921, le peintre Maurice Denis (1870-1943), pose le pied sur la terre italienne pour la huitième fois. Arrivé d'Afrique du Nord avec l'une de ses filles, il vient s'y consoler d'un grand deuil. Maurice Denis a profondément aimé ce pays. Carnets de voyage en Italie peut être regardé comme un récit pittoresque ? c'est bien le mot ? de ses passages dans diverses villes, mais aussi une leçon d'histoire de l'art à travers l'étude de grands maîtres de la peinture. Assurément, ces Carnets sont ceux d'un peintre qui sait, qui aime écrire, et la chose est rare.
Au sein de l'exceptionnelle bibliographie de Henri Focillon brille d'un éclat particulier un petit texte : Eloge de la main, qui figure toujours en appendice à la Vie des formes. Pourtant ce texte court, d'une profondeur et d'une intensité rares, peut être lu pour lui-même, en ce qu'il propose au lecteur une réflexion sensible autour de la main de l'homme, entendue comme outil pratique, artistique, voire spirituel, à même d'être élevé au statut d'une invention sans pareille, comparable à celles du feu et de la roue dans l'histoire de l'humanité.
Héritier du théâtre grec, le théâtre romain n'a fait usage du masque pour ses représentations qu'à partir du premier siècle avant notre ère. Qu'il s'agisse de tragédies (Accius ou Pacuvius) ou de comédies (Plaute ou Térence) l'usage du masque a d'abord été d'ordre technique, cet accessoire faisant alors office de porte-voix afin que tous les spectateurs puissent entendre la pièce. Un curieux personnage (Francesco de Ficoroni) (1664-1747) (homme de grande érudition, collectionneur, antiquaire et archéologue) a rassemblé dans un petit ouvrage des dizaines de ces masques appartenant à la tradition théâtrale romaine, grâce auxquels nous pouvons découvrir combien ces masques ont pu devenir, en eux-mêmes et par eux-mêmes, des objets d'art à part entière : un univers fascinant et somptueux, dont chacun désormais pourra faire l'expérience en parcourant ces pages.